Les Alouettes

Une offre sous peu pour Martin Bédard

Les Alouettes ont déjà commencé à discuter avec certains de leurs joueurs dont le contrat arrivera à échéance. Kristian Matte a signé une nouvelle entente d’une saison il y a quelques jours et un autre Québécois pourrait l’imiter sous peu.

En entrevue avec La Presse, hier, Martin Bédard a indiqué que le directeur général Kavis Reed lui avait assuré qu’il lui soumettrait une offre de contrat prochainement.

« Ça regarde bien. Kavis m’a dit qu’il allait définitivement me faire une offre et que je la recevrais avant la fin de la semaine », a expliqué Bédard.

Le spécialiste des longues remises avait signé un contrat d’un an en janvier 2018. Cette fois, il préférerait obtenir un pacte d’une plus longue durée.

« Je pense que je peux jouer au moins trois ou quatre autres saisons. Je n’ai commencé ma carrière qu’à l’âge de 25 ans », a rappelé le joueur de 34 ans.

Bédard n’a toutefois pas été en mesure de terminer un match en raison d’une commotion cérébrale la saison dernière, puis il a subi une blessure à une jambe lors du dernier match de la saison à Hamilton. Il a continué à jouer, ce qui a choqué certains observateurs, qui ont critiqué les Alouettes pour l’avoir laissé dans la mêlée.

« Ce n’était rien de sérieux, c’était juste un peu douloureux. La situation a pris des proportions démesurées, mais je comprends la réaction des gens. Je boitais et ce n’était pas très subtil. Mais ce n’était qu’une contusion, ce n’était rien de plus grave que ça. »

Malgré les blessures subies en 2018, Bédard estime qu’il demeure un joueur solide et aimerait obtenir une offre juste de la part de Reed et des Alouettes, l’équipe qui l’a sélectionné au deuxième tour du repêchage de 2009.

« Je ne pense pas que j’ai montré des signes de ralentissement. Je me sens aussi bien physiquement que lorsque j’ai commencé ma carrière. Je dirais même que mon jeu s’est amélioré au cours des dernières saisons. »

— Martin Bédard

« Je ne suis pas quelqu’un qui est avare. Je ne demande pas un salaire exorbitant. Tout ce que je veux, c’est que ce soit équitable. »

Veiller sur son frère

Double champion de la Coupe Grey, Bédard souhaite demeurer à Montréal avec les Alouettes. Parce qu’il a bon espoir de voir l’équipe renouer avec le succès, mais également pour des raisons personnelles.

Comme nous vous l’avions raconté dans un article il y a plusieurs années, Bédard veille sur son frère Mathieu, qui a perdu l’usage de ses jambes à la suite d’une délicate intervention qu’il avait dû subir en raison de la présence d’une tumeur dans le bas du dos, il y a 13 ans.

« Je le vois environ trois fois par semaine et encore plus l’hiver, car c’est plus difficile au niveau des déplacements avec sa chaise roulante. Il habite près de chez moi, alors je vais souvent faire ses courses avec lui.

« J’aime pouvoir habiter près de mon frère et j’ai également un fils de 5 ans, alors c’est sûr que je veux rester à Montréal. »

« J’ai beaucoup de projets, même si je pense qu’il me reste encore quelques bonnes saisons au football. Je veux préparer mon après-carrière intelligemment. » — Martin Bédard

Aider les autres

Bédard a eu une entreprise d’investissement dans l’immobilier pendant un certain temps, un domaine qu’il affectionne particulièrement. Il suit actuellement une formation afin de devenir courtier en assurances et placements.

Hier, le gentil gaillard a participé à La guignolée des médias, et il ira servir des repas pour le Club des petits déjeuners la semaine prochaine. C’est sans parler des nombreuses visites qu’il fait dans les écoles avec les Alouettes.

« J’aime ça, aider le monde. C’est ma passion », résume celui qui a étudié en psychologie à l’Université du Connecticut.

« Je ne serai jamais psychologue, mais c’est une formation qui me sert beaucoup. Redonner aux autres et les aider, c’est vraiment ce qui me fait le plus plaisir. »

Les Alouettes

Forcés de réduire leur effectif…

La Ligue canadienne de football a imposé hier un plafond salarial aux opérations football de ses neuf franchises, ce qui a forcé les Alouettes de Montréal à rompre les liens avec quelques membres de leur personnel. Ainsi, les entraîneurs Billy Parker (entraîneur des demis défensifs), Jason Tucker (receveurs), Chris Mosley (adjoint de la ligne à l’attaque) et Cris Dishman (adjoint en défense) ont été avisés que leurs contrats venant à échéance à la fin de l’année ne seraient pas reconduits pour 2019. L’organisation a aussi annoncé qu’elle n’avait pas renouvelé les contrats du coordonnateur du repêchage et dépisteur national Éric Deslauriers, ainsi que du directeur du dépistage universitaire Russ Lande. Le plafond salarial est établi à 2 588 000 $ pour 2019 et 2020, et s’applique aux entraîneurs et aux autres membres du personnel des opérations football, y compris les directeurs généraux, les dépisteurs et le personnel attitré à l’équipement et à la vidéo. Les médecins et les thérapeutes sont exclus de cette nouvelle mesure afin qu’il n’y ait aucun impact négatif sur la santé et la sécurité des joueurs. 

— La Presse canadienne

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