Meurtre de Jamal Khashoggi

« Nous ne savons pas. Nous enquêtons toujours. »

— Adel al-Jubeir, ministre d’État aux Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, a affirmé hier à CBS que les autorités de son pays ne savaient toujours pas, malgré l’arrestation des agents venus de Riyad pour l’assassiner à Istanbul, où se trouvait le corps démembré du journaliste Jamal Khashoggi.

(Agence France-Presse)

Espagne

Des manifestants appellent à la démission de Pedro Sánchez

Des milliers d’Espagnols ont rejoint hier un rassemblement de la droite à Madrid pour demander la démission du premier ministre socialiste Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir en juin en promettant de dissiper les tensions entre les autorités centrales de Madrid et les dirigeants catalans de Barcelone.

Le Parti populaire de l’opposition conservatrice et le Parti des citoyens de centre droit ont organisé le rassemblement, qui a également été soutenu par le parti d’extrême droite Vox et d’autres formations marginales d’extrême droite. 

Les participants affirment que Pedro Sanchez doit démissionner pour avoir eu des entretiens avec des séparatistes dans la région nord-est de la Catalogne. M. Sanchez a rencontré à deux reprises le chef catalan Quim Torra, et les membres des deux gouvernements ont eu plusieurs autres rencontres.

« Le temps du gouvernement de Sanchez est terminé », a déclaré le président du Parti populaire, Pablo Casado, qui a demandé aux électeurs de punir les socialistes de M. Sanchez lors des prochaines élections européennes, locales et régionales en mai.

Les tensions politiques surviennent alors qu’un procès extrêmement délicat devant la Cour suprême d’Espagne commence demain pour 12 séparatistes catalans qui font face à des accusations, notamment de rébellion, pour leur rôle dans une tentative de sécession infructueuse en 2017.

M. Sanchez a hérité de la crise catalane de l’ancien premier ministre Mariano Rajoy, alors dirigeant du Parti populaire. M. Rajoy s’est révélé incapable d’empêcher le soutien à la sécession d’augmenter à plus de la moitié des électeurs de la région en Catalogne.

— Associated Press

Venezuela

Bloquer l’aide humanitaire est un « crime contre l’humanité », dit Guaidó

L’opposant Juan Guaidó, reconnu par une cinquantaine de pays comme président intérimaire du Venezuela, a averti hier les militaires soutenant le président Nicolás Maduro qu’empêcher l’entrée de l’aide humanitaire, stockée en Colombie, fait d’eux des « quasi-génocidaires », car c’est un « crime contre l’humanité ». Plusieurs tonnes d’aliments et de médicaments, envoyées des États-Unis, sont stockées depuis jeudi dans des entrepôts à Cúcuta, en Colombie, près du pont international de Tienditas, barré par les militaires vénézuéliens avec deux conteneurs et une citerne.

— Agence France-Presse

Algérie

Même affaibli, Bouteflika brigue un cinquième mandat

Abdelaziz Bouteflika, 81 ans et au pouvoir en Algérie depuis deux décennies, a mis fin à des mois de spéculations hier en annonçant qu’il briguerait un cinquième mandat en avril, malgré des problèmes de santé qui l’ont considérablement affaibli. Systématiquement réélu au premier tour avec plus de 80 % des voix, le chef de l’État, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle du 18 avril dans un « message à la Nation », sera le grand favori du scrutin. Cloué dans un fauteuil roulant par un accident vasculaire cérébral depuis 2013, M. Bouteflika n’apparaît plus que rarement en public et ne s’exprime plus publiquement. — Agence France-Presse

Brexit

Les Britanniques veulent plus de temps pour renégocier

La première ministre Theresa May va proposer aux députés britanniques de lui accorder un délai supplémentaire pour négocier avec Bruxelles un accord de Brexit remanié, a annoncé hier le secrétaire d’État au Logement, James Brokenshire. Censé quitter l’Union européenne le 29 mars, le Royaume-Uni est en plein flou quant à la forme que prendra ce divorce historique, les députés britanniques ayant massivement rejeté le 15 janvier l’accord négocié pendant de longs mois avec Bruxelles par Theresa May. La dirigeante conservatrice tente désormais d’obtenir de Bruxelles des concessions susceptibles de recueillir l’aval des parlementaires, mais les discussions butent toujours sur la question du filet de sécurité irlandais. Alors que la Chambre des communes se penchera jeudi sur la stratégie à suivre, James Brokenshire a indiqué hier sur la BBC que le gouvernement comptait proposer au Parlement de débattre à nouveau des différentes options possibles pour le Brexit d’ici à la fin de février, si aucun accord remanié n’a pu être trouvé d’ici là, une manière pour l’exécutif de conserver la main sur le processus.

— Agence France-Presse

Israël

La tension monte après le meurtre d’une jeune Israélienne

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé hier son intention de réduire des fonds reversés aux Palestiniens, trois jours après le meurtre d’une jeune Israélienne par un Palestinien à Jérusalem.

Le corps d’Ori Ansbacher, 19 ans, a été retrouvé jeudi soir aux abords de Jérusalem, à la limite de la Cisjordanie occupée. Les services de sécurité israéliens ont annoncé samedi l’arrestation d’Arafat Irfaiya, Palestinien originaire d’Hébron, en Cisjordanie, accusé du meurtre.

Dans un communiqué, le Shin Beth a affirmé que le Palestinien avait reconnu hier avoir tué Ori Ansbacher pour des « motifs nationalistes ».

Le même jour, M. Nétanyahou s’est rendu chez les parents de la jeune fille dans la colonie israélienne de Tekoa, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Il les a informés des avancées de l’enquête et du fait que le meurtrier avait avoué avoir tué la jeune fille pour des « motifs nationalistes », selon un communiqué de son bureau.

En réaction à ce meurtre, qui a provoqué une très vive émotion en Israël, M. Nétanyahou a annoncé son intention de réduire à partir de la semaine prochaine des fonds reversés aux Palestiniens, en application d’une loi votée par le Parlement en juillet 2018.

Le texte permet à Israël de soustraire les sommes octroyées par l’Autorité palestinienne aux détenus palestiniens de l’argent qu’Israël lui reverse au titre des taxes prélevées sur les biens destinés aux territoires palestiniens.

La loi n’avait pas été appliquée jusqu’à présent.

« Semer le chaos »

Selon le député à l’origine de la loi, Avigdor Lieberman, l’Autorité palestinienne verserait 330 millions de dollars par an aux familles de Palestiniens détenus par Israël ou qui ont été tués par des soldats israéliens.

« Je vais réunir le cabinet dimanche prochain et nous ferons passer la décision nécessaire pour réduire ces transferts. Que personne n’ait le moindre doute, cela sera fait la semaine prochaine », a prévenu M. Nétanyahou à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.

Le ministre palestinien des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh, proche du président Mahmoud Abbas, a indiqué à l’AFP que « l’Autorité palestinienne refusera de recevoir l’ensemble des fonds reversés si Israël en prélève une partie ». Il a dénoncé une « menace explicite pour semer le chaos ».

— Agence France-Presse

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