Aviation

Départ-surprise du patron de WestJet

Calgary — WestJet Airlines a annoncé hier que son chef de la direction, Gregg Saretsky, prenait immédiatement sa retraite, après avoir dirigé le transporteur pendant une période de huit ans.

M. Saretsky, âgé de 58 ans, prend ainsi sa retraite quelques mois avant que WestJet ne lance son nouveau transporteur à très faible prix Swoop, qui a été à la source de disputes entre le syndicat des pilotes et l’entreprise.

Il est remplacé par Ed Sims, qui était jusqu’à maintenant vice-président commercial. Ce dernier a aussi été nommé au conseil d’administration de WestJet. Il travaille pour la compagnie depuis moins d’un an et devient le quatrième chef de la direction de WestJet, qui a été fondé en 1996 en tant que transporteur à bas prix.

M. Sims s’est joint à WestJet en mai 2017, après avoir été chef de la direction d’Airways, le fournisseur de services de navigation aérienne de la Nouvelle-Zélande. Il a aussi occupé des postes de haute direction chez Tui, Thomas Cook, Virgin Groups et Air New Zealand.

Le départ de M. Saretsky a pris au moins un analyste par surprise.

« L’annonce de la retraite de M. Saretsky est une surprise pour nous », a indiqué l’analyste Walter Spracklin, de RBC Marchés des Capitaux, dans une note.

« Néanmoins, le changement semble s’être fait à l’amiable et avoir été bien planifié, puisque M. Sims a été choisi et préparé pour cet emploi. Nous notons qu’il mène une carrière accomplie depuis 30 ans dans les industries du tourisme et de l’aviation. »

— Walter Spracklin

L’action du transporteur a cédé 1,55 $, ou 4,5 %, pour clôturer à 24,15 $ à la Bourse de Toronto. Outre le départ de M. Saretsky, WestJet a annoncé, dans un communiqué distinct, qu’elle révisait à la baisse certaines de ses prévisions de croissance pour le premier trimestre, qui prendra fin le 31 mars. L’entreprise s’attend à une croissance plus modérée pour sa capacité nationale et ses revenus par siège-mille disponible.

« À court terme, nous pourrions continuer à observer un certain niveau d’appréhension en tenant compte de 1) la retraite-surprise du chef de la direction ; 2) la révision à la baisse inattendue des prévisions ; et 3) la complexité soutenue du lancement de Swoop, jumelée à l’exécution du plan de croissance des gros-porteurs », a écrit M. Spracklin.

WestJet a décliné les demandes d’entretien avec MM. Saretsky et Sims, et n’a pas répondu aux questions au sujet du moment choisi, voire de la soudaineté apparente, pour la transition.

Pas une première

Dans son communiqué, la compagnie aérienne a indiqué que M. Saretsky et le conseil d’administration s’étaient entendus pour dire que le moment était bon pour qu’il prenne sa retraite, « particulièrement en sachant qu’un solide successeur est en place ».

Ce n’est pas la première fois que WestJet change subitement de grand patron, mais la transition semble abrupte même en comparaison avec ses antécédents.

La nomination de M. Saretsky au poste de chef de la direction – après qu’il s’est joint à l’entreprise en 2009 en tant que vice-président de WestJet Vacations – est devenue officielle deux semaines après que Sean Durfy eut annoncé son départ, le 15 mars 2010.

M. Durfy avait été président de WestJet pendant un an avant de devenir le deuxième chef de la direction du transporteur, en septembre 2007, succédant ainsi à Clive Beddoe, qui est toujours président du conseil d’administration.

Sous le leadership de M. Saretsky, WestJet a presque doublé la taille de sa flotte d’avions, lancé le transporteur régional WestJet Encore et commencé à offrir des vols à destination de l’Europe.

La Revue boursière

Optimisme prudent sur les marchés

Les principaux marchés boursiers nord-américains ont clôturé en hausse hier, et le dollar canadien a relevé la tête, après l’imposition de tarifs sur l’acier et l’aluminium qui épargne le Canada et le Mexique.

WcDo

Pour souligner à leur façon la Journée internationale des femmes, une centaine de restaurants McDonald’s aux États-Unis ont renversé leurs arches dorées pour convertir le célèbre M en W. Des emballages et casquettes d’employés portaient aussi le logo renversé, hier. L’entreprise en a profité pour rappeler, dans un communiqué, que six restaurants sur dix étaient dirigés par des femmes.

— Isabelle Massé, La Presse

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