Mon clin d'œil

« J’aime l’OTAN. C’est un très beau pays et les Otanais sont très sympathiques. » 

— Donald Trump

Courrier

Vous avez été nombreux à commenter le témoignage de Sarah Bachand publié hier, « Les beaux jours reviendront-ils ? » 

En attendant le bon sens

J’ose encore espérer que notre système actuel a atteint le fond du baril et que le simple bon sens va refaire surface. La vraie richesse d’une entreprise, d’une organisation, ce sont ses employés. Bizarrement, la reconnaissance de ce principe de base pour une saine gestion du personnel, à tous les niveaux, semble complètement évacuée par les gestionnaires. Vivement du renouveau pour le bien du plus grand nombre !

— Louise Martin, Repentigny

Un problème généralisé

Le problème des conditions de travail s’applique à l’ensemble de la fonction publique à différents niveaux, soit plus de 500 000 personnes. Ce sont des milliards de dollars. Pourquoi privilégier un corps d’emploi par rapport aux autres ?

— Jacques Leroux

Le problème, c'est M. Barrette

Je connais deux infirmières qui aiment leur profession, mais qui sont souvent épuisées. J’ai de la compassion pour elles. Le gros problème en milieu hospitalier, c’est M. Barrette. Si seulement il était aussi impliqué et humain que nos infirmières, les choses auraient une petite chance de changer. Peut-être devrait-il chausser les souliers d’une infirmière juste une journée ?

— Danielle Bouchard

Du cheap labor

Du cheap labor, voilà comment ils traitent les infirmières. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, ils les diminuent. Voir si ça a du sens cette mobilité CIUSS, c’est le meilleur moyen pour diminuer la qualité des soins. C’est la stabilité qui permet de connaître les besoins des patients, il a été démontré dans plusieurs études que la fragmentation de soins diminue leur qualité. Malheureusement ce sont les restrictions budgétaires qui prédominent, les infirmières n’ont pas le même statut que les médecins dans le système de santé, des milliards pour eux et une diminution des conditions de travail pour les infirmières, chercher l’erreur !

— Louise Odonoughue

La réalité de la plupart des gens

Pourriez-vous prendre un moment pour aller voir ailleurs ce qui se vit et regarder votre milieu de travail de l’extérieur ? Vous constateriez que votre réalité est celle (ni la pire ni la meilleure) de la plupart des gens, mais que ce qui vous distingue, vous et vos collègues, c’est l’attitude négative de souffre-douleur que vos instances syndicales se butent à vous inculquer. La culture de votre milieu est intoxicante et grand bien lui ferait de changer d’air.

— Roger Boivin

Loin de la « prime jaquette »

On est loin de la prime d’assiduité ou de la « prime jaquette ». Sommes-nous dans le même ministère ?

— Jean-Bernard Dumont

Un travail qui n'est pas reconnu à sa juste valeur

Cet article me touche beaucoup. Je travaille au CHUM depuis sept ans. Je ne travaille pas dans le secteur clinique, mais parmi les différentes clientèles que je dessers, il y a celle des infirmières. Je suis toujours grandement impressionnée par la passion, l’humanisme et la grande générosité qui les animent. Le personnel infirmier est composé d’anges et il est vraiment triste de constater combien leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur. Il suffit de les côtoyer à titre de collègues ou à titre de patients pour constater et apprécier le travail colossal qu’ils accomplissent. Ces gens méritent tous notre respect. 

— Manon Bélanger

Les beaux jours n'ont jamais existé

Les beaux jours ne reviendront pas parce qu’ils n’ont jamais existé pour cette profession. Ma blonde a travaillé 33 ans comme infirmière et je pourrais vous citer de nombreux exemples de conditions de travail de misère. Toute sa carrière, elle a travaillé une fin de semaine sur deux. Elle a travaillé de jour, de soir, de nuit, à Noël, à Pâques, au jour de l’An. La veille de Noël, un plombier m’a chargé taux triple pour une réparation, alors que ma blonde travaillait à taux simple. Lorsqu’elle a fait la grève, elle a été sanctionnée par le gouvernement… du jamais-vu. Je suis obligé de conclure que c’est une profession de femme et qu’elles devront continuer le combat afin d’obtenir la reconnaissance et la valorisation de leur travail. Mesdames, vous avez toute mon admiration.

— Alain Turcotte, Québec

Un métier difficile

Je suis une infirmière à la retraite depuis six mois à peine, après 42 ans de service. Le métier est difficile, avec des conditions de travail rétrogrades, qui ne s’améliorent pas au fil des années. Si ça se trouve, la situation empire. Au point d’exiger de se déplacer d’un hôpital à l’autre… c’est le comble ! J’ai moi-même élevé mon enfant seule en travaillant travaillant des quarts de travail de 12 heures une fin de semaine sur deux. C’est tout un défi de planification. Rien n’est fait pour que ce métier soit revalorisé auprès de la jeune relève, surtout qu’elle est moins soumise que nous et exprime haut et fort son mécontentement ! Je serai toujours derrière cette relève, car j’ai le souvenir très précis de la détérioration des conditions de travail. Je me suis glissée de l’autre côté du service en accompagnant mon conjoint dans la maladie durant un an et demi. Les hôpitaux sont devenus des usines à soigner les gens, mais j’y ai vu des gens dévoués, essayant tant bien que mal de naviguer à travers une foule de contraintes. Votre propos est très juste et réaliste d’une situation qui devrait être comprise par nos gouvernements et par ses gestionnaires sans âme, qui mettent en application des règles qui n’ont plus de sens en 2018. Et que dire du salaire qui stagne ? Tout ça parce que nous sommes les douces du système…

— Martine Miville-Deschênes

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