Tournoi de relance de la LNH

Un moment doux-amer pour Thomas Chabot

Thomas Chabot rêverait de pouvoir participer au tournoi de relance de la Ligue nationale de hockey, qui débutera le 1er août. Mais malgré l’amertume de devoir attendre encore quelques mois avant de reprendre la compétition – les Sénateurs d’Ottawa sont exclus du tournoi de relance –, le défenseur est heureux de voir que le hockey est de retour.

Comme des milliers d’amateurs de hockey au pays, Chabot a regardé avec grand intérêt les matchs préparatoires disputés en début de semaine à Toronto et à Edmonton.

« J’ai regardé ça, et honnêtement, ça faisait du bien de revoir un peu de hockey à la télévision, ça fait assez longtemps qu’on n’avait pas vu de matchs. »

Selon les propos émis par certains de ses amis dans la ligue, la formule des villes bulles semble bien fonctionner et les joueurs s’y habituent de plus en plus.

« J’ai parlé à des amis et c’est certain que la situation est différente pour tout le monde. Tu n’es pas à la maison, tu es dans un hôtel où tout le monde est enfermé, mais dans l’ensemble, les gars semblent apprécier ce que la Ligue nationale a mis sur pied. »

— Thomas Chabot

Chabot affirme que l’absence de partisans sera vraisemblablement la chose qui manquera le plus aux joueurs, mais dans un autre ordre d’idées, il ajoute que « les gars ne manqueront pas de motivation pour tenter de gagner la Coupe Stanley ».

Et si le tournoi de relance est un succès, croit-il que cette formule de séries à 24 équipes a de l’avenir ?

« Ça dépend, il y a toujours deux côtés à une médaille », explique le défenseur natif de Sainte-Marie, en Beauce.

« Pour les équipes qui ont réussi à se qualifier [parmi les 16 premières], voir des équipes qui, en temps normal, n’auraient pas fait les séries, ça peut être frustrant pour elles […]. Mais il n’y a pas de formule parfaite pour tout le monde et ça va être intéressant de voir ce que ce tournoi va donner », ajoute-t-il.

Des mois d’entraînement

Lorsqu’il a disputé son dernier match, le 11 mars, Chabot était loin de se douter qu’il devrait attendre vraisemblablement jusqu’en novembre pour pouvoir retrouver ses coéquipiers.

Malgré tout, le Beauceron reste optimiste et profite de cette longue attente pour s’entraîner. Il est particulièrement heureux d’avoir retrouvé les installations du PEPS à l’Université Laval, son lieu d’entraînement estival depuis quelques saisons.

« Ça va mieux depuis que les gyms ont rouvert. Voir les gars s’entraîner, pouvoir faire des matchs amicaux, ça m’a manqué. Il faut garder le moral, car c’est une chance de pouvoir se reposer et mettre l’accent sur l’entraînement », affirme le défenseur étoile.

Véritable pilier de la brigade défensive des Sénateurs, Chabot communique régulièrement avec ses coéquipiers pour s’assurer que l’équipe conserve la bonne attitude face à la prochaine saison.

« On reste en contact, on se parle très souvent. C’est la première fois qu’on passe autant de temps sans se voir, mais c’est la nouvelle normalité que nous impose la COVID-19. Mais c’est certain qu’on a tous hâte de se retrouver sur la glace », conclut-il.

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