projet d’oléoduc

Le gouvernement Legault peu intéressé par la relance d’Énergie Est

QUÉBEC — Le gouvernement Legault accueille froidement l’idée de ressusciter le projet de pipeline Énergie Est, qui était « mal ficelé », selon un porte-parole du premier ministre. Il s’inscrit en porte-à-faux avec plusieurs leaders politiques du Canada anglais qui espèrent raviver cet oléoduc controversé.

Dans une déclaration envoyée à La Presse, le porte-parole du premier ministre François Legault a indiqué que Québec était peu intéressé par la relance d’Énergie Est.

« Notre gouvernement a l’ambition d’augmenter le niveau de richesse du Québec, mais il va falloir le faire dans une perspective qui respecte l’environnement, a indiqué hier le porte-parole de François Legault, Ewan Sauves. Nous avons toujours eu des réticences face à ce projet mal ficelé sur le plan environnemental et économique. »

Le nouveau premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a exprimé le week-end dernier le désir de raviver le projet de 16 milliards, qui devait relier les sables bitumineux de l’Alberta à sa province.

Il a joint sa voix à celle de plusieurs autres dirigeants canadiens qui ont appuyé la relance d’Énergie Est au cours des derniers mois. Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, en a fait un engagement formel. Quant au premier ministre ontarien Doug Ford, il a annoncé le mois dernier qu’il soutiendrait des projets de transport du pétrole entre l’Ouest et l’Est canadiens.

M. Higgs a reconnu que le Québec risquait de constituer un obstacle au projet. Il compte en discuter avec François Legault lors de la rencontre des premiers ministres à Montréal à la fin de cette semaine.

Peu d’intérêt

Or, souligne-t-on au bureau de M. Legault, le projet a été abandonné par TransCanada il y a un peu plus d’un an et il n’est plus soumis à l’étude des autorités. Québec ne peut s’opposer à la tenue de discussions, résume-t-on, mais on ne compte pas appuyer la relance d’Énergie Est.

« Le premier ministre aura l’occasion de discuter de plein d’autres sujets avec M. Higgs lors d’une rencontre bilatérale cette semaine », a indiqué M. Sauves.

Selon le Parti québécois et Québec solidaire, le gouvernement de la Coalition avenir Québec doit dire non à un nouvel Énergie Est.

« Les Québécois et les Québécoises ne veulent rien savoir d’un oléoduc Énergie Est 2.0. Les autres premiers ministres ne doivent avoir aucun doute quant aux intentions du Québec : ce projet est mort et enterré », a affirmé Ruba Ghazal, députée de Québec solidaire.

« François Legault doit envoyer un message très clair dès maintenant au Nouveau-Brunswick, à l’effet que ce projet est inacceptable pour le Québec », a renchéri la députée du Parti québécois Véronique Hivon.

Le Parti libéral ne s’est pas prononcé sur la question hier. On dit vouloir analyser un éventuel nouveau projet d’oléoduc « à la lumière des intérêts du Québec ».

Lorsqu’il était dans l’opposition, François Legault avait affiché des dispositions plutôt favorables à Énergie Est. Il a reproché au gouvernement Couillard de ne pas avoir aidé TransCanada à trouver un site pour aménager un port après que l’entreprise eut échoué à l’établir à Cacouna. Il a également défendu l’idée de monnayer l’appui du Québec au projet contre le versement de redevances.

TransCanada a renoncé à Énergie Est en octobre 2017, invoquant de nouvelles exigences réglementaires. L’entreprise a indiqué à La Presse canadienne qu’elle n’avait « aucun plan de revisiter le projet ».

Pipelines saturés

Le débat survient alors que les pipelines canadiens sont saturés. La situation pèse sur le cours du pétrole albertain, qui se vend trois fois moins cher que le brut américain.

Pour diminuer cet écart, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a annoncé hier une baisse de la production de 325 000 barils par jour pendant une période d’un an. Ces dernières semaines, elle a aussi annoncé l’achat de wagons-citernes pour accroître les expéditions de pétrole.

RECOMMANDATIONS de la commission Charbonneau

Québec doit renforcer la lutte contre la corruption, dit le comité de suivi

Le gouvernement de François Legault doit renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption et la collusion afin de restaurer la confiance de la population à l’égard de ses institutions, croit le comité de suivi public de la commission Charbonneau.

« Il s’agit d’une occasion unique de mettre l’intégrité au cœur de son mandat. Il faut la saisir », insiste le comité, qui rend public ce matin son troisième rapport depuis la fin des travaux de la commission Charbonneau.

Depuis 2015, « ce sont près de 70 % des recommandations qui sont appliquées partiellement ou complètement », constate le comité, formé des professeurs Luc Bégin, Denis Saint-Martin et Martine Valois, du président de la Ligue d’action civique Rodolphe Parent, du président de Transparency International Canada Paul Lalonde et d’un ancien recherchiste de la commission Charbonneau, Pierre-Olivier Brodeur.

Parmi les changements souhaités, le comité souligne que les firmes de services professionnels (génie, architecture, comptabilité, urbanisme, par exemple) devraient être assujetties au pouvoir d’encadrement des ordres professionnels. De tels pouvoirs sont nécessaires, soutient-on, pour lutter contre les stratagèmes de collusion et de corruption dans l’industrie de la construction.

Les travaux de la commission Charbonneau et, avant cela, des reportages journalistiques ont démontré que ce ne sont pas nécessairement les professionnels eux-mêmes qui orchestraient les dossiers litigieux, mais plutôt les têtes dirigeantes des firmes.

Ainsi, le comité invite la nouvelle ministre de la Justice, Sonia LeBel, ex-procureure en chef de la commission Charbonneau, à donner suite à cette recommandation.

Ce pouvoir d’encadrement existe dans les autres provinces canadiennes ainsi que dans plusieurs États américains. L’Office des professions ainsi que l’Ordre des ingénieurs du Québec se sont déjà prononcés en faveur d’un tel changement.

Selon les membres du comité, il reste aussi beaucoup à faire pour améliorer la confiance à l’égard des élus et des fonctionnaires. On rappelle ainsi qu’il faudrait obliger les ministres et les députés, de même que les membres de leur cabinet, à dévoiler l’intégralité de leurs activités professionnelles et, surtout, leur interdire de solliciter des contributions politiques auprès de fournisseurs et de bénéficiaires de soutien financier de leur ministère.

Vulnérabilité du monde municipal

Selon le comité, des gestes doivent être faits pour contrer la vulnérabilité du monde municipal. Comme le proposait le rapport final de la commission Charbonneau, le gouvernement doit ajouter les municipalités de moins de 100 000 habitants au champ de compétence du Vérificateur général du Québec, soutient le comité de suivi.

Au cours des derniers mois, le précédent gouvernement a voté un changement législatif qui confie aux vérificateurs privés ainsi qu’à la Commission municipale du Québec la vérification de la gestion municipale. Selon le comité de suivi, c’est trop peu.

Le comité propose aussi de mieux protéger les lanceurs d’alerte, comme le recommandait d’abord la Commission. Il vise principalement le monde municipal, dont l’accueil des lanceurs d’alerte est concentré au ministère des Affaires municipales. « Il serait plus judicieux que les lanceurs d’alerte qui s’adressent à une personne désignée dans une municipalité bénéficient de la protection de la loi comme c’est le cas dans les commissions scolaires ou les établissements de santé », souligne-t-on.

LAVAL

Hausse de taxes salée pour les producteurs agricoles

Les 120 producteurs agricoles de Laval font face au contrecoup de l’explosion de la valeur foncière de leurs terres. Hier, l’administration du maire Marc Demers a déposé les prévisions budgétaires pour 2019 qui laissent voir une hausse de 7,6 % de leur compte de taxes alors que tous les autres contribuables – résidentiels, commerçants et industriels – absorberont une augmentation moyenne de 1,8 % de leur fardeau fiscal.

Le copropriétaire de la ferme maraîchère Marineau, Louis Marineau, n’est pas complètement surpris, car la révision de l’évaluation foncière laissait poindre depuis déjà quelques années un problème, dit-il. « Ça va faire mal », laisse-t-il tomber.

Selon les documents explicatifs du budget fournis par la municipalité, les terres agricoles qui valaient 94,9 millions en 2016 ont grimpé à 132,2 millions pour l’année 2019. Un bond « spectaculaire », a reconnu le maire Demers en conférence de presse.

Pour tenter d’atténuer l’impact de la croissance de la valeur des terres agricoles lavalloises, la Ville a annoncé la création d’un nouveau taux de taxation distinct des immeubles agricoles dans le cadre de son budget 2019 rendu public hier matin.

Ce taux spécifique au secteur agricole équivaut à 84 % du taux qui est habituellement imposé aux agriculteurs. Il permet d’alléger de 166 000 $ leur fardeau fiscal. Les agriculteurs verront tout de même leur compte de taxes augmenter de 7,6 %.

On compte 645 unités d’évaluation de cette nature sur le territoire de Laval, mais 120 producteurs agricoles. À Laval, la zone agricole représente 30 % du territoire qui est protégé depuis 1988.

Louis Marineau, dont la famille cultive les champs lavallois depuis quatre générations, reconnaît que la Ville a fait « un bel effort » dans le dossier. « Le problème est provincial. Le gouvernement a promis une refonte de la fiscalité pour les entreprises agricoles qu’on attend encore », souligne-t-il.

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Laval, Gilles Lacroix, abonde dans le même sens. Prudent dans ses propos, il souligne avoir travaillé de concert avec la Ville de Laval pour éviter une catastrophe. Il ne cache toutefois pas ses craintes, notamment à l’égard de la difficulté pour la jeune génération d’accéder aux terres agricoles.

« À court terme, c’est ce qu’on avait demandé, mais le problème dépasse Laval. […] On est coincés entre la Ville et le ministère de l’Agriculture. C’est un automne bien sombre », affirme ce producteur maraîcher et horticole.

MM. Marineau et Lacroix, tout comme les autres agriculteurs, peuvent bénéficier, par ailleurs, de crédits agricoles offerts par le ministère de l’Agriculture, ce qui pourra amoindrir l’effet des taxes lavalloises.

Cinquième hausse de suite

Pour ce qui est de la hausse de la taxe foncière générale, elle va générer 12,3 millions supplémentaires dans les coffres de la Ville. Pour le propriétaire d’une maison unifamiliale d’une valeur moyenne de 358 000 $, il s’agit d’une hausse de 59 $.

S’ajoutent à cette somme, pour la deuxième année, 55 $ provenant de l’intégration de la tarification du déneigement dans le champ foncier. Cela découle d’un changement effectué en 2018 et qui s’étale sur deux ans pour en diminuer l’impact.

C’est la cinquième hausse de la taxe foncière à Laval sous le maire Demers. Les prévisions budgétaires sont en hausse de 4,7 %, passant de 836,3 millions en 2018 à 875,3 millions l’année prochaine.

Pour Marc Demers, le budget 2019 reflète fidèlement ses « engagements envers la population ». « Il repose sur notre souhait profond d’offrir aux citoyens des services de qualité dans le respect de leur capacité de payer », a-t-il indiqué en conférence de presse.

Le Programme triennal d’immobilisations (PTI) pour les années 2019 à 2021, c’est-à-dire les investissements à long terme nécessitant des emprunts importants, a également été rendu public. Ce budget s’établit à 1,044 milliard, soit une légère baisse par rapport au précédent.

Un des projets phares de M. Demers, la construction d’un centre animalier, a été retiré du PTI. Selon le maire, cela n’illustre en rien quelque perte de contrôle que ce soit du projet qui est attendu depuis plusieurs années.

Sécurité de Justin Trudeau en Inde

La GRC fait son mea-culpa

OTTAWA — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été avisée quatre jours avant le début du voyage officiel de Justin Trudeau en Inde que Jaspal Atwal, un homme reconnu coupable d’avoir tenté d’assassiner un ministre indien qui était de passage en Colombie-Britannique en 1986, pourrait être présent à des réceptions officielles organisées par le gouvernement canadien à Bombay et à New Delhi.

Or, les limiers qui étaient au courant n’ont jamais transmis ces informations au peloton de protection du premier ministre qui s’occupait de la sécurité durant le voyage en Inde, peut-on lire dans un rapport spécial du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement déposé hier à la Chambre des communes.

Même si Jaspal Atwal avait un casier judiciaire chargé et affichait des antécédents de violence, la GRC estimait qu’il « n’était pas considéré comme une menace » et qu’elle ne possédait « aucune information selon laquelle M. Atwal représentait une menace pour le premier ministre », peut-on lire dans ce rapport fortement caviardé d’une quarantaine de pages, qui met malgré tout en lumière des failles importantes en matière de sécurité.

Selon les membres du comité, mis sur pied en 2017 par le gouvernement Trudeau, la GRC aurait dû prévenir l’entourage du premier ministre que M. Atwal pourrait se présenter à des événements officiels. D’ailleurs, la GRC reconnaît dans ce rapport qu’elle a erré en omettant de transmettre ces informations.

Embarrassé

Rappelons que M. Trudeau a été plongé dans l’embarras durant ce voyage officiel d’une dizaine de jours en Inde quand il a été révélé que M. Atwal avait été invité à deux événements auxquels participait le premier ministre canadien. M. Atwal a d’ailleurs été photographié en compagnie de la femme de M. Trudeau, Sophie Grégoire, et d’au moins un ministre lors d’un événement à Bombay le 20 février. Une invitation à un deuxième événement, à New Delhi, a été annulée in extremis lorsqu’on a découvert la présence de M. Atwal en Inde.

Qui a invité M. Atwal à ces deux réceptions ? Le comité n’apporte pas de réponse précise, si ce n’est rappeler que le député libéral de Surrey-Centre, Randeep Sarai, a dit être à l’origine des invitations au plus fort de la controverse, et que ce dernier a par la suite affirmé ne pas avoir invité l’individu en question.

Pas de vérifications d’usage

Chose certaine, le cabinet du premier ministre a dressé la liste définitive des invités aux réceptions sans toutefois mener des vérifications d’usage élémentaires. D’ailleurs, le ministère des Affaires étrangères n’a pas transmis les listes des personnes invitées aux événements de Bombay et de New Delhi à la GRC ou au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Et la GRC a souligné qu’elle n’avait pas la responsabilité de veiller à la vérification de sécurité des personnes invitées aux événements organisés par les autorités locales à l’étranger.

Mais pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, le comité recommande au gouvernement fédéral d’élaborer une méthode uniforme pour vérifier les antécédents des invités qui pourraient être présents à des événements auxquels le premier ministre participe à l’étranger.

Les stations BIXI démantelées après une année record

À l’approche de l’hiver, BIXI Montréal démantèle ses stations qui réapparaîtront en avril 2019. Alors que la 10e saison de BIXI vient de se clore, Montréal peut se féliciter d’un taux d’utilisation qui ne cesse de croître d’année en année.

L’organisme BIXI Montréal a annoncé un nombre record de 5,3 millions de déplacements cette année, soit environ 25 000 trajets quotidiennement. C’est une hausse de plus de 11 % par rapport à 2017.

Instauré en 2017, le système de paiement liant les transports en commun et le vélo-partage a également gagné en popularité : le nombre d’achats BIXI par l’entremise de la carte Opus a doublé en 2018. Par ailleurs, près de 15 000 utilisateurs se sont prévalus du tarif réduit, une nouvelle offre lancée cette année.

Quelque 15 479 350 km ont été parcourus en BIXI cette année. En moyenne, le temps d’utilisation a été de 14 minutes, pour une distance de 2,9 km par déplacement, d’après BIXI Montréal.

Depuis le lancement du service à Montréal en 2009, 1,3 million de personnes ont effectué plus de 38 millions de déplacements. BIXI Montréal prévoit que de plus en plus d’utilisateurs auront recours à ses vélos dans les prochaines années.

Le réseau de vélo-partage s’agrandira dès 2019 : 1000 nouvelles bicyclettes en libre-service seront ajoutées et 60 nouvelles stations seront mises en place. On comptait cette année 540 stations à Montréal et à Longueuil.

Cet agrandissement du réseau BIXI permettra à cinq nouveaux arrondissements d’avoir accès aux vélos, soit Lachine, Saint-Laurent, Montréal-Nord, Anjou et Saint-Léonard. En parallèle, la Ville de Montréal a annoncé l’été dernier un investissement de 15 millions pour la mise en chantier de 48 projets de développement de voies cyclables.

— Marissa Groguhé, La Presse 

Les conservateurs remportent l’élection partielle fédérale en Ontario

Les conservateurs ont remporté aisément l’élection partielle fédérale, hier, dans une circonscription de l’est de l’Ontario qui a longtemps été une forteresse conservatrice. Avec 200 des 238 bureaux dépouillés en fin de soirée à Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes, le candidat conservateur Michael Barrett, un conseiller municipal, avait une forte avance avec 58,9 % des voix. La candidate libérale Mary Jean McFall se trouvait à bonne distance, à 34,6 %, tandis que les candidates du NPD et du Parti vert obtenaient 3,2 % et 3 %, respectivement. La circonscription est devenue vacante à la suite de la mort du député conservateur Gord Brown en mai. — La Presse canadienne

Montréal

Le pont de l’Île-aux-Tourtes remplacé d’ici 2030

Le pont de l’Île-aux-Tourtes, qui relie Vaudreuil-Dorion et l’île de Montréal, sur l’autoroute 40, sera remplacé par une nouvelle infrastructure beaucoup plus large, équipée d’une « piste polyvalente » pour les piétons et cyclistes et conçue pour accueillir un projet de transport collectif. Selon une source de La Presse, la construction de ce nouvel ouvrage de 2 kilomètres de long et de 40 mètres de largeur devrait coûter plus de 1 milliard. Mais ce n’est pas pour demain. Dans un avis de projet déposé la semaine dernière par le ministère des Transports du Québec (MTQ), la préparation, le choix du constructeur, la conception et la construction du pont s’étendront sur un horizon de 12 ans. Son inauguration pourrait donc avoir lieu quelque part d’ici 2030. Le pont de l’Île-aux-Tourtes a été construit en 1965. C’est un des plus longs de toute la grande région de Montréal. Il est utilisé par environ 83 000 véhicules par jour. Ces dernières années, le pont a montré des signes de défaillances structurelles importantes. — Bruno Bisson, La Presse

Plateau-Mont-Royal

Un mort et un blessé dans une fusillade

L’un des deux hommes blessés par balle à la suite d’une fusillade survenue en début de nuit, lundi, dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, a succombé à ses blessures. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu’il s’agit du 29e homicide à survenir cette année sur le territoire de Montréal. La victime est âgée de 31 ans. On craint toujours pour la vie de l’autre homme atteint grièvement, âgé de 25 ans. Cette fusillade s’est produite à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue du Mont-Royal. Les enquêteurs sont à la recherche de caméras de surveillance près du lieu de l’échange de coups de feu afin d’en vérifier les enregistrements.

— Sara Champagne, La Presse, avec La Presse canadienne

Canada

La moitié des populations de saumon quinnat en voie de disparition 

La moitié des populations de saumon quinnat, aussi appelé saumon du Pacifique ou saumon chinook, sont en voie de disparition et la plupart des autres sont en déclin, selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. D’après ce qu’a révélé le comité, hier, huit des seize populations de saumon quinnat sont considérées comme en voie de disparition, alors que quatre autres sont menacées et qu’une est qualifiée de préoccupante. Une seule des seize populations de saumon quinnat, celle de la rivière Thompson en Colombie-Britannique, est jugée stable. L’état des deux dernières populations présentes au Canada demeure inconnu. L’épithète « en voie de disparition » représente le niveau de menace le plus sérieux selon les critères du comité. Une étape qui laisse entendre que la population est sur le point d’être anéantie. « Dans certaines populations, on présume qu’il reste moins de 200 poissons », rapporte John Neilson, membre du comité et biologiste des pêches à l’Université Simon Fraser. Le saumon quinnat est à la fois une source de pêcherie importante en Colombie-Britannique et un animal au cœur de la vie et de la culture des peuples autochtones.

— La Presse canadienne

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