SAINt-Roch-de-l’Achigan

Raz-de-marée contre l’aérodrome lors d’un référendum consultatif

Les citoyens de Saint-Roch-de-l’Achigan se sont prononcés par une très large majorité contre le projet d’aérodrome sur leur territoire, hier, dans le cadre d’un référendum municipal consultatif. Les opposants ont revendiqué la victoire avec 96 % des quelque 2000 voix exprimées. Malgré le résultat du référendum d’hier, c’est le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, qui pourra autoriser ou bloquer le projet. Celui-ci consistait en une relocalisation de l’aérodrome de Mascouche, fermé depuis 2016. Selon les plans du promoteur, les installations de Saint-Roch-de-l’Achigan pourraient accueillir 150 avions, avec des départs toutes les 10 ou 15 minutes durant l’été.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Traque au Manitoba

Les résultats des autopsies attendus aujourd’hui

La police doit faire le point aujourd’hui sur les autopsies des deux corps retrouvés dans le nord du Manitoba après une longue chasse à l’homme, a indiqué hier un porte-parole. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait annoncé mercredi avoir découvert deux corps, se disant persuadée qu’il s’agissait des dépouilles de Kam McLeod et de Bryer Schmegelsky, deux jeunes hommes traqués depuis deux semaines pour un triple meurtre. La chaîne CBC, citant un porte-parole de la GRC, le sergent Paul Manaigre, avait indiqué que les autopsies étaient terminées mais qu’il restait des formalités officielles à achever avant de pouvoir annoncer leur résultat. Le sergent Manaigre a toutefois précisé un peu plus tard, dans un courriel à l’AFP, ne « pas être en mesure de confirmer actuellement que les autopsies ont été complétées », expliquant avoir seulement exprimé une opinion dans ses propos à CBC. — Agence France-Presse

Lancement de campagne du Parti rhinocéros

« Une réponse satirique au cynisme de la politique »

Le Parti rhinocéros, dont la campagne a été lancée samedi dernier, célèbre ses 55 ans d’existence. Reconnu pour ses propositions farfelues et ses déclarations loufoques, le parti est plus pertinent que jamais, selon son chef Sébastien Corriveau.

« Nous sommes une réponse satirique au cynisme de la politique actuelle et un reflet des choses absurdes qui ont lieu dans l’arène politique », affirme Jacques Bélanger, candidat rhino dans la circonscription de LaSalle–Émard–Verdun.

La raison d’être du parti, c’est d’attirer l’attention des gens qui ont délaissé la politique et ne participent plus au débat citoyen, selon lui.

Derrière les prises de position cocasses et incongrues du parti se cache une motivation sérieuse : celle de mettre en lumière les faux pas de la classe politique par le comique, a expliqué hier Sébastien Corriveau.

Le leader du parti souhaite également raviver l’intérêt d’une tranche de la population complètement désabusée par la politique. C’est avant tout une bataille contre le cynisme que M. Corriveau affirme mener. « Beaucoup de gens sont blasés. Si tout le monde se met à s’intéresser à la politique, j’ai gagné. »

Des promesses loufoques

L’ancien musicien avait 22 ans quand il a entrepris sa carrière politique au sein du parti. C’était en 2008, à Sherbrooke. Il a toujours été très politisé, dit-il. « J’ai toujours voulu que notre société tende vers une plus grande égalité. »

Avec une plateforme électorale qui propose de réduire la durée de l’hiver canadien ou encore de remplacer la glace noire par de la glace jaune néon pour prévenir les accidents de la route, l’organisation politique dit souligner l’absurdité des promesses électorales des partis plus sérieux et traditionnels.

« La politique, au Canada et ailleurs dans le monde, ce sont des jeux de pouvoir, qui créent un environnement où les promesses ne sont pas toujours respectées. »

— Sébastien Corriveau, chef du Parti rhinocéros

Les revendications comiques du parti attirent l’attention des gens qui ne suivent pas la politique, insiste Sébastien Corriveau. Il veut aussi faire réfléchir les gens et les inciter à douter du bien-fondé des déclarations des partis politiques traditionnels. « À l’intérieur de notre parti, on a un groupe qu’on appelle les Douteux. C’est important de ne pas avoir de certitudes et de remettre en question les gestes politiques », dit-il.

L’objectif de la plateforme blagueuse et du ton irrévérencieux du Parti rhino, c’est la dénonciation. « Plus la politique est cynique et ridicule, plus nous sommes pertinents », ajoute Jacques Bélanger.

75 

Nombre de candidats rhinocéros aux prochaines élections fédérales. « C’est la plus grosse équipe depuis la fin des années 80 », affirme le chef Sébastien Corriveau, qui se présentera dans la circonscription de Québec contre son adversaire libéral Jean-Yves Duclos.

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