Environnement

16 %

Part des investissements dans le marché mondial des capitaux – soit une valeur de 11 000 milliards US – détenue par plus de 1000 investisseurs qui se sont engagés à céder leurs participations dans les énergies fossiles au profit des énergies propres, selon ce qu’ont rapporté hier des ONG environnementales. — AFP

États-Unis

« [Les négociations avec les talibans] sont terminées pour de bon. »

— Le président des États-Unis Donald Trump, hier, après l’annulation d’une rencontre secrète prévue à Camp David et dont l’idée même continuait à susciter la perplexité à Washington. Les propos du locataire de la Maison-Blanche tranchent avec ceux de son chef de la diplomatie Mike Pompeo, qui n’avait pas exclu dimanche une reprise des discussions avec les insurgés afghans. Après avoir rompu ces négociations qui semblaient pourtant sur le point d’aboutir à un accord historique après 18 ans de guerre, Donald Trump a assuré que l’armée américaine avait durci son offensive contre le mouvement rebelle depuis l’attentat meurtrier de jeudi à Kaboul qui a tué un soldat américain. — Agence France-Presse

États-Unis 

Nouveau pas vers une procédure de destitution de Trump 

Les démocrates du Congrès américain ont franchi hier un nouveau pas en vue de l’ouverture possible d’une procédure de destitution de Donald Trump. La puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, devrait formaliser jeudi l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer s’il convient d’amorcer une procédure d’impeachment contre le président, a déclaré hier son président Jerry Nadler. La commission, qui mène déjà depuis plusieurs mois des investigations sur Donald Trump, inscrira pour la première fois noir sur blanc ces enquêtes dans le cadre légal prévu pour destituer un président. Depuis des mois, les démocrates s’interrogent sur l’opportunité de lancer une procédure de destitution, sachant que la majorité républicaine au Sénat la condamne presque certainement à l’échec. La chef des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, reste réticente à cette idée par crainte que les discussions au Congrès n’occultent les débats de fond de la campagne pour 2020.

— Agence France-Presse

Élections locales en Russie

Lourdes pertes pour le parti au pouvoir au Parlement de Moscou

Le parti au pouvoir en Russie a subi de lourdes pertes dimanche aux élections du Parlement de Moscou, un scrutin suivi de près après un été de manifestations sévèrement réprimées par la police. S’ils contrôlent encore l’assemblée moscovite avec 25 sièges sur 45, les députés loyaux au Kremlin perdent près du tiers de leurs élus par rapport à la mandature précédente. En 2014, les candidats du parti présidentiel Russie unie et leurs alliés avaient obtenu 38 sièges. L’opposant Alexeï Navalny, dont tous les alliés ont été exclus du scrutin, avait appelé les électeurs à « voter intelligemment » en soutenant les mieux placés pour battre les candidats du Kremlin. « On s’est battus ensemble pour ça ! », a déclaré Alexeï Navalny sur Twitter. Le taux de participation, à 21,77 %, est toutefois resté très bas à Moscou. Ailleurs en Russie, la majorité des gouverneurs soutenus par Russie unie ont été réélus malgré quelques couacs, comme à Khabarovsk (Extrême-Orient), où le parti nationaliste LDPR a largement conquis le Parlement municipal.

— Agence France-Presse

Violences en Afrique du Sud

Le Nigeria va rapatrier 600 de ses ressortissants

Après une semaine d’« anarchie » et de violences xénophobes qui ont fait 12 morts en Afrique du Sud, le Nigeria va rapatrier quelque 600 de ses ressortissants. Il s’agit d’un geste hautement politique dans un contexte de tensions entre les deux grandes puissances du continent. Après trois jours d’accalmie, de nouvelles violences ont éclaté dimanche dans plusieurs quartiers de Johannesburg. La police a été contrainte de tirer des balles en caoutchouc et des grenades paralysantes pour disperser une foule de plusieurs centaines de manifestants armés de bâtons, qui ont détruit des magasins en exigeant le départ des étrangers. Au moins deux personnes ont été tuées, a annoncé un porte-parole de la police de la ville, Xolani Fihla, ce qui porte le bilan à 12 morts. Bien que les victimes soient majoritairement des citoyens du pays, les attaques, les pillages de commerces et les bastonnades sont, eux, dirigés contre les étrangers établis dans la première puissance industrielle du continent. La police a fait plus de 600 arrestations et les dégâts sont considérables, particulièrement dans les townships et le centre-ville de Johannesburg, où les magasins sont restés fermés hier. 

— Agence France-Presse

États-Unis 

Controverse sur le séjour de militaires dans un hôtel de Trump

L’US Air Force va réexaminer sa politique d’hébergement des équipages lors de leurs déplacements à l’étranger, après le scandale provoqué par le séjour de militaires dans un hôtel Trump, le président américain assurant qu’il n’y était « pour rien ».

Le Congrès américain enquête sur le séjour au printemps de l’équipage d’un avion de transport militaire C-17 au complexe hôtelier de Donald Trump à Turnberry, en Écosse, à l’occasion d’une escale en route vers le Koweït.

Les élus craignent que l’armée américaine ait ainsi participé à l’enrichissement personnel du président américain, d’autant que l’aéroport civil de Prestwick, à Glasgow, utilisé par l’appareil militaire, offre des parties de golf gratuites aux militaires américains qui séjournent à l’hôtel Trump, selon le quotidien britannique The Guardian.

Même si l’équipage a respecté les règles, notamment en termes de prix des chambres, « nous pensons que le fait que des militaires américains soient hébergés dans des établissements de luxe, même à des tarifs préférentiels, est peut-être permis mais pas recommandé », a indiqué le général Edward Thomas, porte-parole de l’US Air Force, dans un communiqué.

« Rien à voir avec moi », dit Trump

L’affaire a fait réagir le président américain hier : « Je n’ai aucune information sur un avion militaire atterrissant dans un aéroport (que je ne possède pas et avec lequel je n’ai rien à voir) près du complexe de Turnberry (que je possède) en Écosse », a-t-il tweeté.

« Ni sur le fait qu’il se soit ravitaillé en carburant ou que l’équipage ait passé la nuit à Turnberry (ils ont bon goût), a-t-il ajouté. Rien à voir avec moi. »

Cet incident a été révélé après le séjour du vice-président Mike Pence au Trump International Golf Links & Hotel lors de son dernier déplacement officiel à Dublin, qui a lui aussi créé une polémique sur l’utilisation des fonds publics.

Le président américain a annoncé à la fin d’août qu’il envisageait d’organiser le prochain du sommet du G7, qui aura lieu aux États-Unis, dans l’un de ses clubs de golf à Doral, près de Miami, en Floride.

— Agence France-Presse

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