Présentation spéciale Westmount

Pour l’amour de la ville 

La propriété en bref
Prix demandé : 4 398 000 $
Année de construction : 1911
10 pièces comprenant 5 chambres, 3 salles de bains, 1 salle d’eau, 4 foyers au gaz, 1 cave à vin. Garage double détaché.
Superficie du terrain : 5350 pi2
Évaluation municipale : 2 140 300 $
Impôt foncier : 17 619 $
Taxes scolaires : 3711 $
Courtier : Martin Rouleau, Engel & Völkers, 514 933-9998

L’immobilier fait rêver. Chaque semaine, notre journaliste présente une propriété haut de gamme offerte sur le marché de la revente.

La Québécoise Julie Couture habitait Oakville, en Ontario, avant de déménager à Montréal. « On vivait dans une belle grande maison ; un style qui s’apparentait aux maisons de Frank Lloyd Wright », se rappelle la jeune quinquagénaire. Seul hic, c’était dans la banlieue profonde. « Ça me semblait loin de tout. »

Quand elle s’est mis en tête de trouver un chez-soi à Montréal pour s’y loger avec ses deux petits de 5 et 7 ans, elle a privilégié la ville pour dénicher une propriété. « Je voulais une maison au cœur de l’urbanité, où tout serait accessible à pied ou à vélo. J’avais la ville écrite sur le front. Plus question de prendre ma voiture ! »

C’est à Westmount qu’elle a déniché sa première demeure. Le parc était juste derrière et les écoles, tout près. Elle pouvait enfin larguer la voiture.

La seconde, toujours à Westmount, celle qu’elle habite maintenant, est venue plus tard, quand elle a rencontré son mari Victor. « La première maison était mignonne, mais ça nous prenait plus grand. »

Plus grande, elle l’était.

La propriété à quatre niveaux est bien assise dans une des jolies rues de Westmount, entre l’artère The Boulevard et l’avenue Westmount. Tout autour, sous les arbres matures, se trouvent d’autres maisons cossues bâties, pour la plupart, au début du XXe siècle. Celle de Julie et Victor date de 1911.

Dès sa première visite, Julie savait qu’elle remodèlerait la maison. « Je me voyais abattre des cloisons, repenser la cuisine, condamner l’escalier de service, bref, ça bougeait dans ma tête. »

Pas étonnant. Julie est photographe artistique. Elle a étudié les arts, la création de costumes pour le théâtre, la mode et la conception d’ameublement. Elle est titulaire d’une maîtrise en sculpture et en dessin. Ses pièces ont été exposées dans des galeries d’art et ce sont ses photos stylisées qui décorent le nouvel Hôtel Germain à Ottawa. Bref, réimaginer une maison, c’est presque obligatoire pour cette artiste. En plus, Victor travaille en immobilier. Ni l’un ni l’autre ne craignait les grands travaux.

Un style chic et atemporel

La maison proposait une ossature saine, solide et un équilibre impeccable dans ses formes et dans sa composition. L’élégance classique de sa façade a tracé le chemin. Les nouveaux éléments se devaient d’être harmonieux et chic. Ils devaient aussi traverser le temps et ne pas appartenir à une seule décennie.

Les propriétaires précédents avaient réalisé des rénovations qui, justement, semblaient figées dans une quelconque époque. Julie s’est mise à l’œuvre, mais en plusieurs temps.

La première rénovation s’est faite peu après l’achat de la maison, en 2004. Elle a duré un an. On a vu les photos des murs éventrés et des échafaudages d’ouvriers durant les travaux. Tout y a passé, mais certains éléments ont survécu. On a conservé les lattes en chêne des parquets, par exemple, mais en leur donnant une teinte plus foncée. Les foyers (on en a compté quatre, mais on en a peut-être oublié…) ont subi une cure de rajeunissement. Celui du salon, une pièce de bonne dimension, mais « cosy », comme nous a assuré sa propriétaire, est en marbre. Parlant salon, il y en avait deux à l’avant de la maison, un de chaque côté du couloir central. « On en a gardé un, mais on a transformé l’autre en salle à manger », explique Julie. L’ancienne, jadis installée à l’arrière de la maison, est devenue la salle familiale. « Avec la cuisine, c’est ici qu’on passe le plus clair de notre temps. »

Un espace savamment aménagé

L’espace de l’arrière est assez grand depuis qu’une vétuste véranda trois saisons (qui n’était pas pratique, au dire de Julie) a été isolée et jumelée à l’ancienne salle à manger. « On a amalgamé les deux pièces pour en faire une seule. Maintenant, on peut y passer toute l’année confortablement. »

Le couple a également ajouté un mudroom adjacent à la cuisine rénovée et refait la cour dans l’esprit d’un joli jardin français.

La dernière étape des rénovations a été réalisée récemment dans la chambre principale. En plus de la chambre d’invités et du bureau (une pièce qui semble sortir tout droit d’un roman d’Agatha Christie !), il y avait deux autres chambres à cet étage. Le couple a converti l’une d’elles en penderie de type dressing-room partagée par les deux conjoints. C’est un grand espace, mais pas assez pour tous les vêtements du couple. Julie a aménagé une pièce à l’étage supérieur pour y ranger les vêtements hors saison. C’est à cet étage que se trouvent les anciennes chambres des enfants, dont l’une est maintenant occupée par l’atelier de la photographe.

Il y a quatre niveaux dans cette maison, dont un sous-sol pleine grandeur. Cela fait plusieurs marches à escalader, même pour ces sportifs de haut niveau. Si le couple n’est pas fixé sur la prochaine destination, elle sera assurément sur un seul niveau. Et certainement en ville.

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