Royaume-Uni

Un deuxième navire de guerre dans le golfe Persique

Le Royaume-Uni a annoncé hier le déploiement d’un deuxième navire de guerre dans le golfe Persique, deux jours après un incident avec la marine iranienne qui avait tenté, selon Londres, d’empêcher le passage d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz. Le destroyer HMS Duncan se rend dans le Golfe pour relayer la frégate HMS Montrose, déjà sur place, afin de continuer à garantir la « liberté de navigation » pour « les navires transitant par cette voie de navigation cruciale », a indiqué un porte-parole de l’exécutif britannique. Cette rotation, qui était programmée, a été avancée, a ajouté une source de défense, soulignant que les deux navires resteraient temporairement ensemble dans la région. Selon une source gouvernementale, l’exécutif a également relevé en début de semaine à son échelon maximal le niveau d’alerte dans les eaux territoriales iraniennes pour les navires britanniques. La tension autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un tiers du pétrole brut mondial acheminé par voie maritime, a grimpé ces dernières semaines au fil d’une spirale d’événements, dont des attaques d’origine inconnue contre des pétroliers et la destruction d’un drone américain par l’Iran. — Agence France-Presse

Afghanistan

Au moins six morts dans un attentat-suicide en plein mariage

Au moins 6 personnes sont mortes et 14 ont été blessées lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser, hier, lors d’un mariage dans l’est de l’Afghanistan, a-t-on appris auprès de plusieurs responsables. Les talibans, qui ont affirmé vouloir réduire le nombre de victimes civiles, ont nié toute implication dans cette attaque, qui s’est produite dans le Nangarhar. Cette province, proche de la frontière pakistanaise, abrite d’autres groupes insurgés, notamment le groupe État islamique, auteur de plusieurs attaques sanglantes dans le Nangarhar ces dernières années. « Ce matin à 8 h [heure locale], un kamikaze s’est fait sauter dans une cérémonie de mariage », a déclaré à l’AFP Attaullah Khogyani, porte-parole du gouverneur du Nangarhar. « Six personnes ont été tuées et 14 blessées », a-t-il ajouté, après avoir auparavant fait état de 5 morts et plus de 40 blessés. Ce nouveau bilan a été confirmé par Hazrat Khan Khaksar, le gouverneur du district de Pachir Agam, où l’attaque s’est produite. — Agence France-Presse

Italie

« Alerte hygiénique » à Rome, jonchée d’ordures

Après l’incendie de plusieurs décharges, Rome croule sous des tonnes de déchets à l’abandon. Une plaie récurrente pour la Ville éternelle, mais qui atteint un tel niveau cet été que l’Ordre des médecins a lancé une alerte et le parquet, ouvert une enquête.

Chaque été, quand les foules de touristes doivent slalomer entre les tas d’ordures macérant dans la chaleur étouffante, les Romains s’insurgent. Sur Twitter, un concours a été lancé pour trouver les poubelles les plus répugnantes de la ville.

Mais cette année, Antonio Magi, président de l’Ordre des médecins de Rome, a saisi les autorités, évoquant pour l’AFP une « alerte hygiénique » qui risque de se transformer en « alerte sanitaire ».

En effet, les déchets attirent une faune insolite – goélands, rats, sangliers… – jusque dans le centre historique de la capitale italienne et se répandent sur les trottoirs, laissant leurs miasmes s’accrocher aux semelles des passants.

La ville manque d’infrastructures pour éliminer ses déchets. Sur ses trois principales décharges, l’une a fermé et les deux autres ont été détruites par des incendies ces derniers mois. Et les deux sites de traitement biologique ont réduit leurs activités pour des travaux d’entretien.

Faute partagée

Les usagers ont aussi leur part de responsabilité : le manque de respect du tri sélectif complique le traitement des déchets et l’on ne compte plus les matelas, frigos, canapés, etc. abandonnés au pied des bennes à ordures.

Pour espérer un retour à la normale, la ville, qui produit près de 5000 tonnes de déchets par jour, va devoir en exporter encore pour qu’ils soient incinérés dans d’autres régions ou à l’étranger.

« Tout le monde se plaint des déchets, mais personne ne veut d’incinérateur », explique à l’AFP un habitant de la ville. « Nous, on envoie les déchets à l’étranger, en Autriche, en Allemagne ! »

« Bien sûr que c’est la faute de la mairie, sinon de qui d’autre ? Ce n’est certainement pas celle des citoyens. Eux, ils produisent des déchets, ils doivent les jeter, et les services publics doivent les ramasser. C’est simple. On paye les taxes pour cela », assure un autre.

— Agence France-Presse

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