Kirghizstan

« Eh bien, peut-être que je devrais inviter Goulaïm à boire un verre et à fumer pour qu’on discute de ce manuel. »

— Altyn Kapalova, auteure et militante féministe du Kirghizstan. Un manuel scolaire encourageant les élèves à dénigrer les femmes qui fument ou qui portent des vêtements légers a déclenché hier les critiques du Parlement. Un passage évoque une jeune femme nommée Goulaïm qui marche « de façon provocante » autour des hommes. (AFP)

londres

Julian Assange pourrait sortir de l’ambassade de l’Équateur

Le président de l’Équateur assure avoir reçu suffisamment de garanties du gouvernement britannique pour que Julian Assange puisse sortir de l’ambassade de l’Équateur à Londres, où le fondateur de WikiLeaks est réfugié depuis 2012. Lenín Moreno a déclaré à la radio, hier, que les autorités équatoriennes avaient obtenu l’assurance écrite que le gouvernement britannique n’extraderait pas le cybermilitant australien vers un pays où il serait passible de la peine de mort. Ses commentaires suggèrent que les mois de diplomatie discrète entre le Royaume-Uni et l’Équateur pour résoudre la situation de M. Assange ont porté leurs fruits, à un moment où les questions se multiplient concernant le statut juridique de l’ancien pirate informatique australien aux États-Unis. M. Moreno n’a pas dit si l’Équateur avait l’intention d’expulser M. Assange de l’ambassade, mais il a indiqué que les avocats de l’Australien examinaient leurs options.

— Associated Press

états-unis

Trump nommerait la porte-parole de sa diplomatie comme ambassadrice à l’ONU

Le président Donald Trump devrait nommer la porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, ont rapporté hier plusieurs médias américains. Cette ancienne journaliste de Fox News, chaîne de prédilection du locataire de la Maison-Blanche, remplacerait Nikki Haley, l’actuelle représentante américaine aux Nations unies ayant annoncé en octobre son départ de l’organisation pour la fin de l’année. Cette nomination pourrait être annoncée aujourd’hui, indique CNN, citant deux responsables sous le couvert de l’anonymat. Le mois dernier, le président américain avait déclaré que la nomination de Mme Nauert était « sérieusement envisagée ». « Elle est excellente, elle est à nos côtés depuis longtemps, elle nous soutient depuis longtemps », avait-il ajouté devant la presse. Diplômée en journalisme de l’Université Columbia, Heather Nauert, 48 ans, a fait ses armes à la télévision sur la chaîne ABC, et surtout à Fox News, avant d’être nommée porte-parole de la diplomatie américaine en avril 2017, sans avoir aucune expérience politique. Nikki Haley avait annoncé sa démission-surprise début octobre aux côtés du président américain à la Maison-Blanche. — Agence France-Presse

États-Unis 

Dernier adieu à George H.W. Bush 

L’ancien président des États-Unis George H.W. Bush a reçu hier un dernier adieu de la population au Texas avant d’être inhumé dans l’intimité aux côtés de l’épouse qu’il avait chérie pendant plus de 70 ans, Barbara, et de leur fille morte en bas âge. Quatre jours de cérémonie, des funérailles d’État et les plus grandes figures politiques, démocrates et républicaines, rassemblées : les États-Unis ont traversé un bref, et rare, moment d’unité pour les obsèques du 41e président des États-Unis (1989-1993). Loin des caméras, George H.W. Bush a été inhumé en fin de journée sous un ciel gris, près de la bibliothèque présidentielle qui porte son nom à College Station, au Texas. « Le 41e président des États-Unis d’Amérique, George Herbert Walker Bush, est arrivé en sa dernière demeure », a annoncé son porte-parole, Jim McGrath. Décédé à l’âge de 94 ans au Texas, le 30 novembre, il a été enterré aux côtés de Barbara, son épouse et grand amour pendant 73 ans, qui s’est éteinte en avril, et de Robin, leur fille morte d’une leucémie lorsqu’elle avait 3 ans. 

— Agence France-Presse

Brexit 

Theresa May lâche un peu de lest pour convaincre les députés 

La première ministre du Royaume-Uni Theresa May a lâché un peu de lest hier pour tenter de convaincre des députés d’adopter son accord de Brexit négocié avec Bruxelles avant un vote à haut risque mardi prochain. Affaiblie par une opposition de tous bords au traité de sortie de l’Union européenne, la dirigeante conservatrice a dit à la BBC que les députés pourraient avoir le dernier mot sur l’éventuelle activation d’une disposition évitant le rétablissement de contrôles frontaliers sur l’île d’Irlande après le Brexit, un point très controversé du texte. Désignée par le terme « filet de sécurité » (backstop, en anglais), cette disposition maintient l’ensemble du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE ainsi qu’un alignement réglementaire plus poussé pour l’Irlande du Nord, si aucun accord sur la future relation entre Bruxelles et Londres n’est conclu à l’issue d’une période de transition de 21 mois après le Brexit, prévu pour le 29 mars 2019. Mais le backstop, destiné à préserver l’accord de paix en Irlande du Nord, est décrié par les députés eurosceptiques, qui y voient un danger d’arrimage permanent du Royaume-Uni à l’UE. « On parle du backstop comme s’il était automatique. En fait, il n’est pas automatique », a relevé Theresa May, soulignant la possibilité d’étendre « pour un an ou deux » la période de transition à la place. 

— Agence France-Presse

Luxembourg

Le gouvernement veut instaurer la gratuité des transports publics

Le Luxembourg pourrait devenir le premier pays européen à instaurer la gratuité des transports publics sur l’ensemble de son territoire. L’accord de coalition du nouveau gouvernement en place depuis mercredi et dirigé par le libéral Xavier Bettel mentionne que « la gratuité des transports publics sera introduite sur le territoire du grand-duché de Luxembourg durant le premier trimestre 2020 ». Cela concerne les trains, les bus et le tram qui roule dans la capitale. En 2016, plus de 100 millions de passagers ont utilisé les transports publics dans ce petit pays prospère de 600 000 habitants. Selon le ministère chargé des Transports, le coût d’exploitation des transports publics s’élève à 491 millions d’euros au Luxembourg, et les ventes de tickets et d’abonnements rapportent 40 millions d’euros par an. Mais ces ventes génèrent aussi des emplois, et le projet gouvernemental suscite déjà l’’inquiétude puisque les guichets seraient appelés à fermer. « Tant que ce n’est pas clarifié, on ne peut pas accepter cela », a déclaré à l’AFP Georges Merenz, président du FNCTTFEL-Landesverband, principal syndicat de transports au grand-duché. — Agence France-Presse

États-Unis 

Une immigrée clandestine fait le ménage pour Trump 

Une femme immigrée clandestine travaille depuis cinq ans dans le club de golf de Bedminster appartenant au groupe de Donald Trump, pour lequel elle accomplit diverses tâches ménagères durant ses séjours réguliers, a-t-elle raconté au New York Times

D’origine guatémaltèque, Victorina Morales a elle-même sollicité le quotidien, pour lequel elle a accepté de témoigner à visage découvert, dans un article publié hier.

Mme Morales, qui gagne 13 $ l’heure, a déjà fait plusieurs fois le ménage dans la villa que possède Donald Trump dans la résidence.

Avec une autre femme, Sandra Diaz, sans-papiers à l’époque où elle travaillait à Bedminster (New Jersey) dans le même groupe qu’elle, Mme Morales affirme que plusieurs autres employés du golf se trouvaient aux États-Unis en situation irrégulière.

Arrivée illégalement aux États-Unis en 1999, Victorina Morales est entrée au service de la résidence, qui comprend un parcours de golf, après avoir présenté de faux papiers.

Lors de son entretien d’embauche, elle assure avoir dit à celle qui allait devenir sa supérieure que ses papiers étaient faux, confession qui ne l’a pas empêchée de décrocher un emploi.

Lassée d’entendre des insultes

Cette femme de ménage de 45 ans explique avoir souhaité raconter son histoire en réaction aux propos très durs de Donald Trump sur les migrants, en particulier ceux venus d’Amérique latine, mais aussi aux quolibets racistes d’un supérieur.

« Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont il parle de nous alors qu’il sait que nous l’aidons à gagner de l’argent », a déclaré Mme Morales au New York Times. « Nous nous mettons en quatre pour satisfaire tous ces besoins et nous devons supporter qu’il nous humilie. »

La femme de ménage exprimait là un point de vue général sur Donald Trump, mais explique avoir été traitée avec respect par l’ancien promoteur immobilier, qu’elle décrit comme exigeant mais poli et susceptible de donner de généreux pourboires.

« Nous avons des dizaines de milliers d’employés dans nos établissements et avons des méthodes de recrutement très strictes », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la Trump Organization, le groupe de Donald Trump.

« Si un employé a produit de faux documents pour contourner la loi, a-t-elle ajouté, il sera immédiatement licencié. »

Mme Morales a expliqué qu’elle s’attendait à perdre son emploi dès la publication de l’article.

— Agence France-Presse

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