Grèce

« Nous ne pouvons pas gérer tant de personnes quand elles arrivent toutes en même temps. »

— Le ministre de la Protection du citoyen de Grèce, Michális Chrysochoïdis, qui a indiqué que son pays était débordé par les demandes d’asile, alors que 68 000 sont actuellement en attente et que la situation se dégrade dans les camps de migrants, surpeuplés. (AFP)

Jordanie

Quatre touristes blessés dans une attaque au couteau

Huit personnes, parmi lesquelles quatre touristes, ont été blessées mercredi dans une attaque au couteau à Jerash, célèbre site archéologique du nord de la Jordanie, où l’assaillant a été arrêté. « Le bilan de l’attaque est de huit blessés, dont quatre Jordaniens et quatre touristes, trois Mexicains et une Suisse », a indiqué le ministre de la Santé de la Jordanie, Saad Jaber. « Un guide touristique jordanien et un officier de la Sûreté générale » ont été blessés alors qu’ils tentaient d’arrêter l’assaillant, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la Sûreté générale, Amer Sartaoui. L’« assaillant a été immédiatement arrêté », selon un communiqué de la Sûreté générale. Aucune précision n’a été donnée sur son identité. Le mobile de cette attaque, qui a eu lieu sur le site romain de Jerash, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Amman, demeure inconnu.

— Agence France-Presse

Hong Kong

Agression contre un homme politique pro-Pékin

Un homme politique hongkongais pro-Pékin a été blessé mercredi matin lors d’une attaque au couteau au moment où les actes violents se multiplient dans l’ex-colonie britannique qui connaît depuis cinq mois une crise politique sans précédent. Cette agression a eu lieu le jour où la cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, affirmait depuis Pékin sa détermination « à mettre fin à la violence et à enrayer le chaos » dans l’ex-colonie britannique. Mme Lam a condamné l’attaque contre le politicien hongkongais, estimant que, quelles que soient les opinions politiques, « toute action violente ne saurait être tolérée par une société civilisée ». Le territoire semi-autonome connaît depuis début juin des manifestations quasi quotidiennes, et de plus en plus violentes, pour dénoncer l’ingérence jugée grandissante de Pékin et exiger des réformes démocratiques. Pékin et Mme Lam refusant de répondre favorablement à ces revendications, la violence au sein des deux camps ne cesse d’enfler.

— Agence France-Presse

Niger

Aide de l’ONU à 40 000 réfugiés du Nigeria

L’ONU a annoncé mercredi avoir débloqué 8 millions US pour venir en aide à plus de 40 000 réfugiés ayant fui les violences au Nigeria pour s’installer au Niger voisin. L’argent alloué par le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies doit assurer aux 41 000 réfugiés installés dans la région de Maradi « une assistance d’urgence » en sécurité alimentaire, en nutrition, en eau, en hygiène et assainissement, en abris, précise l’ONU dans un communiqué. Les réfugiés nigérians se sont installés depuis mai 2019 dans trois villes de Maradi, « occasionnant d’importants besoins », y compris pour les populations locales, selon le communiqué. Ces réfugiés sont issus des États de Sokoto, de Katsina et de Zamfara au Nigeria, qui sont des théâtres d’exactions de bandes armées, dont le groupe djihadiste Boko Haram. Dès 2018, Niamey avait renforcé la surveillance de frontière avec le Nigeria pour faire face aux violences qui touchent également la région de Maradi.

— Agence France-Presse

Brésil

Le projet de loi sur les armes de Bolsonaro édulcoré par les députés

La Chambre des députés du Brésil a approuvé tard mardi une version très édulcorée du projet de loi visant à étendre la détention et le port d’armes défendu par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Dans le texte approuvé, qui va être soumis au Sénat pour être adopté définitivement, la libéralisation de la détention et le port d’armes à feu ne concernent que les chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs. À l’origine, il concernait de nombreuses autres catégories professionnelles, autorisant notamment les agents de surveillance environnementale, les huissiers de justice ou les agents chargés de réguler le trafic routier à porter une arme dans l’espace public. Mais le président de la Chambre basse, Rodrigo Maia, a indiqué que le gouvernement devait déposer un autre projet de loi « d’urgence constitutionnelle » – soumis au vote sous 45 jours – comportant certains points retirés du texte original. Élu président il y a un an grâce notamment à un discours sécuritaire, Jair Bolsonaro avait fait de la libéralisation du port d’armes une des promesses phares de sa campagne. — Agence France-Presse

Nations unies

Le chef de l’agence aidant les Palestiniens part dans la tourmente

Le Suisse Pierre Krähenbühl, commissaire général de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a « démissionné avec effet immédiat » mercredi, alors qu’il était accusé depuis plusieurs mois d’abus de pouvoir.

Cette démission soudaine, quelques heures après qu’il a été suspendu de ses fonctions par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, survient alors que l’Assemblée générale des Nations unies doit prochainement renouveler pour trois ans le mandat de l’UNRWA, malgré une vive opposition des États-Unis et d’Israël. Ces deux pays considèrent que cette agence n’a plus de raison d’être dans sa forme actuelle.

Dans une lettre, « le commissaire général de l’UNRWA, Pierre Krähenbühl, a informé le secrétaire général qu’il démissionnait, avec effet immédiat », a annoncé le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

L’ONU avait annoncé plus tôt que Pierre Krähenbühl avait été suspendu de ses fonctions et avait nommé un nouveau responsable pour assurer l’intérim de la direction de l’agence, Christian Saunders.

Cette décision faisait suite à un rapport interne sur le fonctionnement de l’UNRWA remis l’été dernier au patron de l’ONU.

Obtenu par l’AFP, ce rapport émanant du bureau de l’éthique de l’UNRWA faisait état d’une mauvaise gestion et d’abus de pouvoir commis par un petit groupe de hauts responsables – pour la plupart des expatriés – qui auraient contourné les mécanismes de contrôle de l’ONU.

Le document décrivait comme « crédibles et corroborés » de graves abus éthiques commis par des hauts dirigeants, dont le commissaire général de l’Agence, Pierre Krähenbühl.

Parmi les accusations figuraient celles « d’agissements à caractère sexuel inappropriés, népotisme, représailles, discriminations et autres abus d’autorité, [commis] à des fins personnelles, pour réprimer des divergences d’opinion légitimes », selon le rapport.

Fraude exclue

Les résultats préliminaires de l’enquête « excluent » toute « fraude » ou « détournement de fonds » par M. Krähenbühl, mais font état de « problèmes de management », avait précisé dans un communiqué mercredi António Guterres, en annonçant la suspension administrative du Suisse.

Pour certains responsables onusiens, la démission de Pierre Krähenbühl est bien tardive. Elle intervient à un moment délicat pour l’Agence qui se bat depuis 2018 pour compenser un arrêt de financement des États-Unis.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.