tuerie de parkland

La Floride veut la peine de mort pour le tireur

Les procureurs de la Floride ont annoncé hier leur intention de requérir la peine de mort à l’encontre de Nikolas Cruz, qui aurait fait 17 morts il y a un mois dans une école secondaire de Parkland. M. Cruz, 19 ans, doit comparaître aujourd’hui pour sa mise en accusation formelle. Il est accusé de 17 meurtres avec préméditation. Un mois jour pour jour après la tuerie, des dizaines de milliers d’élèves américains vont aujourd’hui quitter pendant 17 minutes leurs salles de classe en hommage aux victimes, un acte qui se veut aussi un appel vers les élus afin qu’ils agissent contre la prolifération des armes à feu.

— Agence France-Presse

Bande de Gaza

Le premier ministre palestinien survit à un attentat à la bombe

Le premier ministre de l’Autorité palestinienne Rami Hamdallah, en visite dans la bande de Gaza, a survécu hier à un attentat à l’explosif qui a fait sept blessés légers et porté un nouveau coup à la réconciliation déjà mal en point entre formations palestiniennes. M. Hamdallah, tout comme l’influent chef du renseignement Majid Faraj, est sorti indemne de la déflagration survenue juste après l’entrée du convoi dans l’enclave coincée entre Israël, Égypte et Méditerranée et dirigée par le mouvement islamiste Hamas, a indiqué une source sûre. Le cortège de limousines avait passé depuis peu le poste frontière quand un engin apparemment disposé le long de la route a explosé, soulevant un haut nuage de poussière et semant la confusion, selon des images vidéo. En l’absence de revendication, établir la paternité de l’acte risque d’être compliqué compte tenu de l’opacité régnant dans le territoire reclus, familier des agissements obscurs, sur fond de dissensions palestiniennes persistantes, de conflit continu avec Israël et de menées islamistes radicales. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a dénoncé un « lâche attentat » et dit tenir le Hamas pour responsable. Le Hamas a condamné l’attentat et dit avoir arrêté trois personnes, sans plus de précision.

— Agence France-Presse

Salvador

15 ans

C’est le temps qu’a passé derrière les barreaux une Salvadorienne, Maira Figueroa, 34 ans, pour une fausse couche qui avait été considérée comme un homicide. Elle a été libérée hier. Le Salvador a une des législations antiavortement les plus strictes du monde : le code pénal prévoit une peine de deux à huit ans de prison pour les cas d’avortement, mais dans les faits, les juges considèrent toute perte du bébé comme un « homicide aggravé », puni de 30 à 50 ans de réclusion. (AFP)

États-Unis

Un autocar plonge dans un ravin

Ça devait être la fin heureuse d’une journée à Disney World, mais ça s’est terminé dans le drame. Un autocar qui ramenait les membres d’une fanfare d’une école secondaire du Texas a fait une sortie de route et a atterri dans un fossé de quelque 20 mètres de profondeur. Le chauffeur a perdu la vie et 37 personnes, sur les 46 qui se trouvaient à bord, ont été hospitalisées. La grande majorité des blessés sont des adolescents. Au moment de l’accident, qui a eu lieu à 5 h 30 entre Mobile, en Alabama et Pensacola, en Floride, les passagers étaient endormis. Les secouristes ont dû utiliser du matériel de rappel pour dégager les survivants du ravin. — Associated Press

Monde

Le National Geographic fait son mea culpa

Le magazine américain National Geographic consacre son dernier numéro à la « race » et du coup, a entrepris de faire son mea culpa à l’égard de sa propre couverture « raciste » du monde au cours du dernier siècle. « Pendant des décennies, nos reportages étaient racistes. Pour nous en détacher, il nous faut le reconnaître », a écrit la rédactrice en chef du magazine fondé en 1888, Susan Goldberg.

Se basant sur une enquête d’un universitaire de Virginie, John Edwin Mason, Mme Goldberg note que jusque dans les années 70, le magazine faisait abstraction de la population noire américaine et « dépeignait avec force reportages les "natifs" d’autres pays comme des personnages exotiques, souvent dénudés, chasseurs-cueilleurs, sorte de "sauvages anoblis", tout ce qu’il y a de plus cliché ». 

— Agence France-Presse

Ex-espion russe empoisonné

May réunit son Conseil de sécurité, sanctions en vue contre Moscou

La première ministre britannique Theresa May réunit aujourd’hui son Conseil de sécurité nationale avant de décider d’éventuelles sanctions à l’encontre de la Russie en l’absence d’explications de Moscou sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. Estimant « très probable » que la Russie soit « responsable » de l’empoisonnement, la dirigeante avait laissé jusqu’à hier minuit à la Russie pour fournir une réponse devant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Mais dès hier après-midi, l’ambassade russe à Londres a fait savoir que la Russie « ne répondrait pas à l’ultimatum » tant « qu’elle n’aura pas reçu d’échantillons de la substance chimique » incriminée. Theresa May, bénéficiant du soutien de ses principaux alliés (France, Allemagne, États-Unis), qui ont vivement condamné l’empoisonnement perpétré sur le sol britannique, pourrait solliciter leur appui pour imposer des sanctions. Si la responsabilité russe est avérée, il « s’agit alors d’une attitude encore plus irréfléchie qui menace la communauté internationale et nécessite une réponse internationale », a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Lors d’une conversation téléphonique, hier, Mme May et le président américain Donald Trump ont estimé qu’il devait y avoir des « conséquences pour ceux qui usent de ces armes odieuses en violation flagrante des normes internationales », selon la Maison-Blanche. — Agence France-Presse

Syrie

Afrine encerclée

Après huit semaines de campagne pour déloger une milice kurde de Turquie, l’armée turque encercle maintenant Afrine, le chef-lieu des Kurdes de Syrie.

Cette ville est le principal objectif de l’offensive turque lancée le 20 janvier contre la force kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Cette progression des forces pro-turques dans le nord-ouest de la Syrie suscite les craintes d’un nouveau drame humanitaire en Syrie, où la guerre se poursuit sans répit depuis sept ans sur plusieurs fronts.

« La ville est encerclée dans sa quasi-totalité », a indiqué à l’Agence France-Presse le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau d’informateurs un peu partout dans le pays.

Après plusieurs semaines de progression laborieuse, les militaires turcs et leurs alliés ont pris ces derniers jours plusieurs localités situées aux abords de la ville d’Afrine.

Plus de 200 civils ont déjà été tués depuis le début de l’opération turque, selon l’Observatoire. Ankara dément pour sa part cibler les populations.

Les combattants kurdes ont annoncé la semaine dernière le redéploiement de 1700 des leurs dans la région d’Afrine. Le régime syrien a de son côté envoyé des hommes pour soutenir les YPG à leur demande.

Si la Turquie considère les YPG comme un groupe « terroriste », les États-Unis soutiennent ces combattants kurdes qu’ils considèrent comme le meilleur rempart en Syrie contre le groupe djihadiste État islamique (EI).

Observateurs et ONG se disent inquiets face à l’éventualité d’un assaut sur Afrine, qui compte quelque 350 000 habitants. Lundi, plusieurs centaines d’entre eux ont fui la ville, craignant un siège asphyxiant ou un assaut imminent, selon l’OSDH.

Évacuations dans la Ghouta

La situation est également dramatique sur un autre front de la guerre : dans la Ghouta orientale, enclave rebelle aux portes de Damas que les forces du régime étouffent chaque jour davantage depuis cinq ans. L’ONU demande l’évacuation médicale immédiate de 1000 personnes.

Le régime Bachar al-Assad a lancé une offensive aérienne et terrestre dans cette région qui a fait 1185 morts parmi les civils depuis le 18 février, et en contrôle désormais près de 60 %, d’après l’Observatoire.

La guerre en Syrie, qui entre le 15 mars dans sa huitième année, a fait plus de 350 000 morts, d’après l’OSDH.

— Agence France-Presse

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