Jordanie

3,2 milliards

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 3,2 milliards CAN à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, a annoncé aujourd’hui (hier soir, heure de Montréal) l’agence de presse saoudienne. L’enveloppe comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.

— Agence France-Presse

monde

L’Italie menace de fermer ses ports aux migrants

Le nouveau ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a menacé hier d’interdire aux bateaux portant secours aux migrants l’accès aux ports d’Italie si Malte refuse de prendre en charge des centaines de personnes sauvées par l’ONG française SOS Méditerranée. Selon La Repubblica, M. Salvini a envoyé une lettre aux autorités maltaises dans laquelle il écrit qu’il se verrait « contraint de fermer les ports italiens » si les 629 migrants secourus n’étaient pas autorisés à se rendre à La Valette, la capitale de l’île de Malte. Un porte-parole officiel maltais a déclaré à l’AFP que son gouvernement n’avait « pas reçu jusqu’ici de communication de M. Salvini ». Selon le porte-parole maltais, le sauvetage en question a eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne et dépend du centre de coordination des secours de Rome, ce qui signifie que Malte n’a aucune obligation de prendre en charge ces migrants.

— Agence France-Presse

Irak

Mystérieux incendie dans un dépôt de bulletins de vote

Un mystérieux incendie a ravagé hier à Bagdad un dépôt où se trouvaient des bulletins de vote des législatives du 12 mai, mais des responsables ont assuré qu’ils n’avaient pas brûlé, alors qu’un nouveau décompte des voix est prévu. Après plusieurs heures, l’incendie qui s’est déclaré dans le dépôt des bulletins de vote de la plus grande circonscription d’Irak a été maîtrisé dans la soirée. À la suite du scrutin de mai, les tractations gouvernementales ont débuté entre les vainqueurs, le leader nationaliste Moqtada Sadr en tête, mais les tentatives de faire annuler le vote, sur fond de suspicion de fraudes, n’ont pas cessé. Le Parlement est finalement parvenu mercredi à obtenir qu’un nouveau décompte, manuel cette fois, ait lieu.

— Agence France-Presse

Égypte

28 personnes accusées d’avoir voulu renverser le régime

Le procureur public égyptien a annoncé dans un communiqué hier avoir renvoyé devant un tribunal spécial 28 personnes accusées d’avoir formé un groupe en vue de renverser le régime. Les suspects, dont neuf sont détenus, sont poursuivis pour avoir créé le Conseil égyptien pour le changement, une organisation considérée comme illégale, d’après le procureur Nabil Sadek. Les autorités ont procédé ces dernières semaines à une vague d’arrestations d’opposants et de membres de la société civile, qui reflète selon des experts les craintes du pouvoir face à de possibles mouvements sociaux.

— Agence France-Presse

Éruption du Volcan de feu au Guatemala

Des familles attendent de pouvoir pleurer leurs morts

ESCUINTLA — Dans une morgue improvisée à Escuintla, des dizaines de personnes errent, photos en mains, dans une quête angoissée pour retrouver et enterrer les corps de leurs proches, foudroyés par l’éruption du « Volcan de feu » il y a une semaine au Guatemala.

« Ce sont pas des animaux, mais des personnes », a lancé à l’AFP Boris Rodríguez, 24 ans, qui est parvenu à arracher les corps de 10 membres de sa famille à l’avalanche de cendres et de roches incandescentes qui a dévasté San Miguel Los Lotes.

Cette petite bourgade, située à 35 kilomètres au sud-ouest de la capitale Guatemala, a été quasiment rasée dimanche dernier par l’éruption d’une violence inédite du volcan, qui a fait 110 morts, 57 blessés et 197 disparus, selon le plus récent bilan officiel.

Depuis, les familles éplorées se pressent dans la petite morgue aménagée dans une école de la ville voisine d’Escuintla, où sont rassemblés les restes des victimes.

« C’est trop dur »

« C’est trop dur d’avoir pu récupérer les corps mais de ne pas pouvoir les veiller », se désole Boris Rodríguez, debout à côté d’une pile de cercueils mis à la disposition des familles trop modestes pour pouvoir se les payer.

Le jeune homme n’a pas bougé depuis lundi, jour où il a amené à la morgue les 10 corps de ses proches. Depuis, il attend. Six jours ont passé, mais aucun n’a pu être identifié.

Comme lui, nombreuses sont les familles qui attendent désespérément ici de pouvoir veiller et inhumer leurs morts. Et elles commencent à perdre patience, devant l’interminable travail d’identification mené par les autorités.

Le processus est lent et difficile, entre la recherche minutieuse de traces d’ADN et les entretiens à mener avec les familles. Sur les 110 corps recueillis à la morgue, seuls 41 ont pu être identifiés, selon l’Institut national de médecine légale (INACIF).

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.