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« Je ne peux pas, en tant que ministre de l’Intérieur, en tant qu’homme politique, dire à des parents qui se battent pour que leurs enfants sortent de l’addiction à la drogue que l’on va légaliser cette merde. Et je dis bien “cette merde”. »

— Le ministre Gérald Darmanin, au sujet de la légalisation du cannabis, qui fait l’objet d’un projet pilote à Reims. (AFP)

Brexit

Le texte controversé de Johnson franchit un premier obstacle

Le projet de Boris Johnson de revenir, en violation du droit international, sur certains engagements pris dans le cadre du Brexit a franchi lundi un premier obstacle au Parlement britannique malgré la fronde d’une partie du camp conservateur. Le projet de loi, aux dispositions controversées concernant l’Irlande du Nord, a été approuvé par 340 votes pour (263 contre), au terme d’une journée où la Chambre des communes a renoué avec les débats enflammés autour du Brexit, entré officiellement en vigueur le 31 janvier. La suite du cheminement parlementaire de ce projet s’annonce plus incertain avec notamment l’examen en début de semaine prochaine d’un amendement qui imposerait un verrou parlementaire avant tout changement relatif à l’accord de sortie de l’Union européenne. Il faudra aussi l’accord des Lords, qui composent la chambre haute du Parlement et disent craindre un coup porté à la crédibilité du Royaume-Uni sur la scène internationale. Venu en personne devant les députés défendre le texte, Boris Johnson l’a jugé « essentiel pour maintenir l’intégrité politique et économique du Royaume-Uni ». Il a accusé l’Union européenne d’utiliser les dispositions destinées à garantir la paix en Irlande du Nord comme un « levier » dans les négociations en cours et de menacer de créer « une frontière douanière dans notre propre pays ».

— Agence France-Presse

incendie du camp de moria

Le gouvernement grec montre du doigt des migrants

Le gouvernement grec a de nouveau accusé lundi des migrants d’avoir « brûlé » le camp de Moria, dans l’île de Lesbos, où des centaines d’exilés s’installaient dans un nouveau centre temporaire « sans douche ni matelas », selon des témoignages recueillis par l’AFP. « Le camp [de Moria] a été brûlé par des réfugiés et migrants qui voulaient exercer un chantage sur le gouvernement afin de pouvoir être transférés rapidement » de l’île vers le continent, a déclaré Stelios Petsas, porte-parole du gouvernement grec. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, le camp de Moria, le plus grand d’Europe, ouvert il y a cinq ans au pic de la crise migratoire, a été entièrement détruit par les flammes, laissant sans abri ses 12 000 occupants, qui y logeaient dans des conditions insalubres. Si l’enquête sur l’origine du sinistre est toujours en cours, à Lesbos, des milliers de demandeurs d’asile épuisés et affamés survivent sans toit ni protection. Beaucoup d’exilés, qui logeaient depuis des mois, voire des années, à Moria refusent de se rendre dans les nouvelles installations érigées à la hâte par les autorités, craignant de ne plus pouvoir quitter l’île une fois à l’intérieur. D’autres s’y présentent bon gré, mal gré, à quelques encâblures des ruines de Moria. Certaines familles, en pleurs ou abattues, faisaient la queue pour entrer dans le nouveau camp, sans qu’il soit possible de connaître le nombre exact de migrants à l’intérieur. Le président du Conseil européen, Charles Michel, rencontrera le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, mardi à Athènes pour évoquer notamment la situation de Lesbos.

— Agence France-Presse

COVID-19

L’Europe doit se préparer à un automne « plus dur »

L’Europe doit se préparer à un automne « plus dur » avec une hausse du nombre de morts de la COVID-19, a averti un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’heure où plusieurs pays imposent de nouvelles mesures ciblées pour contrer une deuxième vague de la pandémie qui a déjà fait près de 925 000 morts. Un nouveau record quotidien a été atteint dimanche selon l’OMS, avec presque 308 000 cas confirmés en 24 heures. « Cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée », a déclaré à l’AFP Hans Kluge, directeur de la section européenne de l’OMS. Le nombre de cas en Europe remonte nettement depuis plusieurs semaines, notamment en Espagne et en France. Mais pour l’heure, le nombre de morts quotidiens reste au niveau observé depuis début juin, autour de 400 à 500, selon l’OMS Europe, qui réunit lundi et mardi la cinquantaine d’États membres pour échanger sur la réponse à la pandémie. La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 924 968 morts (pour plus de 29 061 830 cas) dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie, fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP lundi.

— Agence France-Presse

Empoisonné au Novitchok

L'état de santé de Navalny s’améliore

L’état de santé d’Alexeï Navalny, empoisonné au Novitchok, continue de s’améliorer et l’opposant russe peut désormais se lever de son lit, a annoncé lundi l’hôpital berlinois où il est soigné.

L’opposant numéro un au Kremlin, victime d’un empoisonnement le 20 août en Sibérie, selon son entourage, pourra bientôt se passer complètement de « ventilation artificielle », a ajouté l’hôpital de la Charité, qui n’évoque plus d’éventuelles séquelles à long terme.

La pression s’est au même moment accrue sur la Russie, sommée de donner des explications, après la confirmation par des laboratoires de l’emploi d’un agent neurotoxique de type Novitchok.

Le gouvernement allemand a réitéré « l’appel adressé à la Russie à apporter des éclaircissements sur ce qu’il s’est passé », a prévenu le porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel, Steffen Seibert.

Arme chimique

Berlin n’a toutefois pas explicitement évoqué l’ultimatum lancé le 6 septembre à la Russie pour obtenir des explications.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a de son côté renoncé à une visite en Allemagne prévue mardi, expliquant, selon ses services, que son homologue allemand, Heiko Maas, avait ramené à seulement une heure et demie leur rencontre bilatérale et annulé sa participation à un évènement organisé dans le cadre de l’année russo-allemande.

Emmanuel Macron s’est quant à lui entretenu lundi matin avec Vladimir Poutine et lui a demandé que « toute la lumière soit faite, sans délai », sur la « tentative d’assassinat » de l’opposant.

« Une clarification est nécessaire de la part de la Russie dans le cadre d’une enquête crédible et transparente », a dit le président français à son homologue russe, qui a en retour dénoncé des accusations « non étayées » et ne reposant « sur rien ».

Un laboratoire militaire allemand avait déjà conclu le 3 septembre à l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, âgé de 44 ans, par le Novitchok, ce que Moscou conteste.

Pour étayer la thèse de l’usage de ce puissant agent neurotoxique, le gouvernement allemand a donc « demandé à d’autres partenaires européens, à savoir la France et la Suède, de vérifier de manière indépendante les preuves allemandes », a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

L’utilisation du Novitchok « constitue une grave violation de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques », signée en 1993, a rappelé lundi le porte-parole du gouvernement allemand.

— Agence France-Presse

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