Le golf en bref

Il a vraiment dit ça…

« Ça fonctionne évidemment pour lui. J’étais sceptique et j’étais sur le point de dire certaines choses… pour finalement réaliser qu'il me bat chaque semaine et que je devrais probablement me taire et commencer à mieux jouer. »

— Justin Thomas à propos de Bryson DeChambeau

Nicklaus l’emporte… à Drummondville !

Considéré, avec raison, comme le plus grand champion de l’histoire à n’avoir jamais été couronné au Canada, avec rien de moins que sept deuxièmes places à l’Omnium national, Jack Nicklaus continue de gagner au… Québec.

Après sa victoire à la Coupe des Présidents de 2007, au prestigieux Royal Montréal, dans le rôle de capitaine, voilà que le Golden Bear maintenant devenu gris remporte un très intéressant contrat via son agence d’architecture.

Soprema a choisi Nicklaus Design parmi trois finalistes afin de reconfigurer en entier le parcours de Drummondville. Une somme entre cinq et sept millions de dollars est avancée ce qui nous donne une idée de l’ampleur du projet. D’ailleurs, les intentions sont d’aménager un endroit de grand championnat et à caractère international.

Nicklaus Design, c’est également Muirfield Village à Dublin, en Ohio, théâtre annuel du Tournoi Memorial, ainsi que 423 autres conceptions réparties dans 45 pays. Le plus célèbre au Canada est sans conteste Glen Abbey, hôte de la grande PGA à Oakville, en Ontario, à plus de 20 occasions.

Patience pour un avenir florissant !

Soprema, une compagnie très florissante dont le siège social est à Drummondville, avait déjà racheté le club, qui était en difficultés financières.

« Bien sûr que nos gens sont ravis. Des terrains Nicklaus, c’est rare, le Canada n’en possédant que deux ou trois », affirme Claude Gamache, un très compétent et populaire professionnel à Drummondville. En raison de la COVID-19, il survient un enjeu d’horaire.

« L’architecte et son équipe ne pouvant voyager avec la situation aux frontières, il y a un délai d’un an permettant de jouer au golf jusqu’à l’automne 2021. On travaille présentement sur les plans, que l’on devrait avoir dans quelques mois », assure Claude Gamache.

En passant, Drummondville ajoutera un grand hôtel chic avec des salles pour les congrès, un centre-santé et tout le reste.

Une 43e victoire pour Jean Laforce

Jean Laforce, qui décrit sa carrière comme étant en « pause » puisqu’il ne peut pas voyager à l’international, gagne néanmoins des tournois ici, au Québec.

Une carte de 67, remise le 14 juillet dernier au Club de golf L’Épiphanie, a permis au golfeur de 61 ans de remporter le Championnat Cobra Puma Golf, lançant la saison compétitive de la PGA du Québec. Il s’agit d’une 43e victoire en carrière pour le vétéran golfeur.

Lors d’une journée ensoleillée, mais venteuse, mentionnons que le vainqueur y est allé de six oiselets contre un seul boguey pour encaisser le premier chèque de 1500 $ tiré d’une bourse globale de 10 000 $.

En temps normal, Laforce se préparait à aller participer à la qualification de l’Omnium britannique chez les séniors. Il passera donc la saison estivale en terrain connu en attendant la suite. Martin Plante, du Balmoral, et Billy Houle, du Portage, ont suivi avec des cartes de 69 et 71.

Le directeur général à L’Épiphanie, Denis Girard, a réussi à réunir 16 bénévoles, soit un pour chaque groupe ayant pris part à la compétition, pour la manutention des fanions et l’entretien des fosses de sable.

« Des tournois du circuit canadien ne possèdent pas des équipes de la sorte », mentionne Dominic Racine, directeur général de la PGA du Québec, en félicitant le dévouement.

Une Invitation Bromont à saveur canadienne

La troisième édition de l’Invitation Bromont aura lieu au Golf Château-Bromont, du 17 au 19 août prochains. Habituellement ouverte à tous les golfeurs et golfeuses professionnels et amateurs, l’édition 2020 mettra davantage en vedette nos talents d’ici, puisque le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a confirmé, le 16 juillet dernier, que la frontière canado-américaine demeurerait fermée jusqu’au 21 août.

Il n’en reste pas moins que la compétition sera très relevée et l’Invitation Bromont offrira la bourse la plus importante au Québec en 2020.

« C’est une bourse minimale de 30 000 $ que nous allons offrir cette année. Pour ce qui est du volet amateur, nous avons eu une excellente nouvelle, puisque des points seront accordés autant chez les hommes que chez les femmes pour le classement mondial amateur. Ça prouve à quel point il s’agit d’un tournoi important », a mentionné Martin Ducharme, directeur général du Golf Château-Bromont.

Rappelons que ce sont Yohann Benson, du côté des hommes, et Noémie Paré, en tant que golfeuse de niveau amateur chez les femmes, qui défendront leur titre respectif sur un parcours qui sera soigneusement préparé par le surintendant Patrice Fredette et son équipe d’entretien.

Denis Morel, de la LNH… au golf

Parmi les retours à la compétition dans le sport cet été, inscrivez le nom de Denis Morel avant la Ligue nationale, le baseball majeur, le basketball ainsi que d’autres organisations qui tentent tant bien que mal de reprendre leurs activités.

Après 16 ans de retraite à la suite d’une très belle carrière de 1200 parties dans la LNH, dont deux finales de la coupe Stanley et autant de sélections à la rencontre des étoiles, Denis Morel a repris du service comme arbitre. Pas besoin de sifflet parce que dorénavant, il sera officiel… au golf.

Pendant le confinement, entre la fin de l’hiver et le début du printemps, Denis et sa femme, la professionnelle Debbie Savoy Morel, ont suivi, via téléconférence, des cours de règles de niveau supérieur prodigués par l’expert Jacques Sévigny.

Plus compliqué au golf

Solide golfeur de classe A au Club de golf Le Mirage, Denis Morel avait comme motivation première d’approfondir ses connaissances.

« Les règles évoluent et sont plus compliquées au golf, admet-il, en raison du nombre et des détails. J’ai vu plein d’arbitres qui connaissaient leurs règles par cœur, ce qui est bien, mais c’est la bonne application dans le feu de l’action qui importe le plus. »

« Puisque j’ai du temps et que j’ai la chance d’être en santé, faire des tournois ici [à Montréal] m’intéresse. Même s’il y a moins d’évènements, Jacques me soulignait qu’il n’y a pas beaucoup d’arbitres. J’aimerais aider les jeunes », dit-il.

Il a d’ailleurs fait la paire avec son mentor à l’occasion du tout premier tournoi professionnel de l’année en sol québécois. Il s’agissait du Championnat Cobra Puma Golf, organisé par la PGA du Québec, qui a eu lieu le 14 juillet dernier.

Adrien Bigras, toujours sur les parcours

Le Club de golf de L’Épiphanie a reçu de la grande visite lors du premier tournoi provincial, soit le Championnat Cobra Puma Golf.

« Adrien Bigras était au nombre des participants et il a inscrit 39, sur le premier neuf, depuis les jalons les plus reculés, et ce, malgré l’allègement suggéré par le comité », raconte Dominic Racine, comme quoi la flamme compétitive est toujours vivante chez lui.

« M. Bigras nous avait téléphoné pour se proposer comme joueur si jamais nous avions un remplacement à faire ou une place à combler. Çe fut un honneur d’avoir une personnalité de son ampleur dans nos rangs, d’autant plus que ça coïncide avec notre volonté de réunir davantage de golfeurs séniors à nos évènements », a ajouté le directeur général.

L’homme de 82 ans a définitivement marqué la scène compétitive avec plus de 100 victoires en carrière, ce qui lui a valu sa place aux Panthéons du golf et de l’ensemble du sport au Québec. Jusqu’à son opération au cœur, l’an dernier, Adrien remettait des cartes largement en dessous de son âge.

Textes de Mario Brisebois

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