Relations Turquie–Arménie

« Nous voulons avoir plus d’amis et moins d’ennemis. »

— Le premier ministre turc, Binali Yildirim, qui s’est dit prêt hier à envisager « une nouvelle » page avec l’Arménie. Dans des déclarations au lendemain de sa prise de fonctions, le nouveau premier ministre arménien Nikol Pachinian a évoqué le possible établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.

— Agence France-Presse

Autriche

Le chef des inspecteurs de l’AIEA démissionne

Le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a démissionné hier, a annoncé un porte-parole de cette agence onusienne. Aucune raison n’a été invoquée pour expliquer le départ de Tero Varjoranta, qui intervient après que le président des États-Unis Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, dont l’AIEA était chargée de vérifier l’application. « Les activités de sécurisation de l’agence se poursuivront de manière très professionnelle », a ajouté le porte-parole à Vienne, où l’AIEA a son siège. Tero Varjoranta, un Finlandais qui occupait ses fonctions depuis fin 2013, a été remplacé à titre provisoire par Massimo Aparo, le directeur par intérim du Bureau de l’agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole. La Maison-Blanche a fait savoir jeudi qu’elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

— Agence France-Presse

Palestine

Un manifestant tué par des tirs israéliens

Un Palestinien a été tué par des tirs de soldats israéliens lors du septième vendredi consécutif de manifestations à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a annoncé le ministère local de la Santé. L’homme de 40 ans a été atteint à la poitrine près de Khan Younès, dans le sud de l’enclave palestinienne, a précisé le Ministère. Cette mort porte à 53 le nombre de Palestiniens tués depuis le début, le 30 mars, du mouvement de protestation revendiquant le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948. Environ 200 autres Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens, a dit le ministère gazaoui. La manifestation d’hier a eu lieu à l’approche du transfert, lundi, de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, et de la commémoration, mardi, de la Nakba (catastrophe, en arabe), qui marque pour les Palestiniens la création de l’État d’Israël et l’exode de centaines de milliers de Palestiniens. Selon l’armée israélienne, environ 15 000 Palestiniens ont participé hier à la manifestation à cinq endroits le long de la frontière.

— Agence France-Presse

Soudan

Condamnée à mort pour le meurtre de son mari violeur

Une jeune Soudanaise a été condamnée à mort jeudi pour avoir tué son mari pendant, selon sa version des faits, qu’il la violait. La jeune femme de 19 ans, Noura Hussein, a été contrainte de se marier par ses parents quand elle n’avait que 16 ans. Elle a alors pris la fuite, a expliqué au téléphone l’avocat Ahmed Sebair, mais son mari et des membres de sa famille l’ont retrouvée et maîtrisée. L’homme l’aurait violée, puis aurait tenté de la violer une deuxième fois le lendemain, quand ils étaient seuls. C’est à ce moment qu’elle l’a poignardé à mort. Mme Hussein est incarcérée depuis ces événements, qui se sont produits le 3 mai 2017. Ses partisans ont envahi le palais de justice de la ville d’Omdourman, la deuxième en importance du Soudan. Son histoire a aussi enflammé les réseaux sociaux avec le mot-clic #JusticeForNoura. Le Soudan est dirigé par le président Omar el-Béchir, qui est accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre par la Cour pénale internationale. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Cinq habitants rachètent leur petite île en Écosse

ÉDIMBOURG — La petite île d’Ulva, perle d’Écosse aux plages immaculées, a été rachetée par cinq de ses six habitants qui craignaient de la voir tomber entre les mains de magnats venus de Russie ou du Moyen-Orient, et de voir ainsi leur mode de vie toucher à sa fin.

Les habitants réunis dans une association ont annoncé hier le marché conclu, profitant d’une loi qui accorde aux communautés locales un droit de préemption.

« Nous sommes heureux et soulagés », a dit à l’AFP Rebecca Munro, qui tient l’unique café de l’île, The Boathouse, interrogée par téléphone.

Avec les autres habitants, elle deviendra officiellement propriétaire de l’île le 21 juin.

Ulva avait été mise en vente en juillet dernier par le sixième habitant de l’île, membre d’une famille aristocratique à laquelle elle appartenait depuis des décennies. Mise à prix pour 4,25 millions de livres (7,4 millions CAN), l’île a été rachetée « à un prix fixé par une évaluation indépendante commandée par le gouvernement écossais », indique dans un communiqué la petite organisation, qui a pu réunir les fonds grâce à une subvention du gouvernement écossais et aux contributions de 500 personnes.

Un endroit idyllique

Lors de sa mise en vente, le propriétaire, Jamie Howard, l’avait décrite comme « l’une des plus belles îles privées d’Europe du nord », attirant des magnats étrangers, et les insulaires avaient alors craint d’être expulsés.

Avec sa vue sur le mont Ben More et la spectaculaire cascade Eas Fors de l’île voisine de Mull, Ulva est un endroit idyllique.

Le Boathouse attire environ 5000 visiteurs par an. Mais à proximité des cottages vides, une église abandonnée et l’hôtel désaffecté d’Ulva tombent en ruine.

« Quand nous allons prendre le contrôle, notre priorité immédiate sera de commencer à rénover les maisons », a expliqué Rebecca Munro, originaire de Dumfries, sur le « continent » écossais, installée sur l’île avec son mari. « Nous avons toujours dit que notre priorité serait le repeuplement de l’île », a-t-elle ajouté.

À son apogée, Ulva comptait plus de 800 habitants. Son déclin a commencé au XVIIe siècle, lorsque les propriétaires terriens ont évincé en masse les agriculteurs des Highlands pour transformer leurs champs en pâturages pour moutons.

— Agence France-Presse

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