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Un festival de la balado à Gatineau

La radio numérique et la baladodiffusion ont désormais leur festival à Gatineau. Baptisé Transistor, cet évènement de quatre jours réunit pas moins de 60 artisans dans le Vieux-Hull jusqu’à demain.

Outre la présence de Mike Ward, qui y enregistrera son balado Sous écoute demain après-midi, les organisateurs du festival Transistor ont misé sur une programmation paritaire et diversifiée. « La beauté du podcast, c’est qu’il y en a sur tous les sujets. On veut offrir plein de choses pour que les gens puissent faire leur choix. […] On ne cherche pas à conquérir tout le monde, mais on s’ouvre progressivement aux différents publics », souligne Steven Boivin, directeur général du festival.

Le festival se voulant paritaire, la moitié des artisans qui participent à la deuxième édition de l’événement sont des femmes. « Ce sont des réalisatrices, des conceptrices, des animatrices. C’était important pour nous d’avoir des femmes », précise Steven Boivin. La journée d’hier mettait d’ailleurs les femmes à l’honneur.

Le retour de la lutte

Pour cette deuxième édition, le festival ramène, le temps d’une soirée, de la lutte dans le Vieux-Hull. Les amateurs du genre pourront se retrouver ce soir dans le cadre du gala La grande querelle avec les podcasts La descente du coude, Le petit paquet et C’est juste de la lutte. Une vingtaine de lutteurs s’affronteront sous le chapiteau du festival, dont la légende Tommy Dreamer. 

« C’est quelque chose qui est vraiment populaire en ce moment. Et pour nous, il y a un aspect nostalgique puisque, avant, il y avait les grands galas de lutte au centre Robert-Guertin. » 

— Steven Boivin, directeur général du festival

Des enregistrements d’émissions auront lieu tout au long de la journée d’aujourd’hui, dont celle des Mystérieux étonnants – « un des pionniers de la baladodiffusion » – et Si j’ai bien compris, avec Louis T., Eugénie Lépine-Blondeau et Kéven Breton.

Le festival se clôturera demain avec l’enregistrement, entre autres, du balado de l’humoriste Alexandre Bisaillon, Répète pas ça.

Producteur de contenu

Le festival Transistor n’est pas qu’une initiative ponctuelle ; les artisans qui œuvrent derrière cet événement s’investissent toute l’année pour développer des projets.

« On ne se positionne pas comme un diffuseur, mais comme un producteur de contenu. On veut faire connaître la balado. » 

— Steven Boivin

Transistor Média a d’ailleurs dévoilé récemment deux séries originales qu’il produit. Le cabaret des variétés littéraires a été enregistré à l’occasion du Salon du livre de l’Outaouais, en mars dernier. « C’est une rencontre avec des auteurs, dont Simon Boulerice, Robert Lalonde, Majolaine Beauchamp », explique Steven Boivin. F# souligne pour sa part le travail des femmes dans le domaine de la musique, autant des artistes que des techniciennes ou des gérantes.

Les organisateurs du festival gatinois veulent également se doter d’un studio de radio mobile – le Transistruck – afin d’animer les rues du centre-ville de Gatineau cet été. Leur camion sillonnera ensuite l’Outaouais pour réaliser des projets de radio numérique.

L’organisme Transistor Média a lancé mardi dernier une campagne de sociofinancement pour l’aider à convertir son camion en studio. Pour parvenir à ses fins, l’équipe de Transistor, qui a investi 25 000 $ dans son camion, espère récolter 5000 $ via la plateforme Indiegogo. Elle s’est donné un mois pour y parvenir.

— Avec Yves Bergeras, Le Droit

Le festival Transistor se tient dans le Vieux-Hull jusqu’à demain.

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