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L’actrice bergmanienne Bibi Andersson s’éteint

L’actrice suédoise Bibi Andersson, l’une des actrices fétiches d’Ingmar Bergman, est morte hier à l’âge de 83 ans, a annoncé à l’AFP sa fille, Jenny Grede Dahlstrand. Elle a joué dans de nombreux classiques du maître suédois, dont Le septième sceau (1957), Les fraises sauvages (1957) et Persona (1966). Elle a commencé à travailler avec lui à l’âge de 15 ans, alors engagée pour jouer dans plusieurs clips publicitaires pour la marque de savon suédoise Bris qu’il réalisait. Bibi Andersson a reçu de nombreuses récompenses, dont l’Ours d’argent de la meilleure actrice au festival de Berlin en 1963 pour son rôle dans La maîtresse du réalisateur suédois Vigot Sjoman. Elle a continué à tourner jusqu’en 2009, avant d’être victime d’un accident vasculaire qui avait laissé un côté de son corps paralysé. « Elle laisse derrière elle un vide énorme pour tous ceux qui ont eu le privilège de vivre à ses côtés », a déclaré sa fille à l’AFP. Pour Jan Holmberg, président de la Fondation Ingmar Bergman, Bibi Andersson n’a pas toujours trouvé des rôles à sa hauteur. Mais « elle s’en saisissait et en faisait quelque chose de bien plus grand », a-t-il dit à l’AFP.

— Agence France-Presse

Tout le monde en parle

Éloquente Laurence Nerbonne

Laurence Nerbonne a certainement offert la meilleure entrevue de la soirée, hier, à Tout le monde en parle. Pertinente, éloquente, elle montre son côté « dur à cuire » sur son deuxième album très entraînant, intitulé Feu.

La chanteuse s’étonne que le hip-hop soit si peu exploité au Québec et croit que pour intéresser les jeunes générations, il « va falloir offrir plus de diversité, des choses plus ouvertes sur le monde ». « Appelez dans les radios pour dire ce que vous voulez entendre », affirme celle qui remarque que seulement 20 femmes apparaissent dans le top 100 des chansons les plus jouées au Québec. Lorsqu’il a été question de la déclaration controversée, dans La Presse, de Louis-Jean Cormier sur la parité dans la programmation des festivals, l’entrevue a dévié sur la question des quotas, « un passage obligé », selon Julie Le Breton. Laurence Nerbonne, qui admet s’être « déjà fait pogner les fesses par un technicien », s’est inspirée d’expériences de son entourage pour écrire la percutante « #METOO ». « J’ai jamais fait d’argent de mes disques de toute ma vie », a déclaré l’artiste, qui porte un regard très lucide sur son industrie.

Martin Petit trouve indéfendable la position de Gad Elmaleh, qui a plagié de nombreux humoristes, dont lui. « Tu rentres dans une banque, tu voles de l’argent, c’est pas un hommage au système monétaire », a-t-il blagué, parlant de « la pire affaire qu’un humoriste peut faire ». À la suite des pressions du ComediHa ! Fest, son Grand Montréal Comédie Fest a changé de nom pour le Grand Montréal Comique. À sa deuxième édition, le festival proposera la Coupe du monde du stand-up, à laquelle ne participe qu’un seul pays. « Vous avez pas de règlements ? » s’est étonné un Guy A. hilare. Son nouveau spectacle s’intitule Martin Petit à 107 000 km/h, faisant référence à la vitesse à laquelle la Terre tourne, « une information relaxante » qui nous fait relativiser, selon lui. Petit a lu la carte de Dany en feignant le haut-le-cœur : « Si jamais le Grand Montréal Comique se cherche un directeur général, y a un certain Gilbert Rozon qui le ferait bénévolement. »

Entrevue décousue avec Valentine Thomas, qui a abandonné le droit, un travail à Londres et même son conjoint pour partir vivre sa passion pour la pêche en apnée, avec ses deux chiens saucisses. L’influenceuse sur Instagram, qui a une préférence pour les Bahamas et qui n’a pas peur d’affronter les requins, a réussi à rester sous l’eau sans respirer jusqu’à 5 minutes 45 secondes. L’état des océans « est très moche », affirme celle qui voit régulièrement des ballons, des sacs de plastique, des gobelets en styromousse en pleine mer – elle a même vu un frigo et des pneus.

« À choisir, j’aime mieux un auteur mort, Racine, Corneille, parce que je décide de tout », affirme Serge Denoncourt, qui vit pourtant une relation professionnelle ouverte mais étroite avec le dramaturge Michel Marc Bouchard, pour une huitième production. Dans La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé, au TNM, Julie Le Breton incarnera une thanatologue connue mondialement, qui revient dans sa ville natale pour embaumer sa mère. « Tu t’es calmé avec les années », a lancé la comédienne au metteur en scène, admettant que la création d’une pièce de théâtre comportait ses moments de tension. « Il n’est pas du tout dans la mesquinerie, dans la méchanceté. »

Denoncourt croit totalement son ami Wade Robson, qui a témoigné des agressions sexuelles dont il a été victime de la part de Michael Jackson dans un documentaire, et qui a reçu des menaces de mort depuis. Doit-on bannir l’œuvre de Jackson ? Annuler le spectacle du Cirque du Soleil ? « Présentement, il m’écœure, j’ai pas envie », a répondu Denoncourt, qui a admis redécouvrir Claude Jutra, malgré tout. « J’ai vu Mon oncle Antoine récemment et j’ai trouvé ça bon. » Il se porte à la défense des Petits Chanteurs du Mont-Royal, à qui la Commission scolaire de Montréal ne permettra plus de fréquenter le collège Notre-Dame. « Comme toujours, c’est pas les petits garçons riches qui vont en souffrir, c’est les petits garçons pauvres », dénonce-t-il.

L’entrevue avec les chauffeurs de taxi traduisait bien la détresse humaine vécue dans ce domaine avec le projet de loi 17 du gouvernement de la Coalition avenir Québec. Max-Louis Rosalbert, patriarche des chauffeurs de taxi haïtiens, et Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec, considèrent comme largement insuffisante la compensation globale de 500 millions de dollars et parlent d’« expropriation ». M. Homsy craint qu’Uber baisse ses prix et finisse par étrangler les chauffeurs de taxi. Serge Denoncourt remarque par ailleurs que l’industrie du taxi a beaucoup amélioré son service à la clientèle depuis l’arrivée d’Uber, dont il n’utilise pas les services. « Est-ce qu’on mérite d’être effacés si on s’est améliorés ? » demande Abdallah Homsy. « Nous avons une cause juste », a déclaré Max-Louis Rosalbert, espérant sensibiliser la population, malgré les manifestations qui ont ralenti la circulation en ville.

L’Impact de Montréal, qui a remporté son match d’ouverture à domicile samedi, a fait l’objet du dernier segment de l’émission. Le président de l’équipe, Kevin Gilmore, considère que l’Impact doit se comporter comme un club de ligue majeure dans un grand marché, et demande aux joueurs de se montrer davantage au public, comme c’était le cas du milieu défensif Samuel Piette, sur le plateau. L’entraîneur-chef Rémi Garde, qui ne manque pas de vocabulaire, est resté très concis au sujet de son avenir avec l’équipe, dont il discutera prochainement avec la direction. Kevin Gilmore n’a pas voulu se prononcer sur le conflit opposant Bell à TVA Sports, télédiffuseur officiel des matchs de l’équipe. « Ce qu’on voit présentement, c’est commun aux États-Unis », a-t-il tout de même dit.

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