Boîte techno

Un pas de plus vers la voiture à l’eau

Le rêve d’une voiture à moteur électrique alimentée par un réservoir d’eau a fait un pas de plus à la fin du mois d’octobre quand la start-up israélo-australienne Electriq a dévoilé une solution capable de générer de l’hydrogène à partir d’eau à bord même d’un véhicule, afin d’alimenter une pile à combustible. L’entreprise a mis au point un carburant composé à 60% d'eau et à 40% d'un produit chimique recyclable appelé BH4, qui libère de l'hydrogène par électrolyse au contact d'un catalyseur. Il suffit de refaire le plein comme on le ferait avec une voiture à essence pour prolonger son autonomie.

Selon les dirigeants d’Electriq, cette formule doublerait l’autonomie d’un véhicule électrique doté d’une batterie de format comparable à son réservoir, et serait beaucoup moins complexe pour l’automobiliste que d’avoir à faire le plein d’hydrogène. « C’est un système qui produit de l’hydrogène sur demande, qui est propre et qui est sécuritaire », a résumé Guy Michrowsski, PDG d’Electriq, au moment de dévoiler la technologie à la conférence EcoMotion de Tel-Aviv, plus tôt cette semaine.

Le chiffre de la semaine

2021

Les taxis londoniens seront autonomes en 2021, s’il faut en croire la promesse faite par la société de taxi britannique Addison Lee, qui s’est associée à un fournisseur anglais spécialisé dans les systèmes de conduite autonome afin de damer le pion à son rival américain Uber, qui aimerait lui aussi proposer des taxis en formule autonome dans un proche avenir. 

Une question de priorité

La Californie est le seul État nord-américain qui autorise les essais de véhicules autonomes sur son réseau routier à exiger la publication des données relatives aux accidents dans lesquels ils sont impliqués. Ainsi, en 2018, on compte à ce jour 49 accidents les impliquant. Et du lot, près des deux tiers (28) sont des collisions par l’arrière. En d’autres mots, la plupart des accidents surviennent quand un automobiliste heurte le pare-chocs arrière d’un véhicule autonome. Les collisions latérales sont aussi très fréquentes. Pourquoi ces deux types de collisions plus que les autres ? Personne ne le sait vraiment, mais Kyle Vogt, PDG de Cruise, filiale de General Motors spécialisée dans ce secteur, expliquait en entrevue au magazine américain Wired à la fin du mois dernier que c’est la nature humaine qui est en cause : l’intelligence artificielle au volant d’un véhicule sans conducteur sait quand elle a la priorité et poursuit alors son chemin même si les autres conducteurs ne la respectent pas !

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