150 000

Nombre de migrants accueillis cette année par le Yémen, malgré la guerre qui y sévit, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le Yémen demeure une étape majeure sur la route des migrants d’Afrique qui tentent de gagner les riches pays du Golfe. (Agence France-Presse)

Brexit

Secouée par la houle, May défend toujours son accord

Theresa May, affaiblie par plusieurs revers, a défendu bec et ongles le bien-fondé de son accord sur le Brexit hier devant le Parlement en ouvrant cinq jours de débats qui se solderont par un vote sur le texte. Signe de l’extrême faiblesse de la première ministre britannique, son gouvernement a perdu hier un vote clé sur le Brexit. Les députés ont estimé, à 311 voix contre 293, que le gouvernement avait commis un « outrage au Parlement » en refusant de publier l’intégralité d’un avis juridique sur l’accord de Brexit, âprement négocié durant 17 mois avec Bruxelles. Face à ce nouveau coup dur, le gouvernement conservateur a immédiatement promis de publier « l’avis final et complet » rédigé par le procureur général, membre du gouvernement chargé de le conseiller juridiquement, « demain » (aujourd’hui). — Agence France-Presse

Environnement

L’ONU veut intensifier la lutte contre le plastique

La présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, l’Équatorienne María Fernanda Espinosa, a annoncé hier sa volonté d’intensifier la lutte mondiale contre la pollution des plastiques qui contaminent la planète entière. « Quatre-vingts pour cent des plastiques finissent dans les océans. Soit entre 8 et 12 millions de tonnes » chaque année, a déclaré la présidente. « D’ici 2050, il y aura plus de plastique dans les mers que de poissons », a-t-elle mis en garde. « Des microplastiques sont désormais trouvés dans le sel et dans l’eau » et à cause de cela, « chaque personne sur la planète est présumée avoir du plastique dans son corps », a précisé María Fernanda Espinosa. — Agence France-Presse

Nicaragua

Les attaques du pouvoir contre « la liberté d'expression » dénoncées

Journalistes et médias de l’opposition au Nicaragua dénoncent les arrestations, le harcèlement et les menaces du pouvoir qui se fait de plus en plus pressant pour « réduire la liberté d’expression », selon eux. Le gouvernement s’en est pris aux médias indépendants dès le début des manifestations contre le président Daniel Ortega, le 18 avril dernier. Cependant, les attaques se font plus vives avec des agressions, des menaces et du harcèlement policier, laisse entendre l'opposition. La présidente du Centre nicaraguayen des droits de l’homme, Vilma Núñez, a annoncé hier qu’elle dénoncerait à Washington, auprès de M. Edizon Lanza, rapporteur pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, « l’agression que subissent actuellement les médias indépendants » du Nicaragua. — Agence France-Presse

climat cop24

Le charbon doit rester sous terre, insistent des ONG

Des ONG représentant des citoyens du monde entier ont insisté hier pour que le charbon reste sous terre, à l’occasion de la 24e conférence mondiale sur le climat présidée par la Pologne, qui refuse de voir « assassiner » son industrie minière.

Quelque 200 pays sont réunis depuis dimanche à Katowice, où ils doivent finaliser d’ici à la mi-décembre les règles d’application de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à 2 °C, idéalement 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle.

Selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il faudrait, pour rester sous la limite de + 1,5 °C, réduire les émissions mondiales de CO2 de près de 50 % d’ici à 2030 par rapport à 2010.

« L’urgence de la crise climatique est plus que réelle sur le terrain parce que nos peuples souffrent des impacts des événements météo extrêmes », a déclaré Lidy Nacpil, co-coordinatrice de l’ONG Asia People’s Movement on Debt and Development.

« Les récoltes vont être détruites non seulement par les pluies et les inondations, mais aussi par la sécheresse. Malgré tout, les actions des gouvernements ne reflètent pas cette urgence », a-t-elle déploré.

Une pétition, baptisée « Demande des peuples pour la justice climatique », a pour l’instant recueilli près de 300 000 signatures dans 120 pays.

Elle demande aux pays les plus riches, également les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, d’aider les plus pauvres à faire face aux changements climatiques, comme ils l’ont promis, mais plaide aussi pour que les économies développées atteignent 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030.

« Gardez les énergies fossiles sous terre », écrivent-ils. Lundi, l’ancien acteur Arnold Schwarzenegger, invité surprise du sommet, avait décrit ces énergies comme « le mal absolu ».

Un message que l’hôte de la COP24 n’est pas prêt à entendre. « Tant que j’occupe en Pologne la fonction de président, je ne permettrai pas qu’on assassine l’industrie minière polonaise », a déclaré hier le président polonais, Andrzej Duda, devant des mineurs célébrant leur fête traditionnelle de la Sainte-Barbe à Brzeszcze.

— Agence France-Presse

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