Câblodistribution

Cogeco espère rapatrier d’ex-clients

Après avoir perdu plusieurs dizaines de milliers d’abonnés au profit de concurrents en raison d’une implantation difficile d’un nouveau système de gestion des clients, Cogeco espère les convaincre de rentrer au bercail.

Si la transition numérique qui s’est amorcée au sein de la filiale Cogeco Communications l’an dernier a été une « période difficile », elle est « complètement » terminée, a assuré hier le président et chef de la direction, Philippe Jetté.

Au cœur du virage de la filiale de l’entreprise de câblodistribution et de service internet, cette nouvelle plateforme a intégré 22 anciens systèmes.

« Personnellement, je crois que c’est l’élément clé que les clients recherchent », a expliqué M. Jetté, dans le cadre d’une conférence téléphonique. 

« Je m’attends à ce que certains des clients ayant opté pour d’autres solutions à court terme reviennent [chez nous] et nous sommes beaucoup mieux outillés pour ne plus les perdre. »

— Philippe Jetté, président et chef de la direction de Cogeco

Il commentait les résultats du deuxième trimestre, où l’entreprise a affiché une hausse de ses profits et revenus, ce qui a contribué à faire bondir le cours de son action et celle de sa filiale à la Bourse de Toronto.

Au cours des 18 derniers mois, la nouvelle plateforme a permis de réduire de 10 % le nombre d’appels liés à des problèmes techniques et de 15 % les réparations faites sur place, a-t-il ajouté.

Néanmoins, au deuxième trimestre terminé le 28 février dernier, Cogeco a perdu 6928 abonnés du côté de la câblodistribution et 5697 du côté de la téléphonie mobile. Un gain de 6008 clients a toutefois été enregistré du côté des services internet.

Par ailleurs, l’entreprise a vu son nombre de plaintes de consommateurs plus que quintupler d’après le plus récent rapport semestriel de la Commission des plaintes relatives aux services de télécom-télévision (CPRST).

Pour la période de six mois terminée le 31 janvier 2019, Cogeco a été visée par 790 plaintes, d’après le document de cet organisme mis sur pied par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes en 2007.

« La période couverte par ce rapport coïncide avec celle où nous avons éprouvé des ennuis, a concédé M. Jetté. Maintenant que cela est réglé, nous nous attendons à voir les chiffres revenir à ce qu’ils étaient auparavant. »

Quant au classement peu enviable du nombre de plaintes, Cogeco s’est classée au troisième rang, derrière Bell (3034) et Rogers (915).

Pour le trimestre terminé le 28 février, Cogeco a engrangé un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 25,7 millions de dollars, ou 1,57 $ par action diluée, en baisse d’environ 50 % par rapport à il y a un an, lorsque l’entreprise avait bénéficié des effets de la réforme fiscale aux États-Unis.

Ses revenus trimestriels ont progressé d’environ 10 %, à 608,6 millions.

Les résultats tenaient compte de dépenses de 3,8 millions liées à l’amélioration des services à large bande canadiens effectués par la filiale Cogeco Communications ainsi qu’à l’acquisition de 10 stations de radio par Cogeco Media.

« Les résultats de Cogeco ont été légèrement supérieurs aux attentes sur le plan financier, mais l’entreprise a raté la cible en ce qui a trait au nombre d’abonnés », a souligné l’analyste Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux, dans une note.

En février, Cogeco avait annoncé la vente de sa filiale spécialisée notamment dans l’exploitation de centres de données pour 720 millions. La clôture de la transaction est prévue au cours du trimestre actuel, qui se termine le 31 mai.

La société compte utiliser le produit de la vente pour rembourser sa dette et racheter des actions.

Hier, sur le parquet torontois, l’action de Cogeco a pris 6,64 $, ou 8,62 %, pour se négocier à 83,68 $.

Les marchés repartent à la hausse

La Bourse de New York a terminé en hausse hier, repartant de l’avant après la publication de statistiques mitigées sur l’inflation et d’un compte rendu sans surprise d’une réunion de la Réserve fédérale. L’indice Dow Jones s’est apprécié de 0,03 % et le NASDAQ, à forte coloration technologique, de 0,7 %.

Péladeau n’est pas le mieux payé chez Québecor 

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a vu son salaire global s’établir à 2,57 millions l’an dernier, soit un salaire de base de 1,3 million, une prime annuelle de 1,23 million et un régime de retraite dont la valeur est estimée à 43 200 $. C’est Manon Brouillette, qui a dirigé Vidéotron jusqu’au 31 décembre 2018, qui a été la mieux rémunérée l’an dernier, grâce à une paye totale, qui comptabilise le salaire de base, des primes et autres avantages, de 2,93 millions. Cette dernière est par ailleurs candidate à l’élection au conseil d’administration de la société.

— La Presse canadienne

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