ÉCHANGEUR SHERBROOKE

La facture de Montréal grimpe de 7 millions 

La facture de la Ville de Montréal pour le chantier de l’échangeur Sherbrooke a grimpé du tiers. La métropole devra verser 7 millions de plus que prévu en raison de l’ajout de pistes cyclables et de la découverte d’imprévus lors des travaux.

Le ministère des Transports et la Ville de Montréal se sont entendus en août 2015 pour se partager la facture dans la réfection de l’échangeur Sherbrooke et des voies de desserte de l’autoroute 25. À l’époque, le projet visant à revoir les accès au port de Montréal pour les camions devait coûter 61 millions (avant taxes). Mais à quelques mois de la fin des travaux, la facture sera plutôt de 70 millions.

Même si la Ville de Montréal ne devait couvrir que le quart du coût du projet, elle devra absorber les deux tiers de l’augmentation de la facture.

La hausse est en effet due en grande partie à des changements ou imprévus sur la portion municipale.

Des bandes cyclables ont été ajoutées et l’asphalte de certaines rues a été refait, deux éléments qui n’avaient pas été prévus au départ. « De plus, les conditions de chantier se sont avérées différentes des inventaires et plans de la Ville par endroits », peut-on lire dans un document soumis aux élus. Les quantités de sols à retirer ainsi que des aménagements dans le sol ont fait grimper la facture.

À la suite de plaintes des citoyens du secteur, le projet a aussi été revu pour mettre en place des mesures d’apaisement de la circulation et des plantations d’arbres.

Ainsi, la contribution de la Ville qui devait être de 17,5 millions passe à 23,5 millions. En ajoutant les taxes, la facture additionnelle pour Montréal sera ainsi de près de 7 millions.

Les travaux dans le secteur sont bien avancés, 92 % ayant été terminés. La fin du chantier est prévue au cours de l’été.

Revoir l’accès au port

Rappelons que ce chantier dans l’échangeur Sherbrooke a été mis de l’avant afin de revoir l’accès au port de Montréal. On veut ainsi réduire le nombre de déplacements de camions dans les rues municipales afin d’améliorer la sécurité et le confort des piétons et automobilistes ainsi que réduire les nuisances dues à la circulation.

Voilà, les riverains de l’autoroute 25 se plaignent toujours de forts désagréments. En fait, certains rapportent même une intensification des vibrations depuis l’hiver. Encore cette semaine, des citoyens de la rue Curatteau se sont présentés au conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve pour déplorer les désagréments depuis la reconfiguration du secteur.

Le ministère des Transports a récemment réasphalté une portion de l’autoroute 25 afin de réduire les vibrations dues aux nids-de-poule chez certains résidants. Des correctifs plus importants sont également prévus d’ici quelques années alors que des travaux majeurs à la dalle servant de fondation à l’autoroute seront effectués. Montréal prévoit de son côté refaire la surface d’une rue fortement utilisée par des camions.

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