Tuerie de Parkland

La mère du suspect l’a laissé acheter une arme

Une commission qui enquête sur le massacre du mois de février dans une école secondaire de Parkland, en Floride, a appris hier que la défunte mère du suspect lui avait permis d’acheter une arme alors que ses conseillers en santé mentale s’y opposaient. Le shérif du comté de Pinellas, Bob Gualtieri, qui préside la Commission de la sécurité publique de l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas, a déclaré aux membres de la commission que Lynda Cruz avait interféré dans les efforts des professionnels de la santé pour faire soigner son fils Nikolas Cruz. Selon le shérif, Mme Cruz a dit aux conseillers en santé mentale de son fils que s’il voulait avoir une arme à feu, il pouvait s’en procurer une. Lynda Cruz est morte en novembre d’une pneumonie, trois mois avant la tuerie survenue le jour de la Saint-Valentin, qui a fait 17 morts. La Commission doit discuter des traitements en santé mentale reçus par Nikolas Cruz lors d’une audience à huis clos prévue demain. La confidentialité de ces informations est prévue par les lois fédérales et étatiques.

— Associated Press

Démissions liées à la question du Brexit

Theresa May réunit son gouvernement remanié

Le gouvernement remanié de Theresa May, réuni hier pour la première fois, a fait corps autour de la première ministre britannique, secouée par les démissions de deux de ses poids lourds en désaccord avec son approche du Brexit jugée trop douce. Le ministre de l’Environnement Michael Gove, un eurosceptique dont la réaction était particulièrement scrutée, a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de suivre l’exemple des ex-ministres du Brexit David Davis et des Affaires étrangères Boris Johnson. Le ministre du Commerce international Liam Fox, un autre « Brexiter », a aussi exclu de démissionner. Quant au nouveau ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, qui s’était rallié aux tenants du Brexit après avoir milité contre, il a dit qu’il soutenait « sans réserve » le plan de Mme May pour une nouvelle relation avec l’Union européenne après le Brexit. De quoi rassurer Mme May, dont la chute était pronostiquée lundi. « Réunion productive avec le cabinet ce matin, semaine chargée en perspective », a-t-elle souligné dans un tweet clairement destiné à montrer qu’elle ne se laissait pas abattre.

— Agence France-Presse

Iran

Polémique après les « aveux » télévisés d’une danseuse

La diffusion d’un film sur les effets néfastes des réseaux sociaux, avec le cas d’utilisateurs accusés d’avoir promu la danse en ligne, provoque une polémique en Iran. Diffusé vendredi soir par la chaîne Irib 1, le « documentaire » intitulé Mauvaise voie divulgue les témoignages, tournant aux aveux, de plusieurs hommes et femmes qui auraient publié sur l’internet du contenu contraire à la loi ou à la morale islamique. L’une des « repenties » du film, identifiée comme étant Maedeh Hojabri, aurait été reconnue par nombre de ses admirateurs en ligne, a par la suite affirmé le quotidien réformateur Etemad. La jeune femme se serait fait connaître sur Instagram notamment pour ses vidéos la montrant en train de danser dans sa chambre sur de la variété iranienne ou de la pop internationale. Par ailleurs, la controverse a pris de l’ampleur quand le quotidien Haft-e Sobh, proche des conservateurs, a affirmé que le film était l’œuvre… de la police. La polémique se fait entendre aussi sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Sous le mot-clic « Beraghs ta Beraghsim » (« Danse et nous danserons » en persan) ou DancingIsNotACrime fleurissent des vidéos d’utilisateurs se filmant en train de danser pour en revendiquer la liberté.

— Agence France-Presse

consentement sexuel

Madrid veut une loi comme celle de la Suède

Le gouvernement socialiste espagnol va proposer une réforme du Code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite sur le modèle de la Suède, a annoncé hier la vice-présidente Carmen Calvo. « Si une femme ne dit pas “oui” explicitement, tout le reste est “non”. C’est ainsi que seront préservés son autonomie, sa liberté, le respect à sa personne et à sa sexualité », a déclaré la vice-présidente, qui est aussi ministre de l’Égalité, devant une commission parlementaire. Dans son allocution, Carmen Calvo a indiqué s’inspirer de la loi sur le consentement sexuel entrée en vigueur le 1er juillet dans une Suède bouleversée par la campagne #metoo. Cette loi considère comme viol tout acte sexuel sans accord explicite, même en l’absence de menace ou de violence. En Espagne, l’annonce de Carmen Calvo intervient sur fond de polémique autour de l’affaire de « la Meute » (la Manada), qui a été le détonateur d’une puissante vague féministe dans tout le pays.

— Agence France-Presse

chine

Liu Xia, veuve du dissident Liu Xiaobo, arrive à Berlin

La veuve du dissident chinois Liu Xiaobo est arrivée hier à Berlin, retrouvant la liberté huit ans après l’attribution à son mari du prix Nobel de la paix, qui lui a valu de vivre depuis en résidence surveillée. La poétesse aux cheveux ras, qui avait auparavant fait brièvement escale à Helsinki, souhaitait se rendre depuis plusieurs années dans la capitale allemande afin d’y retrouver des proches. Pékin avait confirmé son départ de Chine, précisant que Liu Xia allait en Allemagne pour y suivre « un traitement médical ». Selon des proches, elle souffre d’une grave dépression. Son mari Liu Xiaobo, figure des manifestations de Tian’anmen pour la démocratie, avait été condamné en 2009 à 11 ans de prison pour « subversion » pour avoir cosigné un appel en faveur d’élections libres en Chine. Atteint d’un cancer du foie, Liu Xiaobo était devenu en 2017 le premier lauréat du Nobel de la paix à mourir en détention depuis un opposant allemand enfermé par les nazis dans les années 30. Il avait 61 ans.

— Agence France-Presse

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