Quel est ton numéro ?

Karl Alzner

Les Canadiens ont une si longue histoire qu’ils ont déjà retiré 15 numéros, ayant appartenu à 18 légendes. Pas évident, donc, pour les nouveaux venus d’en trouver un qu’ils aiment assez pour être cousu sur leur chandail. C’est presque un défi de trouver le bon ! Avec tant de numéros non disponibles à Montréal, les joueurs doivent parfois être créatifs lorsque vient le temps de choisir le leur. Parce que derrière chaque numéro se cache une histoire, les joueurs doivent en sélectionner un qui a une signification pour eux. Nous nous sommes assis avec Karl Alzner pour avoir un aperçu de la façon dont il a abouti avec le numéro 22 avant de revenir au numéro 27 cet été.

Je savais que Chucky [Alex Galchenyuk] était ici depuis un moment quand j’ai signé un contrat avec les Canadiens. Je lui ai envoyé un texto juste pour lui dire bonjour et voir s’il serait peut-être intéressé par une sorte d’échange, mais c’était difficile de le rejoindre pendant l’été. Et puis les choses se sont déroulées rapidement par la suite.

Cet été, lorsque la transaction [qui a envoyé Galchenyuk en Arizona en échange de Max Domi] a eu lieu, j’ai demandé aux préposés à l’équipement si c’était possible de récupérer le 27 et que j’étais prêt à suivre les règles, quelles qu’elles soient.

C’est simplement parce que c’est le numéro que j’ai eu depuis l’âge de 16 ans. À ce stade, il n’y a rien de significatif à part le fait que c’est le numéro que j’ai porté et avec lequel je me sens à l’aise. L’an dernier, nous regardions des vidéos et je regardais et voyais toujours le numéro 27 et je me disais ’’Où vais-je ?’’ Et j’essayais de comprendre avant de réaliser que ce n’était pas moi. C’est une question de réflexe ou mon inconscient réagit. Ce qui est bizarre à dire pour un numéro de chandail.

Il m’a été donné lors de mes années juniors. À l’époque, mon défenseur préféré était Scott Niedermayer car il jouait si différemment du style de jeu que je jouais. J’aimais le regarder et en plus, il est un gars de la Colombie-Britannique. Et puis quand je suis arrivé à Washington, le numéro était vacant. J’ai eu de la chance là-bas. Les proposés à l’équipement me l’ont donné. J’ai joué mon premier match avec le 47, puis je suis arrivé le lendemain et je suppose que les responsables des communications et les proposés à l’équipement se sont réunis et ont dit ’ ’Hé, le 27 est disponible.’’ Ils ont demandé au directeur général s’ils pouvaient changer mon numéro et il a dit oui, ce qui était plutôt sympa.

Maintenant, je l’ai de nouveau, et je vais le garder aussi longtemps que possible.

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