Sport

Splitboard :  décupler son plaisir l’hiver

Quand les conditions de neige idéales sont au rendez-vous, survient souvent le même dilemme : partir pour une journée de planche à neige riche en adrénaline ou de ski de montagne au cœur de la forêt ? Inutile de se casser la tête ; le splitboard offre le meilleur des deux mondes en combinant dans un seul équipement un moyen d’ascension et de descente pour les mordus du hors-piste.

Un sport pour les aventuriers

Le splitboard, ou planche divisible, est une planche à neige qui se sépare en deux skis de montagne. Le planchiste peut ainsi gravir un sommet pour ensuite dévaler les pentes. Avant de commencer une ascension, il suffit de faire pivoter les fixations, d’installer des peaux de phoque et de sortir ses bâtons de randonnée. Si on est du genre aventurier, on tombera vite amoureux de ce sport qui permet d’explorer des zones peu fréquentées tout en offrant un contact privilégié avec la nature.

Un sentiment de liberté

C’est d’ailleurs la possibilité de sortir des sentiers battus qui a séduit Marie des neiges Magnan, photographe professionnelle et adepte de planche. « Quand tu fais du snowboard, tu t’attends à descendre parmi d’autres personnes. En splitboard, tu as la montagne pour toi. » Elle a découvert ce sport l’hiver dernier à l’occasion d’un séjour entre amis au Saguenay et dans Charlevoix. Elle a déjà hâte à la prochaine saison. « L’ascension représente un défi sportif. En même temps, c’est aussi une activité très contemplative. Tu as le temps d’admirer le paysage, de respirer l’air pur et de skier sous des arbres ensevelis sous la neige. C’est tout simplement magique ! »

À qui ça s’adresse ?

La pratique de ce sport s’adresse surtout à ceux qui possèdent déjà de bonnes aptitudes en planche à neige, surtout quand on considère qu’au Québec et en Nouvelle-Angleterre, plusieurs sites ouverts à la planche divisible présentent des dénivelés de 300 à 900 mètres. Quelques cours ou saisons derrière la cravate ne seront donc pas superflus si on souhaite apprécier pleinement l’activité et limiter les risques de blessure. Il ne faut pas non plus sous-estimer le défi que peut représenter l’ascension d’une montagne en dehors des pistes. Une bonne préparation physique est de mise.

Choisir son équipement

L’équipement de base du splitboard comprend la planche, les bâtons de randonnée, des peaux de phoque et une trousse de sécurité en cas d’avalanche. On choisira sa planche en fonction de son poids (avec vêtements) et de la pointure de ses bottes. Cette dernière déterminera la taille des fixations, qui a un effet significatif sur le contrôle de l’équipement pendant la descente. Une planche trop large rendra plus complexes les transitions entre virages tandis qu’une planche trop étroite va accroître les risques d’accrochage des orteils ou des talons avec la neige. D’autre part, un équipement complet pouvant coûter jusqu’à 1 500 dollars, la location est à considérer.

Des destinations à retenir

On peut pratiquer le splitboard dans la plupart des régions du Québec –  où l’on répertorie une trentaine de sites – ainsi que dans plusieurs stations de la Nouvelle-Angleterre se trouvant à moins de trois heures de Montréal. Parmi les incontournables, mentionnons le Mont-Édouard au Saguenay et le parc national de la Jacques-Cartier près de Québec. Enfin, la Haute-Gaspésie est sans doute la destination par excellence pour ce sport avec des lieux aux conditions d’enneigement exceptionnelles comme les monts Albert, Lyall et Hog’s Back. Le site spécialisé Zone.Ski tient une carte des destinations ouvertes au splitboard.

La sécurité avant tout

Avant de se lancer à l’assaut d’une montagne, il faut garder en tête que les risques d’avalanche sont bien réels et que 90 % des cas accidentels sont provoqués par les victimes elles-mêmes. Il est recommandé de suivre l’une des formations qu’offre le centre Avalanche Québec sur la sécurité en cas d’avalanche pour les amateurs de plein air. Ces formations permettent entre autres aux participants de reconnaître les terrains à risque, de comprendre la structure d’un manteau neigeux, d’effectuer un sauvetage de façon autonome et de bien planifier et mener une sortie en montagne.

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