États-Unis

« Nous pensons qu’il y a assez de preuves pour destituer le président. »

— Nancy Pelosi, chef des démocrates au Congrès américain, dimanche, à la veille d’une semaine cruciale dans la perspective de l’ouverture au Sénat du procès de Donald Trump. « Pourquoi devrais-je avoir le stigmate de l’impeachement collé à mon nom, alors que je n’ai RIEN fait de mal », a de son côté tempêté dimanche, sur Twitter, le président des États-Unis. (AFP)

Attaque d’un camp militaire au Niger

89 soldats tués, selon un nouveau bilan

Le Niger a subi jeudi la pire attaque de son histoire avec 89 soldats tués à Chinégodar (sur la frontière malienne), selon un nouveau bilan annoncé dimanche à la veille du sommet qui réunit en France cinq chefs d’État du Sahel et le président Emmanuel Macron. « Après ratissage, le bilan s’établit de la façon suivante. Côté ami : 89 morts. Côté ennemi : 77 morts », a affirmé dimanche soir à la radio publique Zakaria Abdourahame, porte-parole du gouvernement, en lisant un communiqué. Le précédent bilan annoncé jeudi faisait état de la mort de 25 soldats et de 63 « terroristes ». En outre, un deuil national de 72 heures a été décrété à partir de lundi, selon le communiqué. Cette attaque, la pire subie au Niger depuis le regain des actions djihadistes en 2015, est survenue un mois après celle d’Inates le 10 décembre, dans la même région de Tillabéri, qui avait coûté la vie à 71 soldats. Revendiquée par le groupe armé État islamique, l’attaque d’Inates, qui était la plus meurtrière jusqu’à jeudi, avait traumatisé le pays.

— Agence France-Presse

Colombie

Attentat déjoué contre le chef de l’ex-guérilla des FARC

Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l’ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño, ourdi selon Bogota par deux ex-chefs rebelles qui ne reconnaissent pas l’accord de paix signé en 2016 pour mettre fin à un demi-siècle de conflit armé. Le président de Colombie, Iván Duque, a salué dans un message sur Twitter une « action commune » de la police et du parquet menée à Alcalá, dans le département de Valle del Cauca, « grâce à laquelle il a été possible de déjouer un attentat contre Rodrigo Londoño, président du Parti FARC », qui s’est substitué à la guérilla dissoute. Un informateur a prévenu les autorités d’une « attaque imminente » contre Londoño, 60 ans, également connu sous le nom de guerre de Timochenko. La police a aussitôt renforcé la sécurité de Londoño et, samedi, lors d’un barrage routier, a repéré deux motards dont la physionomie correspondait à la description fournie par l’informateur. Approchés par la police, les suspects armés de pistolets ont ouvert le feu et ont été tués dans l’échange de tirs avec les forces de l’ordre. L’un des deux suspects a été identifié comme un guérilléro ayant combattu pendant 17 ans dans les FARC. 

— Agence France-Presse

Crise en Libye

Les deux rivaux à Moscou pour signer les modalités du cessez-le-feu

Les deux rivaux libyens, le maréchal Khalifa Haftar et le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, sont attendus à Moscou ce lundi pour signer un accord sur les modalités du cessez-le-feu entre leurs troupes, entré en vigueur dimanche.

Après plus de neuf mois de combats meurtriers aux portes de la capitale libyenne Tripoli, la signature de cet accord doit devenir un pas supplémentaire dans la désescalade voulue par Moscou et Ankara, sur fond de craintes d’une internationalisation accrue du conflit.

Le chef du GNA reconnu par l’ONU, Fayez al-Sarraj, a ainsi appelé lundi à la télévision les Libyens à « tourner la page du passé », à « rejeter la discorde et [à] resserrer les rangs pour se lancer vers la stabilité et la paix ».

Selon Khaled al-Mechri, président du Conseil d’État (l’équivalent d’un Sénat) établi à Tripoli et proche de M. Sarraj, la signature de l’accord à Moscou ouvrira la voie à la relance du processus politique.

Déterminer les modalités

Le chef du groupe de contact russe sur la Libye, Lev Dengov, a indiqué que les deux rivaux devront déterminer à Moscou « les modalités du règlement futur en Libye, y compris la possibilité de signer un accord sur le cessez-le-feu et ses détails ». M. Dengov a toutefois dit ne pas savoir si les deux hommes accepteront de se rencontrer directement.

L’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui tente depuis avril 2019 sans succès de s’emparer de Tripoli, sera accompagné de son allié Aguila Salah, président du Parlement libyen établi dans l’est. Son rival Fayez al-Sarraj est pour sa part attendu aux côtés de Khaled al-Mechri.

« Ils auront des rencontres séparées avec les responsables russes et les émissaires de la délégation turque qui coopère avec la Russie sur ce dossier. Des représentants des Émirats arabes unis et de l’Égypte seront probablement présents en tant qu’observateurs aux pourparlers », a précisé M. Dengov, cité par les agences de presse russes.

Ministres également attendus

Les ministres turcs des Affaires étrangères et de la Défense, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar, sont également attendus à Moscou ce lundi.

Ankara a déployé des militaires en janvier pour soutenir le gouvernement reconnu (GNA) de Fayez al-Sarraj, tandis que la Russie, malgré ses dénégations, est fortement soupçonnée de soutenir les troupes rivales du maréchal Haftar via des livraisons d’armes et des arrivées de mercenaires.

Le cessez-le-feu en Libye, réclamé par la Russie et la Turquie, est entré en vigueur dimanche à minuit heure locale. Il a été salué par l’Union européenne, les États-Unis, l’ONU et la Ligue arabe.

— Agence France-Presse

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