Une programmation riche en mots et en émotions

Célébrant l’amour des mots et l’amour tout court, la programmation d’automne du Théâtre Denise-Pelletier donne vie aux grands écrits. Ici, les mots de Rabelais, de Tremblay, de Pauline Julien et Gérald Godin, de Clara Prévost, dont c’est le premier texte, et des auteurs Marc-André Brunet et Emily Pearlman font tantôt rire, tantôt réfléchir, et même parfois rêver lorsqu’ils se glissent dans l’oreille des spectateurs pour frapper l’imaginaire, alimenter les débats et provoquer les rapprochements. La saison des chaleurs tire à sa fin. Celle du théâtre ne fait que commencer.

« Cette saison a comme toujours l’art comme raison d’être, la scène comme espace de fiction… et le citoyen comme inspiration. »

 – Claude Poissant, directeur artistique

À la Salle Denise-Pelletier

Prouesses et épouvantables digestions du redouté Pantagruel,

d’après l’œuvre de François Rabelais

Humaniste de la Renaissance et grand défenseur de l’éducation, François Rabelais, incarné pour l’occasion à travers la voix de Dany Laferrière, croyait qu’il faille réformer la manière d’ingérer toute substance, même intellectuelle. S’inspirant d’une œuvre colossale, l’auteur Gabriel Plante (Histoire populaire et sensationnelle, Prix Gratien-Gélinas 2016) raconte par sa plume la guerre intestine se déroulant dans le ventre du géant Pantagruel. Une mise en scène truculente, presque inconvenante, signée Philippe Cyr (J’aime Hydro, Le brasier), réunissant irrévérence et hilarité.

« Ce qui me ferait plaisir, c’est qu’à travers les choix qu’on fait pour monter cette pièce, on réussisse à transmettre la liberté que Rabelais propose par le biais de son imaginaire. » – Philippe Cyr, metteur en scène

Du 26 septembre au 20 octobre

Bonjour, là, bonjour,

de Michel Tremblay

Un peu moins de 10 ans après Les Belles-sœurs, Michel Tremblay signe cette tragédie chorale à l’humour acéré. Serge, 30 ans, seul garçon parmi cinq enfants, tente de s’affranchir de l’ordre établi, de l’amour étouffant et contrôlant de ses sœurs et de ses tantes, pour laisser libre cours à son amour inavouable à la famille. Campés dans le Québec des années 70, ces 31 brefs tableaux esquissent de l’un à l’autre un chemin de la réprobation à la tolérance. Sous la direction de Claude Poissant, qui s’offre son premier rendez-vous avec Tremblay.

Du 7 novembre au 5 décembre

À la Salle Fred-Barry

Je cherche une maison qui vous ressemble,

de Marie-Christine Lê-Huu

Cette œuvre à la mémoire de Pauline Julien et Gérald Godin explore les univers identitaire et politique, la chanson et l’engagement. Deux comédiens créent un dialogue à quatre, entre hier et demain.

Jusqu’au 29 septembre

La Place Rouge,

de Clara Prévost

Réunies après des années de silence par le décès de leur mère, Elena et Sonia lui préparent un hommage posthume. L’arrivée d’un réfugié amorce une profonde réflexion sur les conflits de notre société et le regard sur les autres.

Du 9 au 27 octobre

La Convivialité,

d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron

À la fois conférence et spectacle, La Convivialité remet en question l’orthographe et la langue française et est porté par deux acteurs-professeurs. Bien ancrée dans l’actualité, cette œuvre a donné le coup d’envoi au débat pour simplifier l’orthographe en Wallonie-Bruxelles et dans la francophonie. Avec son humour joyeux et subversif, ce numéro belge joue avec les mots en combinant ingéniosité, éducation et art.

Du 30 octobre au 10 novembre 10 SOIRS SEULEMENT

Temps zéro,

de Marc-André Brunet

Daniel, cégépien au cœur brisé, laisse tout derrière lui et s’enfonce dans une spirale autodestructrice, jusqu’à ce que son chemin croise celui d’Annie, anarchiste délurée. Road movie théâtral, ce récit flirte entre transgression et émancipation.

Du 13 novembre au 1er décembre

Avant l’archipel,

d’Emily Pearlman

Lenaïque la Magnifique pleure pour abreuver ses fruits-dragons. Séduite par Brévalaire Spectaculaire, Lenaïque et son pays des je-me-souviens ne seront plus jamais comme avant. Entre comédie, chanson et improvisation, ce conte merveilleux pour toute la famille déconstruit la mythologie des premiers amours dans un univers féerique. Lauréat du Coup de foudre Réseau Ontario.

Du 4 au 19 décembre

À l’aube de 2019, montées pour la première fois à Montréal, ces deux adaptations théâtrales de chefs-d’œuvre cinématographiques verront le jour. Après avoir marqué plusieurs générations de cinéphiles, Fanny et Alexandre de Bergman et La Société des poètes disparus de Schulman auront l’occasion de séduire les amoureux de la scène. Ça promet !

Plus d’une raison pour s’abonner

Les forfaits et abonnements offrent des économies substantielles et les meilleurs sièges, et vous donnent la liberté de changer de date en cours de saison.

Entre autres,

Premier regard à la Salle Fred-Barry

« 2 pour 1 » à 36 $

Abonnement 4 spectacles

à partir de 96 $/personne

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