Voyage

Balados dans les bois de Montréal

Après avoir proposé des enregistrements qui permettaient d’aller à la découverte des zones riveraines de la rivière des Prairies, l’organisme GUEPE reprend le concept cette année avec une nouvelle série de balados dans le cadre du projet Le tour. Cette fois, on nous renseigne sur les attraits et les secrets de quelques-uns des parcs-nature de l’île de Montréal. Nous avons tendu l’oreille…

Le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE) a en effet créé des enregistrements qu’il est possible d’écouter en se baladant dans cinq des huit parcs-nature de Montréal. « On a voulu se concentrer cette année sur les [terrains] boisés urbains, nous a expliqué Melissa Greene, porte-parole du GUEPE. Comme il s’agit de balados qui vont durer dans le temps, on voulait que le contenu soit assez général, en mettant l’accent sur l’importance des écoterritoires, notamment en établissant la relation entre les sentiers visités et les autres espaces verts de la ville. »

Nous avons fait l’essai de la balado du parc-nature du Ruisseau-De Montigny, ce qui nous a permis de découvrir un endroit qui nous était complètement inconnu. Le parc, situé tout juste à l’ouest de l’autoroute 25, dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, longe l’un des derniers ruisseaux de l’île de Montréal. En suivant les conseils de la naturaliste dans nos écouteurs, on s’arrête dans quelques endroits stratégiques du parc pour en apprendre davantage sur la faune, la flore et connaître quelques particularités du parc – la présence marquée de fossiles de l’époque paléolithique supérieure dans le cas précis du parc Ruisseau-De Montigny. On nous invite à suivre le sentier, mais ça vaut le coup d’emprunter les petites pistes qui nous rapprochent du cours d’eau et de ses étonnantes cascades.

Pour attirer les plus jeunes

L’initiative est certainement intéressante, mais ça ne transforme pas l’endroit en une attraction touristique incontournable. Ce n’est d’ailleurs pas l’objectif précis du GUEPE : « Bien sûr, n’importe qui peut aller se balader dans un parc-nature en écoutant la balado, mais je trouve particulièrement intéressant que les gens du coin puissent en faire la découverte, nous a affirmé Melissa Greene. Ces gens-là fréquentent ces parcs souvent et ils perdent l’idée de les découvrir. »

L’autre clientèle ciblée par les balados du projet Le tour est celle des moins de 30 ans. « On travaille depuis 25 ans dans les parcs-nature avec les enfants d’âge scolaire, mais on cherche aussi à sensibiliser les jeunes de 20 à 30 ans, a expliqué Mme Greene. Comme ils écoutent avec enthousiasme des baladodiffusions, on a pensé que ça serait une bonne idée d’en réaliser nous-mêmes. »

C’est enfin une bonne façon de découvrir des parcs et des secteurs méconnus. « Dans les parcs où il y a un chalet d’accueil, les préposés renseignent les visiteurs, mais il y a des sentiers où il n’y a personne, des endroits où l’on fait nous-mêmes moins d’activités guidées, a indiqué Mme Greene, qui a elle-même enregistré certaines balados. C’était donc intéressant de créer un outil pour découvrir des espaces moins fréquentés, qui sont parfois à bonne distance des chalets d’accueil, dans des sentiers qui sont plus loin que ceux qui passent près des toilettes ! »

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