Secteur minier

Semafo ne s’attend pas reprendre l’activité à sa mine Boungou cette année

La société minière montréalaise Semafo a fait savoir, en fin de journée lundi, qu’elle ne s’attend pas à reprendre les activités à sa mine de Boungou, au Burkina Faso, d’ici la fin de l’année.

Les activités à la mine sont suspendues depuis les attentats meurtriers survenus au début du mois de novembre contre plusieurs dizaines d’employés de Semafo.

Au moins une quarantaine de personnes ont été tuées et plus de 60 autres ont été blessées lorsqu’un convoi de cinq autobus escorté par des militaires est tombé dans une embuscade sur une route publique. L’attentat est survenu à une quarantaine de kilomètres de la mine de Boungou, l’un des deux sites exploités par Semafo dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

L’entreprise dit évaluer différentes possibilités de redémarrer les opérations à Boungou de manière sécuritaire.

« Bien que plusieurs aspects des plans de redémarrage soient sous notre contrôle, pour d’autres aspects, nous avons besoin du soutien du gouvernement et de nos fournisseurs existants. Tout plan de redémarrage impliquera nécessairement que le gouvernement renforce la sécurité sur la route publique menant à Boungou ainsi que dans la région en général », peut-on lire dans le communiqué du producteur d’or établi à Montréal.

D’autres enjeux de sécurité

Semafo, qui compte 1200 salariés, dont 85 expatriés, à ses sites de Mana et de Boungou, au Burkina Faso, avait déjà été confrontée à des enjeux de sécurité dans le passé sur des routes menant à ses installations.

« Nous évaluons des scénarios où l’utilisation des routes publiques serait limitée, en transportant notamment nos gens par la voie des airs à partir de Fada. La construction d’une piste d’atterrissage avait d’ailleurs déjà débuté avant l’attaque, et nous estimons qu’il faudra compter trois mois supplémentaires pour terminer la piste, à compter du moment où les travaux de construction pourront redémarrer. Le transport par hélicoptère reste l’option de choix pour l’instant, et ce, jusqu’à ce que la piste d’atterrissage ait été complétée et soit opérationnelle. »

— Avec La Presse canadienne

Revue boursière

Wall Street amorce la semaine en baisse

La Bourse new-yorkaise a reculé lundi à l’issue de la première séance de décembre, les investisseurs se montrant préoccupés par de nouveaux droits de douane américains et un indicateur sur l’activité dans le secteur manufacturier aux États-Unis. Le président américain, Donald Trump, a annoncé lundi que les États-Unis allaient imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Brésil et de l’Argentine, accusant les deux pays d’avoir dévalué leur monnaie respective.

— Agence France-Presse

Secteur minier

Une entreprise chinoise rachète Continental Gold

Une société minière chinoise a signé un accord amical portant sur l’achat de Continental Gold pour 1,4 milliard. Zijin Mining Group a accepté de verser 5,50 $ par action en espèces à la société torontoise qui développe le projet aurifère Buritica, en Colombie. L’action de Continental a clôturé vendredi à 4,87 $ à la Bourse de Toronto. Elle prenait 49 cents, ou 10 %, lundi pour se négocier à 5,36 $. Le projet Buritica devrait produire environ 250 000 onces d’or par an en moyenne. La durée de vie de la mine est estimée à 14 ans.

— La Presse canadienne

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