Shayne Corson :  « Ce sera un honneur de revenir patiner à Montréal »

Plus de 19 ans se sont écoulés depuis que Shayne Corson a donné ses derniers coups de patin sur la glace du Centre Bell dans l’uniforme des Canadiens.

C’était le 8 avril 2000, à l’époque où l’édifice était encore connu sous le nom de Centre Molson.

Tout cela est sur le point de changer à la fin de février quand Corson participera au Camp de Rêve 2020 des Canadiens de Montréal.

Il sera accompagné par d’autres anciens des Canadiens, notamment Gaston Gingras, Stéphane Richer, Josh Gorges, Réjean Houle et par le membre du Temple de la renommée Yvan Cournoyer pour la sixième édition de l’événement.

S’il reste encore deux mois et demi avant son voyage à Montréal, l’ex-athlète de 53 ans originaire de Midland en Ontario est déjà emballé par sa prochaine visite.

« Il y aura certainement beaucoup d’émotions qui me traverseront le corps quand je sauterai sur la patinoire avec ce chandail. C’est un peu difficile à expliquer », raconte Corson qui a disputé 662 matchs de saison régulière et 90 rencontres éliminatoires au cours de deux séjours avec le Tricolore sur 11 saisons. « Montréal est comme un deuxième chez moi. Aussitôt que j’y atterris, j’ai des papillons dans l’estomac qui me rappellent combien cet endroit me manque. J’ai grandi ici. C’était une partie très importante de ma vie alors ce sera un honneur de revenir patiner à Montréal. »

Corson retrouvera ses anciens coéquipiers Gingras et Richer qui étaient avec l’équipe quand Corson est arrivé avec les Canadiens en octobre 1985.

Il n’était âgé que de 19 ans à l’époque.

« Gaston était une personne de grande qualité et un excellent joueur de hockey. Il était un des vétérans quand je suis arrivé ici et il était de très agréable compagnie. Quant à ’Riche’, je me suis retrouvé à jouer avec lui et il était un excellent compagnon de trio », explique Corson, huitième choix du Repêchage de la LNH en 1984 par les Canadiens. « Ce sont deux gars qui étaient des modèles pour moi et que je respectais beaucoup. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble. »

Corson avait aussi un lien personnel avec certains des autres anciens aussi.

« ’Reggie’ [Réjean Houle] est une légende. Il était le DG qui m’a offert une belle occasion de revenir à Montréal [au cours de la saison 1996-1997]. C’était une excellente personne et il m’a traité avec beaucoup de respect », affirme Corson à propos du champion de cinq titres de la Coupe Stanley. « Yvan est une excellente personne et une légende aussi. Il était un de mes entraîneurs adjoints quand je suis revenu à Montréal. C’était lui, Mario Tremblay et Steve Shutt alors j’étais entouré de très bonnes personnes. C’est une de choses que je raconte aux gens à propos du fait de jouer à Montréal. Tu te retrouves toujours en présence de légendes de notre sport. »

Ce sont particulièrement ces légendes qui lui ont enseigné de grandes leçons qui l’ont bien servi au cours de ses 19 années de carrière.

« La chose la plus importante qu’ils m’ont apprise était comment être bon et humble et comment se sentir privilégiés et apprécier ce que vous avez. Après tout, vous avez l’occasion de vivre du hockey », affirme Corson qui a aussi joué à Edmonton, St-Louis, Toronto et Dallas. « Ils m’ont aussi montré à traiter les partisans avec respect. Si ce n’était pas des partisans, nous ne serions pas en mesure de faire ce que nous aimons. Nous avons eu la chance d’être autour des gars qui nous ont enseigné. »

Cela dit, Corson insiste sur le fait que sa participation au Camp de Rêve des Canadiens est une occasion parfaite de retourner quelque chose aux partisans et à une organisation qui signifient encore beaucoup à ses yeux.

Il est impatient de pratiquer et de jouer avec certains des plus grands partisans des Canadiens au monde.

« Ce sera une belle expérience de patiner avec ces personnes. Nous allons partager des histoires et ce sera un honneur de passer du temps avec eux, raconte Corson. Les Canadiens m’ont donné une occasion de jouer dans la LNH, réalisant ainsi mon rêve d’enfant. L’expérience d’être repêché au Forum de Montréal était incroyable. Mon désir est que les gens de Montréal et que l’organisation sachent combien j’apprécie ce qu’ils ont fait pour moi. »

Voir son ancienne équipe en action pendant son passage en ville sera une belle expérience pour Corson aussi.

Toutes ces années plus tard, l’ancien numéro 27 reste un farouche partisan des Canadiens, même s’il habite dans la région de Toronto.

« J’aime le hockey et j’aime les Canadiens. Je suis heureux de les voir gagner. Parfois, tu aimerais pouvoir retourner sur la patinoire pour les aider. Nous les anciens, on s’ennuie du jeu parfois, conclut Corson. Cependant, c’est toujours plaisant et palpitant de regarder un match et de pouvoir être sur place au Centre Bell rend le moment encore plus spécial. »

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Visionnaire Communications

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.