CVert lance sa nouvelle saison

La neige est à peine fondue, mais les affaires vont bon train dans les bureaux de cVert. L’entreprise montréalaise se prépare, sur l’ensemble du Québec, à entamer sa quatrième année. Née du désir d’Hugo Perrin de changer le marché du traitement de pelouse, cVert se démarque et se développe dans une industrie bien établie qui n’a pas vu de réelle innovation dans les dernières décennies.

L’entrepreneuriat : ce qui a fait pousser CVert

Hugo Perrin n’en est pas à sa première expérience entrepreneuriale. C’est en 2010, à l’âge de 18 ans, que celui-ci, déjà animé par la perspective de développer sa propre entreprise, décroche une franchise d’entretien résidentiel chez Vitres.net. Ses compétences et son potentiel sont rapidement reconnus et il accède au poste de coach d’affaires, puis de directeur. Mais Hugo est loin d’être fait pour être salarié, et après deux ans en tant que directeur, il quitte pour lancer cVert en 2015.

C’est d’ailleurs durant son passage chez Vitres.net et Qualité Étudiants qu’Hugo rencontre William Therrien, qui deviendra non seulement un ami, mais aussi un partenaire d’affaires, qui occupera le poste de directeur des ventes. Le duo de jeunes entrepreneurs propulsera cVert au-delà du cap du million de chiffre d’affaires dès sa troisième année.

Innovation et travail acharné

Quel est le secret du succès de cVert ? « Nous sommes une jeune entreprise dans une vieille industrie, nous nous devons d’innover et nous voulons changer la façon de faire » explique Hugo. À l’ère des technologies de l’information et des nouvelles tendances, cVert exploite les technologies d’aujourd’hui, dans une industrie qui se veut plutôt traditionnelle en termes de procédés. Par « jeune entreprise », on ne se réfère pas seulement à l’âge de cVert, mais aussi de ceux qui la composent. Comptant plus d’une quarantaine d’employés, l’entreprise regroupe surtout des jeunes qui, à l’image d’Hugo et William, ont tous une caractéristique en commun : une fibre entrepreneuriale bien présente.

Outre une utilisation des technologies et une équipe dynamique, cVert mise aussi sur la transparence et l’intégrité. C’est dans cette optique que l’entreprise offre non seulement des ententes de services sans durée déterminée, mais aussi une garantie de satisfaction unique, soit l’option de payer sa satisfaction dès la deuxième année. « Nous voulons offrir un service de qualité à notre clientèle, à partir du moment où celle-ci soumet leur demande d’estimation, jusqu’à la fin de l’année. Notre garantie de satisfaction nous permet d’avoir la rétroaction nécessaire pour s’améliorer d’année en année » explique William.

cVert vient de lancer dans les dernières semaines son site transactionnel, permettant de choisir en ligne directement le forfait de traitement de pelouse qui vous convient.

DOREL

Un investisseur institutionnel triple sa mise

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Un important investisseur institutionnel torontois vient de tripler sa mise dans l’entreprise montréalaise Dorel, spécialisée notamment dans les sièges d’auto pour enfants et les vélos.

Un document déposé cette semaine auprès des autorités boursières indique que Foyston, Gordon & Payne a augmenté à plus de trois millions d’actions sa participation dans Dorel, en date du début avril. La firme d’investissement détenait un million d’actions en début d’année.

Avec une participation qui s’élève maintenant à 11 %, Foyston, Gordon & Payne est maintenant le deuxième actionnaire institutionnel de Dorel, derrière le gestionnaire d’actifs montréalais Letko Brosseau (18 %).

L’action de Dorel a perdu plus de 60 % depuis un an. L’entreprise a récemment annoncé une réduction du dividende et vient de s’engager dans un programme de restructuration.

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L’analyste Frédéric Bastien, de Raymond James, se demande pourquoi SNC-Lavalin a décidé de vendre 10 % de sa participation dans l’autoroute 407 plutôt que 6,8 %, comme originalement prévu. « Ça pourrait être parce que SNC n’a pu obtenir la prime espérée ou parce que sa situation financière se détériore davantage », dit-il.

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Valeurs mobilières Desjardins a retiré vendredi ses recommandations d’achat sur le Canadien National (CN) et le Canadien Pacifique (CP). « Je garde confiance de voir les transporteurs ferroviaires atteindre leurs prévisions et j’aime leurs perspectives à long terme, mais j’estime que les titres sont présentement évalués adéquatement », explique Benoit Poirier. Pour justifier en partie que la prudence est de mise, cet analyste souligne que les titres du CN et du CP sont en hausse de près de 20 % depuis le début de l’année.

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Cogeco a perdu des appuis sur Bay Street cette semaine. Desjardins ne propose plus l’achat des actions de Cogeco Communications alors que Barclays recommande dorénavant la vente du titre de Cogeco. « Je m’attends à une amélioration continue de la rentabilité au cours des prochains trimestres, mais l’évaluation du titre est moins attrayante qu’il y a un an », affirme Maher Yaghi, de Desjardins.

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Après un bond de plus de 20 % de l’action de WSP depuis le 1er janvier, l’analyste Maxim Sytchev, de la Financière Banque Nationale, a retiré mardi la recommandation d’achat qu’il plaçait sur le titre de la firme de génie montréalaise. « J’hésite toujours à lever le pied de l’accélérateur lorsqu’il est question d’une entreprise de grande qualité. Mais appliquer machinalement un multiple plus élevé pour justifier un achat laisse peu de marge d’erreur. »

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Québecor, Alimentation Couche-Tard, Cogeco et le CN ont touché cette semaine leur plus haut niveau depuis au moins un an. À l’opposé, Prometic et Transcontinental ont de nouveau atteint cette semaine un plancher des 52 dernières semaines.

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Les investisseurs retrouvent de l’intérêt pour les cryptomonnaies ce printemps et le moment est « idéal » pour y investir, selon Martin Lalonde, gestionnaire de portefeuille chez Rivemont.

« Les recherches Google sur le bitcoin sont en forte hausse et les investisseurs sont au rendez-vous : un record de contrats à terme a été battu le 4 avril, l’équivalent de 112 710 bitcoins ayant été échangés au Chicago Mercantile Exchange », dit celui qui gère notamment un fonds entièrement exposé au prix du bitcoin.

Le bitcoin a enregistré sept semaines de hausses consécutives depuis la mi-février, un scénario qui n’avait pas été observé depuis l’automne 2017, souligne-t-il dans une note envoyée vendredi. « Le léger repli du prix dans les derniers jours n’a pas de quoi inquiéter, au contraire. Une prise de profit était inévitable à la suite de l’importante hausse du 2 avril. »

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