Agence de notation

Moody’s relève ses perspectives pour Bombardier

Alors que Bombardier s’apprête à faire le point sur ses résultats du troisième trimestre, l’entreprise voit l’agence de notation Moody’s relever ses perspectives à son endroit, qui passent de « négatives » à « stables ». Si l’institution new-yorkaise a fait preuve d’un certain optimisme dans une note publiée hier, elle n’est toutefois pas allée jusqu’à modifier la cote de crédit du constructeur d’avions et de trains, qui demeure à « B3 ». Elle n’a toutefois pas écarté une réévaluation à la hausse. Une cote de crédit plus élevée permet notamment de réduire les coûts d’emprunt d’une entreprise. L’analyste Jamie Koutsoukis a justifié la décision de Moody’s en expliquant qu’il y avait moins de risques d’exécution chez Bombardier depuis qu’Airbus a complété la prise de contrôle du programme de la C Series – rebaptisé A220 –, en plus d’avoir obtenu la certification pour son jet d’affaires Global 7500. « [L’entreprise] a amélioré ses marges dans sa division Transport et du côté des avions d’affaires, a-t-il ajouté. Les liquidités de l’entreprise demeurent également robustes. »

— La Presse canadienne

transport aérien

L’A220 écorche quelques oreilles

Vanté comme particulièrement « silencieux » par son concepteur, Bombardier, l’A220 d’Airbus – anciennement la C Series – cause des problèmes au transporteur Swiss près de l’aéroport de Zurich. Selon l’agence Bloomberg, des voisins de l’aéroport multiplient les plaintes non pas en raison du volume émis par les appareils construits à Mirabel, mais plutôt de la nature même du son qu’ils émettent avant d’atterrir, comparé à celui d’orques en rut. Airbus, Swiss et le fabricant des moteurs de l’appareil, Pratt & Whitney, ont tous indiqué être au courant du problème et chercher une solution. La vidéo ci-dessus permet d’entendre le bruit émis par les moteurs de l’A220 dans les premières secondes d’un décollage filmé à l’aéroport London City de Londres. — Jean-François Codère, La Presse

Médias

TVA achète une firme de postproduction pour 2 millions

Le Groupe TVA vient de faire une nouvelle acquisition afin de mousser ses activités de postproduction. Le Groupe TVA a payé 2 millions de dollars pour faire l’acquisition d’Audio Zone, une firme de postproduction sonore de Montréal. L’entreprise a dévoilé sa nouvelle acquisition la semaine dernière dans le cadre de la publication de ses résultats financiers trimestriels. « Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie [du Groupe TVA] d’offrir des services de production variés qui répondent aux besoins des producteurs et de sa clientèle », a indiqué le Groupe TVA dans son rapport de gestion trimestriel. La transaction a eu lieu à la fin d’août. — Vincent Brousseau-Pouliot, La Presse

Dicom

Les Teamsters veulent représenter les employés

Le syndicat des Teamsters vient de déposer une requête en accréditation pour représenter les chauffeurs d’un établissement de Dicom, une première au Canada pour cette entreprise de livraison de colis. Et le syndicat espère que ce n’est qu’un début. « L’établissement de Drummondville est la première unité d’accréditation dans l’histoire de l’entreprise à travers le pays qui est syndiquée. […] C’est la première unité d’accréditation à être syndiquée en Amérique du Nord ou, en tout cas, au Canada à tout le moins. C’est un bon début et c’est vraiment une percée historique », a affirmé Stéphane Lacroix, directeur des communications au syndicat des Teamsters. Le syndicat des Teamsters, qui est affilié à la FTQ au Québec, veut convaincre d’autres travailleurs de Dicom de se syndiquer. « C’est le début d’une grande campagne non seulement à travers le Québec, mais à travers le pays », a prévenu M. Lacroix. — La Presse canadienne

Amazon

Le futur second siège réparti sur deux villes

Plutôt que d’installer son énorme second siège social dans une seule ville américaine, Amazon a décidé de le diviser en deux et de l’installer dans deux localités distinctes, selon plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, les deux localités retenues sont Long Island City, dans le quartier new-yorkais du Queens, et Crystal City, en Virginie, aux portes de la capitale fédérale.

Les deux emplacements retenus se trouvent sur la berge de l’East River, en face de Manhattan, et sur la berge du Potomac, qui fait face à Washington.

Le Wall Street Journal indiquait plus tôt que le personnel serait réparti à parité – 25 000 employés sur chaque site – et évoquait également Crystal City, New York, mais aussi Dallas, au Texas.

Les causes

En décidant de s’installer sur deux sites plutôt qu’un, Amazon veut mieux répartir l’impact économique et logistique, le géant technologique craignant en particulier de ne pas trouver assez d’ingénieurs informatiques à recruter dans une seule localité, selon une source anonyme citée par le Wall Street Journal, qui ajoute que la décision pourrait être annoncée cette semaine.

Cela réduirait aussi les problèmes de logement et d’embouteillage créés par un afflux aussi massif de salariés au même endroit, ajoute le quotidien économique.

Interrogé par l’AFP, Amazon a refusé de commenter ces informations.

Amazon, à l’étroit dans ses locaux de Seattle, avait annoncé en septembre 2017 chercher un emplacement pour un second siège avec la création de quelque 50 000 emplois à la clé.

Cela avait provoqué une véritable « ruée vers l’or » de dizaines de municipalités américaines qui s’étaient mises sur les rangs en vantant leurs atouts et en proposant des avantages fiscaux.

— Agence France-Presse

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