Allemagne

500 000

L’Allemagne a augmenté le nombre des dépistages de la COVID-19 à un demi-million de tests par semaine. Cette détection précoce explique en partie le nombre élevé de cas confirmés, soit plus de 36 000, et le faible nombre de morts, soit 198. 

— Agence France-Presse

Afghanistan

Jusqu’à 10 000 prisonniers libérés pour éviter une crise sanitaire

Jusqu’à 10 000 prisonniers seront libérés d’ici 10 jours en Afghanistan pour éviter une propagation du nouveau coronavirus dans ce pays où les infrastructures de santé sont défaillantes après quatre décennies de guerre, ont annoncé jeudi les autorités. Les bénéficiaires seront « les femmes, les enfants, les malades graves et les détenus de plus de 55 ans », a indiqué le procureur général Farid Hamidi dans un communiqué. La mesure, prise par décret présidentiel paru jeudi, « n’est pas pour ceux ayant commis des crimes contre la sécurité nationale et internationale », a-t-il ajouté, la qualifiant de « décision responsable pour préserver la santé de la population ». Ces libérations ne sont pas liées à un échange de prisonniers, que le gouvernement afghan négocie actuellement avec les talibans dans le cadre d’un effort pour entamer des pourparlers de paix.

— Agence France-Presse 

Espagne

Plus de 4000 morts, les hôpitaux débordés

La pandémie de coronavirus a fait plus de 4000 morts en Espagne d’après le bilan publié jeudi par les autorités, qui espèrent approcher du pic de contagions alors que de nombreux hôpitaux sont débordés. Deuxième pays au monde comptant le plus de morts de la COVID-19 après l’Italie, l’Espagne a enregistré 655 nouveaux morts en 24 heures, portant le bilan à 4088 décès, selon le ministère de la Santé. Au total, 56 188 cas de contamination ont été confirmés. « Près de 87 % des victimes ont plus de 70 ans », a indiqué le directeur du centre d’urgences sanitaires, Fernando Simon. La moitié des morts sont situés dans la région de Madrid. Le nombre de personnes guéries a lui aussi augmenté, de 30 % en 24 heures, avec 7015 personnes au total. L’augmentation des cas a été vertigineuse ces derniers jours, malgré le confinement quasi total décrété le 14 mars. Le nombre de morts a ainsi quadruplé depuis vendredi. — Agence France-Presse

Australie

Un navire de croisière reçoit l’ordre de lever l'ancre

Un navire de croisière à bord duquel se sont déclarés plusieurs cas de coronavirus s’est vu intimer l’ordre jeudi de quitter les eaux australiennes, quelques jours après une hausse du nombre des contaminations locales à terre à la suite du débarquement autorisé la semaine dernière des passagers d’un autre navire qui ont pu se promener librement dans Sydney. L’Artania, sur lequel 7 des quelque 800 passagers ont eu un test positif, devait poursuivre son voyage vers l’Afrique du Sud, mais reste ancré près du port australien de Fremantle. Ses passagers, pour la plupart des Allemands, devraient quitter l’Australie d’ici à samedi pour regagner leur pays à bord d’un avion spécialement affrété, ont affirmé ses responsables. Le premier ministre de l’État d’Australie-Occidentale, Mark McGowan, a toutefois fait savoir qu’il allait demander au gouvernement national de faire intervenir la Marine si le paquebot refusait de quitter les eaux australiennes. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

« Tsunami » de malades à Londres

Épicentre au Royaume-Uni de l’épidémie causée par le nouveau coronavirus, Londres fait face à un « tsunami » de malades gravement atteints dans ses hôpitaux et à des difficultés à faire appliquer le confinement.

La propagation de la COVID-19 s’est accélérée ces derniers jours, avec 463 morts et 9529 cas de contamination officiellement recensés, ce qui a poussé le gouvernement à ordonner lundi à la population de rester chez elle.

De nombreux cas sont constatés dans la capitale, l’une des plus grandes métropoles européennes, où les services hospitaliers ont tiré la sonnette d’alarme.

Après avoir « massivement » augmenté leur capacité d’accueil en soins intensifs ces dernières semaines, les établissements hospitaliers doivent y faire face à « une explosion » du nombre des « patients gravement malades », « une sorte de tsunami continu », a déclaré Chris Hopson, un responsable du service public de santé, sur la BBC.

Cette tension est accentuée par le fait que la proportion de membres du personnel soignant absents pour maladie est de « 30 %, 40 % et à certains endroits même 50 % », a poursuivi M. Hopson, qui parle d’un taux d’absence « sans précédent ».

Pour faire face à l’urgence de la situation, le gouvernement a annoncé l’ouverture la semaine prochaine d’un hôpital de campagne de 4000 lits dans un centre de conférence londonien.

Selon les médias britanniques, une dizaines de ces structures provisoires supplémentaires pourraient être mises sur pied dans tout le Royaume-Uni.

L’objectif est d’éviter un scénario à l’italienne, avec des hôpitaux débordés, qui se traduirait par une hausse de la mortalité.

Métros bondés

Mais encore faut-il, selon les autorités, que les Britanniques se plient aux mesures de confinement.

Seuls les magasins proposant des biens essentiels comme des produits alimentaires ou des médicaments sont ouverts. Les rassemblements de plus de deux personnes dans l’espace public sont interdits.

Mais dans le métro de Londres jeudi matin, impossible de respecter la consigne de maintenir une distance de deux mètres entre les personnes. Les fréquences des trains ont été fortement réduites, tassant les usagers dans des rames bondées et poussant plusieurs d’entre eux, dont des infirmiers, à pousser un cri de colère sur les réseaux sociaux.

D’autres Londoniens profitent du soleil printanier pour traîner dans les parcs. Ceux qui ignorent les consignent risquent une amende de 60 livres, et les policiers sont désormais dotés de pouvoirs supplémentaires leur permettant de disperser les groupes, et d’ordonner aux gens de rentrer chez eux, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Critiquées pour leur manque de clarté concernant les sorties tolérées, les autorités le sont aussi pour la quantité insuffisante des équipements personnels de protection (PPE) pour les soignants, de tests de dépistage et de respirateurs.

— Agence France-Presse

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