Courrier

La sauvegarde du patrimoine immobilier

Voici une sélection de commentaires à l’éditorial d’Alexandre Sirois sur le patrimoine immobilier, publié le 28 juin.

Libéraux, caquistes…

Vous avez tout à fait raison, mais autant sous les libéraux que sous les caquistes. Il y a eu combien de manifestations monstres pour sauver le patrimoine ? La question mérite d’être posée.

— Diane Lacombe, Anjou

Pourquoi tout abandonner ?

Pourquoi abandonnons-nous ces maisons, ces églises et ces édifices anciens ? Il semblerait qu’au Québec, tout ce qui est compté par des décennies et un siècle et plus doit être abandonné. Que voulons-nous cacher et rayer de notre mémoire ? Ou trouvons-nous trop dispendieuses les réparations ? Comment se fait-il qu’une liste précise ne soit pas répertoriée ? Nous payons des gens pour protéger notre patrimoine, que font-ils ?

— Monique Villeneuve, Lanaudière

Peut-être trop simple ou idéaliste ?

Quand on oublie les drapeaux au spectacle de la fête nationale du Québec, il ne faut pas s’étonner de voir qu’il n’y a pas d’éclaireur dont la mission serait de faire la recension des édifices patrimoniaux québécois et de leur besoin de ravalement ! Je vois une certaine analogie avec les visites de reconnaissance en CHSLD pré-COVID-19 : inefficaces ! Pas besoin de visite ministérielle pour jeter de la poudre aux yeux ; il faut juste des employés pour une bonne collecte de données et ensuite, l’action ministérielle. Peut-être trop simple ou idéaliste !

— Danièle Gagnon, Longueuil

Manque de leadership

Un des gros problèmes, c’est que le Ministère n’a pas le leadership voulu pour faire accepter les budgets nécessaires (beaucoup de dollars) à la conservation de ces bâtiments.

— Denis Roy

Bibliothèque Saint-Sulpice

Et que dire de la bibliothèque Saint-Sulpice qui a abrité la Bibliothèque nationale ? Un projet de nouvelle vocation pour l’édifice a été mis en branle en 2016 et… toujours rien. Pendant ce temps, l’édifice se détériore !

— Louise Guillemette-Labory

Des reliques

Ça coûte des sous et que fait-on du bâtiment après ? Nous ne pouvons pas garder toutes ces reliques.

— Denis Marquis

Témoins de notre histoire

Il faut crier haut et fort combien la conservation de ce patrimoine québécois est importante. Pour moi, le fait d’en faire un éditorial un dimanche par année ne suffit pas à alerter le ministère de la Culture. Merci d’en parler, M. Sirois, et d’essayer d’en réveiller quelques-uns. Il faut toutefois continuer à taper sur ce clou et peut-être créer un mouvement d’action spécialisé pour aller chercher des appuis chez nos spécialistes de la conception et, surtout, de la préservation architecturale de nos trésors anciens qui sont les seuls témoins vivants de notre histoire.

— Nycole Lord

Pourquoi s’acharner ?

Ce n’est sûrement pas une priorité du gouvernement de la CAQ vu qu’il ne le fait pas ! Les autres gouvernements étaient-ils mieux ? Poser la question, c’est y répondre. Si plus personne ne tient à ces édifices, on devrait les démolir. Pourquoi s’acharner à les garder ? Ils coûtent cher d’entretien pour rien. Cessons de perdre du temps avec les rapports et agissons.

— Francine Roy

Service gouvernemental dysfonctionnel

Encore un exemple de service gouvernemental dysfonctionnel. La liste est longue ! Vivement un exercice de pertinence au cours duquel on pourrait comparer le coût de prestation des services pour lesquels on paie des sommes colossales (en ressources humaines) pour un résultat lilliputien en termes de résultats. Très souvent, la mission est de maintenir des emplois sans réelle mission de services aux contribuables.

— Jean Daniel Arbour

L’heure des choix

Je pense qu’il faudra faire un choix : soit les sauver, les abandonner ou les vendre au privé avec interdiction de démolir certaines parties du bâtiment. L’argent ne pousse pas dans les arbres et si vous suivez un peu les nouvelles, vous voyez bien que nous sommes endettés comme jamais. Alors, si vous voulez sauver ces bâtiments, sortez votre marteau : il y aura un choix à faire.

— Claude Beauregard

Interminable chantier

J’ai lu votre éditorial et je vous en félicite. En effet, le patrimoine des bâtiments au Québec, nous pourrions en parler longtemps. Mais pour avoir travaillé comme architecte sur des bâtiments patrimoniaux, une chose selon moi demeure : la lourdeur administrative de ce ministère. Incroyable que trois personnes au Ministère doivent vérifier la couleur de la peinture, la composition et la provenance de celle-ci. Qui paie pour tout ça ? Et surtout, l’attente d’un mois pour savoir que, oui, bravo l’architecte, tu as choisi le bon blanc… Le peintre aussi est heureux de le savoir, mais il est parti sur un autre chantier (rires). Interminable chantier. Oui, nous pourrions en parler longtemps… Mais voulez-vous plutôt un rapport ?

— Richard Luc Gravel, architecte

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