Cinq choses à savoir sur les Flyers

1. Un véritable avantage de la glace

C’est vrai, la belle époque de la « grippe de Philadelphie » est un lointain souvenir, comme le Spectrum et le God Bless America chanté par Kate Smith avant les matchs pour porter chance, mais la glace des Flyers demeure inhospitalière pour les équipes adverses. Ainsi, le club en orange a une solide fiche de 15-3-4 à domicile depuis le début de la saison, et dans toute la LNH, avant les matchs de mercredi soir, seuls les Bruins de Boston avaient subi moins de défaites en temps réglementaire devant leurs partisans. Ce sont les bons résultats à la maison qui permettent aux Flyers de se maintenir dans la course aux séries éliminatoires, parce que sinon, quand le club d’Alain Vigneault sort de son domicile pour aller sur la route, c’est souvent plus difficile. Les Flyers ont subi la défaite contre le Lightning de Tampa Bay au Wells Fargo Center le 11 janvier, et avant cette date, leur dernière défaite à la maison remontait au 5 décembre, face aux Coyotes de l’Arizona.

2. La vie sans Carter Hart

Des blessés, il y en a partout dans la LNH, et pas seulement à Montréal. Ainsi, les Flyers ont reçu une mauvaise nouvelle mercredi, en apprenant qu’ils allaient devoir se passer du gardien Carter Hart pour une période allant de deux à trois semaines de jeu, en raison d’une élongation aux muscles abdominaux du côté droit. Hart, 21 ans, avait un dossier de 15-11-3, une moyenne de buts accordés de 2,61 et un taux d’efficacité de ,905, avant de tomber au combat, lui qui avait obtenu les trois derniers départs de son club avant le match de mercredi soir à St. Louis. En attendant son retour, les Flyers ont choisi de rappeler Alex Lyon du club-école des Phantoms de Lehigh Valley, dans la Ligue américaine. Brian Elliott est l’autre gardien des Flyers.

3. Ça ne va pas super bien pour Claude Giroux

Claude Giroux a été un attaquant de 102 points il n’y a pas si longtemps (lors de la saison 2017-2018, plus précisément), mais cette saison, il sera bien chanceux s’il réussit à obtenir la moitié de cette récolte. Ainsi, l’attaquant des Flyers, avant le match de mercredi soir, n’avait obtenu qu’un seul point à ses cinq matchs précédents, et à ce rythme, il aura du mal à franchir la barre des 60 points pour la saison. À la fin octobre, Alain Vigneault avait pointé du doigt Giroux (et aussi Jakub Voracek), et le joueur franco-ontarien avait répliqué avec un match de quatre points peu de temps après. Peut-être que Vigneault devrait faire la même chose plus souvent ?

4. Où est Nolan Patrick ?

Ce jeune homme de 21 ans avait été le deuxième choix au total du repêchage de 2017, juste derrière Nico Hischier. Les Flyers avaient choisi de miser sur lui malgré ses antécédents côté blessures, et on peut se demander s’ils le regrettent aujourd’hui. C’est que le jeune attaquant n’a toujours pas disputé un seul match cette saison, après avoir connu des saisons de 30 et 31 points en 2017-2018 et 2018-2019. Patrick est à l’écart du jeu en raison de migraines persistantes, une affection qui l’afflige depuis déjà longtemps. Plus tôt cette semaine, le directeur général des Flyers, Chuck Fletcher, a fait savoir qu’il s’attendait à ce que Patrick revienne au jeu cette saison, sans toutefois être plus précis. Cette lourde absence s’ajoute à une autre, celle de l’attaquant Oskar Lindblom, qui est aux prises avec une rare forme de cancer des os, le sarcome d’Ewing. Lindblom ne reviendra pas au jeu cette saison.

5. Une transaction ?

Les Flyers sont en pleine course aux séries, eux qui veulent y obtenir une place pour la troisième fois lors des six dernières saisons. En attendant, les fans demandent de l’aide par ici, mais les Flyers sont tellement coincés par le plafond salarial (à peine 754 000 $ de disponible, selon CapFriendly !) qu’il serait surprenant de voir le directeur général Chuck Fletcher s’activer d’ici à la date limite des transactions, à la fin du mois de février. Il faut aussi préciser que les blessures ont forcé les Flyers à accorder des auditions au poste de centre à une foule d’attaquants, dont Connor Bunnaman, Mikhail Vorobyev, German Rubtsov, Andy Andreoff, Michael Raffl et Morgan Frost, mais aucun de ces messieurs n’a pu offrir des performances concluantes.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.