Tadjikistan

1992

Au pouvoir depuis 1992, l’homme fort du Tadjikistan Emomali Rakhmon entamera selon toute vraisemblance un nouveau mandat de sept ans à l’issue de la présidentielle de dimanche, dont les résultats doivent être annoncés lundi. Il rallongera ainsi son record de longévité au pouvoir dans l’ancien espace soviétique.

Canadiens détenus en Chine

Michael Kovrig « très soulagé » d’avoir eu un contact consulaire

Michael Kovrig, l’un des deux Canadiens détenus en Chine, a été « très soulagé » d’avoir eu un contact consulaire pour la première fois depuis des mois et a conservé « sa détermination et son sens de l’humour », a indiqué son épouse, Vina Nadjibulla, dimanche. C’était le premier contact consulaire pour les deux hommes depuis le mois de janvier. MM. Kovrig et Spavor sont emprisonnés en Chine depuis le 10 décembre 2018. Ils ont été inculpés d’espionnage en juin dernier. Le premier ministre Justin Trudeau a évoqué le sort des deux hommes avec Donald Trump lors d’une conversation téléphonique samedi et a remercié le président américain pour le soutien des États-Unis dans les efforts pour obtenir leur libération. En annonçant le contact consulaire samedi, le gouvernement canadien a réitéré sa « profonde préoccupation » face à la « détention arbitraire » de ses deux ressortissants et réclamé « leur libération immédiate ».

— Agence France-Presse

France

Un poste de police attaqué au mortier d’artifice

Une quarantaine de personnes ont tiré des mortiers d'artifice sur le commissariat de Champigny-sur-Marne, samedi soir, sans toutefois faire de blessés. Deux agents étaient en train de fumer devant le commissariat de la banlieue parisienne lorsqu'une quarantaine de personnes, visages dissimulés et armés de barres de fer, sont arrivées. Elles ont notamment cassé des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l’entrée, selon une source policière. Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l’abri dans le hall de sécurité de l’entrée du commissariat. Les incidents ont débuté peu avant minuit et se sont achevés une heure plus tard. Huit mortiers ont été retrouvés non loin, a indiqué la préfecture de police de Paris.Le commissariat a été « attaqué parce qu’il y a une guerre de territoire sur le sol de la République et parce que nous sommes en reconquête : nous imposons la présence de la police partout […], qui doit notamment lutter contre les trafics de stupéfiants », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

— Agence France-Presse

Kirghizstan

La légitimité du nouveau premier ministre remise en doute

Le nouveau premier ministre du Kirghizstan, un politicien nationaliste libéré de prison cette semaine, a choisi dimanche son nouveau ministre de l’Intérieur tout en ignorant les députés. Cette manœuvre a ainsi mis en doute la légitimité de sa nomination. Après s'être fait élire premier ministre par intérim par le Parlement, samedi, Sadyr Japarov a nommé son nouveau ministre de l’Intérieur, Oulan Niyazbekov, dimanche. Il s'agit de l’ancien patron de la police kirghize ayant démissionné dans la semaine. Plusieurs députés ont toutefois mis en cause les conditions dans lesquelles Sadyr Japarov a été nommé premier ministre, puisque le nombre de députés présents à la session extraordinaire était inférieur au seuil requis par la loi. « Aucune des décisions prises par Japarov comme premier ministre n’est légale », a ainsi assuré sur sa page Facebook Aïda Kassymalieva, vice-président de l’Assemblée. La nomination de M. Japarov doit en outre être confirmée par le président Sooronbaï Jeenbekov, laissant craindre une potentielle bataille politique entre les deux hommes.

— Agence France-Presse

Haut-Karabakh

Les espoirs de trêve menacés

Stepanakert — Quelques heures après avoir signé l’accord de trêve, les Forces arméniennes séparatistes du Haut-Karabakh et l’armée azerbaïdjanaise se sont mutuellement accusées de poursuivre les bombardements de zones civiles, dimanche.

Dans l’après-midi, aucun échange de prisonniers ou de corps n’avait été annoncé. Il s’agissait pourtant d'un des objectifs du cessez-le-feu humanitaire négocié à Moscou et qui devait entrer en vigueur samedi matin.

L’Azerbaïdjan a accusé les séparatistes arméniens de ne pas respecter les conditions de la trêve, faisant état notamment d’une frappe nocturne sur Gandja, deuxième ville du pays, qui a fait neuf morts parmi les civils.

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a dénoncé sur Twitter une « violation flagrante du cessez-le-feu » et un « crime de guerre ».

« Les forces armées arméniennes ne respectent pas la trêve humanitaire et poursuivent les tirs de roquettes et d’artillerie sur les villes et villages d’Azerbaïdjan », a de son côté réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du ministère de la Défense, Vaguif Dyargahly. Ces accusations ont été réitérées par l’armée azerbaïdjanaise dans un communiqué publié en soirée.

Son homologue arménien, Chouchan Stepanian, a employé le même ton : « En violation de l’accord de cessez-le-feu, les forces azerbaïdjanaises mènent des assauts vers le Sud, utilisant des véhicules blindés et des missiles. Les unités [séparatistes] ont résolument supprimé toutes les opérations ennemies. »

Situation « plus calme »

Les autorités du Haut-Karabakh ont démenti avoir bombardé Gandja. Le président séparatiste Araïk Haroutiounian a assuré, dimanche matin, que ses troupes respectaient « l’accord de cessez-le-feu » et jugé la situation « plus calme » que la veille.

Sa capitale, Stepanakert, a été néanmoins la cible d’au moins trois vagues de bombardements dans la nuit, selon des journalistes de l’AFP.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, qui a négocié la trêve avec son homologue azerbaïdjanais, retournera à Moscou ce lundi, où il rencontrera Sergueï Lavrov.

Près de 500 morts ont été comptabilisés, dont une soixantaine de civils, un bilan qui pourrait être en réalité bien plus lourd, puisque l’Azerbaïdjan n’a pas révélé le nombre de ses militaires tués.

— Agence France-Presse

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