ça fait jaser

Ces personnalités font parler d’elles pour le meilleur ou pour le pire. Tour d’horizon des nouvelles d’ici ou d’ailleurs qui animeront les conversations autour de la machine à café.

Zoofest

Le saut en parachute d’Yves Corbeil

L’animateur et comédien Yves Corbeil sera la tête d’affiche de la série « Ben voyons donc ! » de Zoofest, le 16 juillet au Monument-National, a appris La Presse. Un one-man show de 60 minutes intitulé Les jeux sont faits, tout va bien.

Yves Corbeil succède ainsi à Joël Legendre, Annie Brocoli et Anne-Marie Losique, qui se sont prêtés au jeu de cette série mettant en vedette des personnalités artistiques qui ne sont absolument pas des humoristes.

« Quand Patrick Rozon m’a contacté, j’étais incrédule et j’ai eu exactement cette réaction : “Ben voyons donc !”, nous a raconté Yves Corbeil. Puis, je me suis dit que ça pourrait me donner l’occasion de raconter des aspects de ma vie que les gens connaissent moins. Mais c’est sûr que ça fait peur, c’est comme un saut en parachute ! »

Des anecdotes et des histoires sur sa carrière d’artiste, Yves Corbeil n’en manque pas. Avec l’auteur Luc Michaud et le directeur de Zoofest, Patrick Rozon, qui signera la mise en scène, il vient de commencer l’écriture du spectacle.

L’engrenage de la publicité

Il a l’intention de raconter comment il est devenu animateur alors qu’il venait à peine de commencer sa carrière d’acteur, mais il reviendra assurément sur les contrats publicitaires qui l’ont rendu célèbre, que ce soit pour Loto-Québec, la margarine Fleischmann’s ou, évidemment, les magasins d’électroménagers Corbeil (aucun lien de parenté, pour ceux qui se le demandent encore).

« C’est sûr que quand tu fais beaucoup de pub, tu es comme barré pour plein de projets, nous explique-t-il. Les gens se disent que tu n’es pas libre ou que ça ne te tente pas trop… À l’époque, j’ai accepté de faire les tirages pour Loto-Québec parce que j’avais trois jeunes enfants et que ça me permettait d’avoir un petit fonds, justement pour faire autre chose. »

Yves Corbeil regrette parfois la place qu’a prise la publicité dans sa carrière (il a joué au théâtre, dans des séries télé et fait beaucoup de doublage).

« On est vite étiqueté et lorsqu’on a plus de temps, les offres ne viennent pas toujours. On dirait qu’une fois qu’on se retrouve dans l’engrenage, on n’a pas le choix de continuer. »

— L’animateur et comédien Yves Corbeil

Ses nombreux rôles publicitaires couplés à sa voix de baryton et à sa dégaine de séducteur lui ont valu des railleries et des parodies. Mario Tessier, des Grandes Gueules, s’est payé sa tête quelques fois au micro de Radio Énergie. Plus récemment, Les Denis Drolet ont composé une chanson avec pour tout refrain : « Je voudrais être pareil que Yves Corbeil ! »

Ces pastiches amusent Yves Corbeil. « Ça ne me heurte pas du tout, nous dit-il. Au contraire, je trouve ça extraordinaire et je le prends quasiment comme un hommage. Je suis capable d’autodérision et puis honnêtement, les imitations de Mario Tessier sont très drôles, ce n’est pas méchant. Je l’ai croisé récemment, il m’a demandé : “Ça ne te dérange pas ?”, et je lui ai répondu : “Pas du tout !” »

Besoin de défis

Yves Corbeil, qui a également étudié en histoire de l’art à l’Université de Montréal, a l’intention de parler de sa jeunesse (il était bègue) et de son intérêt pour le théâtre qu’il attribue à son père, qui travaillait pourtant dans la cantine d’une imprimerie…

« Mon père était aveugle [il souffrait de rétinite pigmentaire] et il y avait une association nationale pour personnes aveugles qui avait toujours des billets gratuits pour aller au théâtre. Mon père y allait, mais il avait besoin d’un guide. Donc dès l’âge de 8 ans, je l’accompagnais dans tous les théâtres de Montréal et c’est comme ça que j’y ai pris goût ! »

Finalement, le timing de ce spectacle est idéal pour Yves Corbeil qui, à 74 ans, se sent en pleine forme. « Depuis que je n’ai plus de contrat avec Loto-Québec et Corbeil, je me sens tardivement serein et j’ai besoin de nouveaux défis. L’un d’eux est de retravailler comme acteur. Au théâtre, notamment, parce que c’est quand même ma formation. Donc, ce show me donne l’occasion de raconter tout ça avec humour. »

Flash

Avenir incertain pour Magasin général

Le projet avait été annoncé en grande pompe en avril 2018 : la bande dessinée Magasin général allait bientôt être adaptée au cinéma avec des comédiens en chair et en os. Treize mois plus tard, l’avenir du long métrage semble incertain, selon le bédéiste Régis Loisel. « L’obtention du financement est au ralenti en France », dit-il. Une information qu’a confirmée le producteur Roger Frappier, de Max Films. « L’accueil a été très bon de la part des institutions au Québec, mais il y a un problème du côté de la France. » Comme il s’agit d’une coproduction, le projet n’a pas encore pu être déposé devant la SODEC. Roger Frappier reste toutefois confiant. « Nous avons plusieurs rencontres prévues lors du Festival de Cannes pour tenter de faire débloquer le projet. Si tout se passe bien, le tournage pourrait débuter à l’hiver 2020 pour une sortie en 2021. »

— Stéphanie Morin, La Presse

Flash

La palme d’honneur à Delon contestée

L’organisation américaine Women and Hollywood a lancé hier une pétition visant à s’opposer à la remise de la Palme d’honneur à Alain Delon, le 19 mai, au Festival de Cannes. « Il n’y a pas de place pour les racistes, les sexistes et les homophobes à un événement si important », précise la pétition, signée par 16 000 personnes. Accusé de violences conjugales par son propre fils Anthony, Alain Delon, 83 ans, a déjà affirmé en 2013 que « l’homosexualité était contre nature ». Il a également appuyé le Front national, parti d’extrême droite français. Il a aussi déclaré « que les femmes devraient être traitées de manière “macho”, ce qui comprend de “les gifler” », précise la pétition. Le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a répliqué : « On ne remet pas le prix Nobel à Delon ; c’est une Palme d’honneur pour sa carrière. Le Festival condamne certains propos, mais pas la liberté d’expression. Il faut faire la part des choses. »

— Stéphanie Vallet, La Presse (avec Variety)

Flash

Felicity Huffman plaide coupable

L’actrice américaine Felicity Huffman a plaidé coupable hier d’avoir versé des pots-de-vin pour faciliter l’entrée de sa fille dans une université prestigieuse. Devenue vedette mondiale après son passage dans la série Desperate Housewives (2004-2012), Felicity Huffman a accepté de plaider coupable d’association de malfaiteurs en vue de transférer des fonds dans un but frauduleux. Ce chef d’accusation, qu’elle a reconnu, en larmes, devant la juge fédérale de Boston Indira Talwani, est passible de 20 ans de prison et d’une amende de 250 000 $US, au maximum. Mais cette démarche devrait, selon toute vraisemblance, lui valoir une peine réduite, car la reconnaissance de culpabilité est d’une importance majeure dans le système judiciaire américain. La comédienne connaîtra sa peine le 13 septembre, a indiqué le bureau du procureur fédéral du Massachusetts, Andrew Lelling.

— Agence France-Presse

Flash

Hubert Lenoir dit adieu à Darlène

Les Francos avaient annoncé trois spectacles de Den of Thieves, un projet d’Hubert Lenoir et de Yes Mccan. Cette création ne verra finalement pas le jour au festival montréalais, et Hubert Lenoir occupera seul la scène des Foufounes électriques en présentant des spectacles d’adieu au projet Darlène. « Ils [Yes Mccan et Lenoir] se sont aperçus qu’Hubert avait pris trop de temps pour aller en Europe et qu’ils n’auront juste pas le temps de monter quelque chose à la hauteur de ce qu’ils voulaient montrer », dit Laurent Saulnier, vice-président à la programmation des Francos. Le chanteur a expliqué ainsi son désir de mettre un terme au projet Darlène : « Il faut que je la sorte de ma vie avant qu’elle ne me tue, avant qu’elle ne nous tue tous. Moi, je débarque du char, le band aussi, on est fatigués, brûlés, toastés, complètement décâlissés. »

— Véronique Lauzon, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.