Musique

Mélomanie

Au-delà des formes dérivées de la chanson, l’écoute passionnée de la musique implique aujourd’hui un très vaste corpus : musique classique, musique contemporaine, opéra, musiques électroacoustique ou électronique, jazz, et plus encore. Survol de l’actualité dans ces domaines.

ROMANTIQUE, POSTROMANTIQUE

Alain Lefèvre et l’OSM jouent Tchaïkovski

L’OSM amorce 2019 de concert avec le pianiste québécois Alain Lefèvre, cette fois sous la direction d’un maestro qui devrait susciter un intérêt certain auprès des mélomanes. Nikolaj Szeps-Znaider, 43 ans, chef d’orchestre et superbe violoniste israélo-danois, de surcroît nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, dirigera l’OSM pour le programme qui suit : d’Hector Berlioz, l’OSM exécutera l’Ouverture de Béatrice et Bénédict ; de Tchaïkovski, Alain Lefèvre, jouera l’incontournable Concerto pour piano no 1 en si bémol mineur, op. 23, dont le thème d’introduction est gravé profondément dans l’imaginaire collectif ; de Richard Strauss, on aura droit à Der Rosenkavalier (Le chevalier à la rose), Suite, op. 59 ; de Johann Strauss II, l’OSM interprétera l’Ouverture de Die Fledermaus (La chauve-souris), conclusion de ce programme.

À la Maison symphonique, samedi, 20 h et dimanche, 14 h 30

MODERNE, POSTROMANTIQUE

Trois soirées avec le pianiste Louis Lortie

En musique classique, cette série de concerts du grand pianiste Louis Lortie, soit trois programmes distincts en autant de soirs à la salle Bourgie, constitue l’événement par excellence de janvier 2019. Le concert du mardi 22 sera consacré à la musique de chambre de Gabriel Fauré (1845-1924). Du compositeur impressionniste, le virtuose québécois jouera la Ballade pour piano seul, op. 19 ; la Suite Dolly, pour piano à quatre mains, exécutée avec Nathanaël Gouin ; la Sonate no 1 pour violon et piano en la majeur, op. 13 ; le Quatuor no 1 pour piano et cordes en do mineur, op. 15. Pour cette dernière œuvre, Lortie sera entouré du violoniste Kerson Leong, de l’altiste Hélène Desaint et de la violoncelliste Astrig Siranossian. Prévu le mercredi 22, le deuxième programme est aussi consacré à Fauré, pour piano seul et aussi pour petit ensemble : deux Nocturnes, Thème et Variations, op. 73, Suite de Pelléas et Mélisande (arrangée pour le piano par Louis Lortie), sans compter le Quatuor no 2 pour piano et cordes en sol mineur, op. 45. Le jeudi 23, le troisième et dernier programme mettra en relief le très prisé duo de pianistes que forment Louis Lortie et Hélène Mercier. Au programme, des œuvres écrites au tournant de la modernité : la Suite no 1 Fantaisie-tableaux et Danses symphoniques, op. 45, de Sergueï Rachmaninov, la Suite no 1 en fa majeur, op. 15 d’Anton Arenski, La mer pour deux pianos, de Claude Debussy.

À la salle Bourgie, les mardi 22 janvier, mercredi 23 janvier et jeudi 24 janvier, 19 h 30

POSTROMANTIQUE, IMPRESSIONNISTE, MODERNE

La Quatrième Symphonie de Mahler à l’OSM

À la mi-janvier, le chef américain David Robertson dirigera l’OSM dans l’exécution de la Quatrième Symphonie de Gustav Mahler, œuvre en quatre mouvements d’une durée de près d’une heure, écrite entre 1899 et 1900. En remplacement de Karina Gauvin (pour cause de maladie), l’excellente soprano québécoise Hélène Guilmette chantera dans le dernier mouvement de la symphonie mahlérienne, soit La vie céleste. Également au programme des deux premières représentations, sera jouée la version symphonique de la suite Ma mère l’Oye de Maurice Ravel. L’adaptation de Ma mère l’Oye pour le ballet de Jeanne Hugard sera jouée à la troisième représentation. Par ailleurs, le Concerto pour piano no 3 en do majeur, op. 26, de Prokofiev, sera exécuté mercredi par le jeune pianiste Carter Johnson, lauréat du Grand Prix au Concours OSM Manuvie 2018. Nous pourrons du coup observer la direction de David Robertson, 60 ans, chef permanent des orchestres symphoniques de St. Louis et de Sydney.

À la Maison symphonique, le mercredi 16 janvier, 20 h, et le jeudi 17 janvier, 10 h 30 et 20 h

BAROQUE

Les visages d’Henry Purcell

Proposée conjointement par Arion Orchestre Baroque et le Studio de musique ancienne de Montréal (SMAM) sous la direction du chef de chœur Andrew McAnerney, cette série de quatre concerts en autant de jours est consacrée au plus grand compositeur anglais de l’époque baroque, Henry Purcell (1659-1695). Au programme, des hymnes : Anthem Thou Knowest, Lord, The Secrets of Our Hearts pour chœur à quatre voix, Z. 58c ; Anthem Hear my Prayer, O Lord pour chœur à huit voix, Z. 15 ; Anthem Jehova, quam multi sunt hostes mei pour solistes, chœur à cinq voix et basse continue, Z. 135 ; Anthem Rejoice in the Lord Alway pour solistes, chœur à quatre voix, cordes et basse continue, Z. 49, « The Bell Anthem » ; Anthem O Sing Unto the Lord pour solistes, chœur à quatre voix, cordes et basse continue, Z. 44. Aussi au menu, des ouvertures : Ouverture et suite pour la pièce Abdelazer, or The Moor’s Revenge pour cordes et basse continue, Z. 570. Également prévue, la Chaconne pour cordes et basse continue en sol mineur, Z. 730, ainsi que l’Ode pour la fête de sainte Cécile Welcome to All the Pleasures pour solistes, chœur à quatre voix, cordes et basse continue, Z. 339. Enfin, une causerie donnera lieu à un échange nourrissant entre le public et Andrew McAnerney, directeur artistique du SMAM, qui sera aux côtés de Claire Guimond, directrice artistique d’Arion.

À la salle Bougie, jeudi, 19 h, vendredi, 20 h, samedi, 16 h et dimanche, 14 h

ROMANTIQUE

Carte blanche au clarinettiste Martin Carpentier

Un concert Carte blanche s’offre au clarinettiste de l’ensemble Pentaèdre. Pour mener à bien ce mandat, Martin Carpentier met de l’avant un programme de musique romantique allemande (évidemment) consacrée à la clarinette : de Johannes Brahms, le Trio en la mineur pour clarinette, violoncelle et piano, op. 114 ; de Carl Frühling, le Trio en la mineur pour clarinette, violoncelle et piano, op. 40 ; de Robert Schumann, Fantasiestücke pour violoncelle et piano, op. 73, ainsi que trois Romances pour clarinette et piano, op. 94. La pianiste Constance Joanis et le violoncelliste Marc-André Riberdy ont été conviés à ces exécutions aux côtés de Martin Carpentier.

À la salle de concert du Conservatoire de musique de Montréal, le vendredi 18 janvier, 19 h 30

ROMANTIQUE, POSTROMANTIQUE

Stéphane Tétreault renoue avec le MCO

Le violoncelliste vedette Stéphane Tétreault avait à peine 12 ans lorsqu’il a joué pour la première fois avec l’Orchestre de chambre McGill (MCO), institution montréalaise fondée en 1939 par feu le violoniste, compositeur et chef d’orchestre Alexander Brott (1915-2015). Aujourd’hui âgé de 25 ans, le virtuose québécois renoue avec le MCO avec l’exécution de Brott’s Arabesque, une composition d’Alexander Brott écrite à l’origine pour violoncelle et piano, puis adaptée pour violoncelle et orchestre de chambre. Tétreault s’exécutera également sur les Variations sur un thème Rococo op. 33, de Piotr Ilitch Tchaïkovski. L’orchestre de chambre exécutera aussi la Sérénade pour orchestre à cordes op. 48, aussi du compositeur russe, sans compter les Variations sur un thème de Tchaïkovski selon Anton Arenski.

À la salle Bourgie, samedi 19 janvier, 19 h 30

MODERNE

Musiciens de l’OSM – L’Amérique sous influence

Trois des quatre compositeurs américains mis en relief dans cet excellent programme sont issus de l’immigration : le père de George Gershwin, Moïse Gershowitz, était juif russe ; le grand-père de Walter Piston, Antonio Pistone, était italien ; le père d’Aaron Copland, Harris Kaplan, était lituanien. Comme le peintre et sculpteur visionnaire Alexander Calder et leur éminent collègue Samuel Barber, ces fils d’immigrants s’étaient inspirés de la culture européenne et en avaient nourri leur américanité. Ainsi, Ariane Lajoie, violon, Marie Lacasse, violon, Sofia Gentile, alto, Sylvain Murray, violoncelle, tous membres de l’OSM, interpréteront Lullaby, pour quatuor à cordes, de George Gershwin, le Quatuor à cordes no 3, de Walter Piston, Two Pieces, pour quatuor à cordes, d’Aaron Copland, et le Quatuor à cordes en si mineur, op. 11, de Samuel Barber.

À la salle Bourgie, vendredi 18 janvier, 18 h 30, concert présenté dans le contexte de l’exposition du MBAM Alexander Calder : un inventeur radical

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