Gourmand

Où manger à Pâques ?

Quand j’étais enfant, Pâques se fêtait presque toujours au même endroit : à la cabane à sucre ! Une toute petite cabane familiale dans les terres en arrière d’Oka, réservée au complet par mon grand-père Ivanoh, où l’on se rendait après la messe pour manger de l’omelette et du jambon mais surtout de la tire sur la neige. C’était, pour les enfants, généralement l’essentiel du repas. Si une telle cabane existe près de chez vous, je vous y souhaite des moments aussi doux. (Personnellement, j’irais passer Pâques les yeux fermés à la Cabane d’à côté à Saint-Benoit-de-Mirabel). Si un restaurant urbain ou juste une tonne de chocolat est plutôt ce que vous cherchez, voici quelques idées.

Agrikol

Je n’ai pas encore essayé le brunch du dimanche de l’Agrikol parce que l’équipe lance le concept le jour de Pâques. Mais c’est prometteur. Et j’adore de façon générale ce bar chaleureux, différent, inclusif, fondé par les membres d’Arcade Fire et qui décline ses drinks, sa cuisine, sa déco sur un thème haïtien. On explique que le menu dominical du chef Paul Toussaint inclura des classiques de la gastronomie haïtienne comme la soupe à la courge giraumon (soupe joumou, en créole, à base de bœuf et de légumes), des plats de fruits de mer variés et du spaghetti haïtien servi avec hareng fumé. Le dernier dimanche de chaque mois, un chef invité fera partie de l’équipe. 

Plats : de 6 à 22 $ 

Spécialité : les cocktails antillais et le rhum 

Nouveauté à la carte : le clairin, un rhum blanc artisanal

1844, rue Amherst, Montreal

Réservations : 514 903-6707

Maison publique

Je pensais vous proposer d’aller bruncher au McKiernan, sur le bord du canal de Lachine, la nouvelle adresse ultraspacieuse, parfaite pour les grands groupes, pilotée par Derek Dammann de Maison publique en collaboration avec l’équipe de Joe Beef. Mais ce n’est pas ouvert le dimanche. Donc, à la place, je vous lance cette idée : pourquoi ne pas retourner aux sources et aller chez Maison Publique, le restaurant du Plateau qui ressemble à un pub londonien d’une autre époque – où le cuisinier britannique Jamie Oliver a investi – et qui propose, à l’année, un des brunchs les plus savoureux en ville. Pain perdu, boudin, œufs bénédictines, crêpes au bacon… Les classiques sont au rendez-vous, généreux. Jamais ennuyeux. Le menu affiché sur un babillard change au gré des arrivages. Et la carte des vins comprend toujours beaucoup de produits québécois et canadiens. « Notre menu ne sera pas différent, mais on adore avoir des enfants et des familles ! », m’a-t-on dit quand je les ai appelés pour confirmer qu’ils étaient ouverts. 

Plats : de 4 à 16 $

4720, rue Marquette, Montréal

Patrice Pâtissier

Si Pâques, pour vous, est synonyme de desserts bien sucrés, Patrice Pâtissier est votre adresse. Le dimanche, on sert le brunch dans son petit établissement de la rue Notre-Dame Ouest, dans la Petite-Bourgogne. Patrice Demers est un des meilleurs pâtissiers du Québec. Ses créations sont précises, toujours savoureuses, hyper professionnelles. Essayez le kouign amann ou le gâteau au chocolat et au café Saint-Henri et vous m’en redonnerez des nouvelles. Au brunch, les connaissances techniques du chef se déclinent sur des plats salés, donc brioches et autres vols au vent de pâte feuilletée deviennent le support d’œufs mollets, bacon, tombées de champignons, carottes rôties et compagnie. 

Plats : de 6 à 16 $. Menu trois services à 26 $ par personne pour Pâques. Chocolat au dessert. Bien sûr.

2360, rue Notre-Dame Ouest, Montréal

Et le chocolat ? 

Pâques, c’est aussi, souvent, surtout, beaucoup, l’occasion de manger du chocolat. Mes préférés ?

Le chocolat Qantu

Du chocolat de très grande qualité, préparé avec des fèves de cacao importées du Pérou, directement de la plantation, par un couple de mordus, dont Elfi Maldonado, elle-même d’origine péruvienne. Le chocolat est en barre, pas en forme de lapin. Mais il y a des tablettes à l’érable pour donner le ton de la saison. On les trouve dans différents commerces à Montréal et à l’extérieur.

Les chocolats de Chloé

Pour des chocolats de Pâques ludiques, donc en forme de lapin ou de poisson, mais de très bonne qualité, je vais souvent chez Chloé, une chocolatière du Plateau, rue Duluth, qui travaille soigneusement, sans compromis, depuis des années. Une incontournable pour les amateurs de vrai chocolat à Pâques.

Geneviève Grandbois

Les années et les modes passent, mais je continue d’être une fidèle de Geneviève Grandbois, qui propose depuis toujours toutes sortes de vraiment bons chocolats en forme de grenouille, de poule ou de chat pour les fêtes pascales. On passe à la boutique du Mile End – ou celles des marchés Atwater ou Jean-Talon – et on en profite pour attraper un pot de caramel salé ou mes chocolats préférés, les carrés à la ganache à l’huile d’olive.

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