Allemagne

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Nombre de migrants venus des îles grecques, dont Lesbos, où des milliers de demandeurs d’asile dorment sans abri près d’une semaine après la destruction du camp de Moria, que va accueillir l’Allemagne. Les autorités grecques ont par ailleurs annoncé l’arrestation, mardi, de cinq hommes soupçonnés d’avoir provoqué le sinistre.

— Agence France-Presse

États-Unis ouragan sally

Les États du Sud-Est se préparent au pire

L’ouragan Sally devait toucher terre dans la nuit de mardi à mercredi dans le sud-est des États-Unis, menaçant plusieurs États de crues « historiques » et potentiellement mortelles, ont mis en garde les services météorologiques américains.

Le président Donald Trump a invité les habitants de l’Alabama, de la Louisiane et du Mississippi à la plus grande prudence face à cet épisode climatique « extrêmement dangereux », mais qu’il a affirmé être « sous contrôle ».

Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) à 21 h GMT, Sally charriait des vents soufflant jusqu’à 130 km/h, ce qui en fait un ouragan de catégorie 1, sur une échelle qui en compte 5.

Il a légèrement faibli par rapport aux relevés précédents, mais les services météorologistes et les autorités continuaient d’appeler la population à se préparer au pire.

« Faites des préparatifs. Sécurisez vos biens. Surveillez les bulletins météo, ayez un kit anti-ouragan prêt et des provisions pour trois ou quatre jours », a ainsi conseillé Andrew Gilich, maire de la ville côtière de Biloxi, dans l’État du Mississippi.

« Des inondations historiques sont à craindre avec des crues potentiellement mortelles », a alerté de son côté le NHC. L’œil de l’ouragan se trouvait à 21 h GMT à 135 km au sud de la ville côtière de Mobile, dans l’État de l’Alabama.

Plus à l’ouest, en Louisiane, La Nouvelle-Orléans, encore traumatisée par le passage dévastateur de l’ouragan Katrina il y a 15 ans, fait aussi partie des zones à risque. « Soyez malins et faites attention », a exhorté le gouverneur John Bel Edwards.

Son État éponge encore les dégâts de l’ouragan Laura, de catégorie 4, qui, avec des pointes à près de 240 km/h, avait coûté la vie à au moins dix personnes, et quatre au Texas voisin, il y a seulement deux semaines.

— Agence France-Presse

Vaccins contre la COVID-19

Les Émirats approuvent un vaccin pour les personnels soignants

Les Émirats arabes unis ont annoncé avoir approuvé l’utilisation par le personnel soignant d’un vaccin contre le nouveau coronavirus encore en phase d’essai. « Le vaccin sera disponible pour les héros qui sont en première ligne [dans la lutte contre la pandémie] et qui sont les plus exposés au risque de contracter le virus », a tweeté lundi l’Autorité nationale de gestion des crises et des catastrophes (NCEMA). Le géant chinois Sinopharm a commencé à tester un vaccin en juillet aux Émirats arabes unis. Plus de 30 vaccins potentiels sont actuellement testés sur des humains à travers le monde. En Russie, les autorités ont commencé à tester le vaccin Spoutnik-V sur 40 000 habitants de la capitale, dernière étape des essais de ce vaccin annoncé en grande pompe en août, tandis qu’en Chine, une haute responsable a affirmé qu’un vaccin pourrait être offert au grand public dès novembre.

— Agence France-Presse

Biélorussie

L’UE ne reconnaît pas Loukachenko et prépare des sanctions

L’Union européenne (UE) ne reconnaît pas Alexandre Loukachenko en tant que président de la Biélorussie et se prépare à imposer d’importantes sanctions aux responsables du régime dans ce pays, a annoncé mardi le chef de la diplomatie européenne. « Nous considérons que les élections du 9 août sont frauduleuses et nous ne reconnaissons pas Loukachenko comme étant le président légitime [de la] Biélorussie », a déclaré Josep Borrell au cours d’un débat au Parlement européen réuni en session plénière à Bruxelles. « Nous sommes en train d’adopter des sanctions pour un nombre important de responsables de violences, de répressions et de falsifications des résultats des élections », a-t-il ajouté. « Ces sanctions devraient être adoptées avant le Conseil européen organisé les 24 et 25 septembre à Bruxelles si nous voulons conserver la crédibilité européenne », a-t-il précisé. M. Borrell a dénoncé la poursuite des répressions en Biélorussie, où « plus de 7500 manifestants pacifiques ont été arrêtés et 500 cas de torture ont été enregistrés et documentés ».

— Agence France-Presse

COVID-19

La Chine confine une ville entière après trois cas

La Chine a confiné une petite ville située à la frontière avec la Birmanie et lancé un dépistage général des habitants après la découverte de trois cas de COVID-19, a indiqué mardi la mairie de Ruili. Le pays asiatique a depuis plusieurs mois endigué l’épidémie sur son sol. Seuls quelques nouveaux malades sont recensés chaque jour, la quasi-totalité étant des Chinois revenus de l’étranger et placés en quarantaine dès leur arrivée. Peuplée de 210 000 personnes, la commune de Ruili, située dans le Yunnan, est un important point de passage avec la Birmanie. Tous les habitants doivent désormais rester chez eux et subiront un test de dépistage. Aucune entrée ou sortie de la ville n’est désormais autorisée. L’ensemble des commerces sont fermés, à l’exception des pharmacies et des marchés d’alimentation.

— Agence France-Presse

Espagne

Madrid veut identifier 100 000 victimes du franquisme

Après avoir exhumé Franco de son mausolée, le gouvernement de gauche espagnol s’est fixé mardi comme priorité de sortir les milliers de victimes de la dictature franquiste des fosses communes où elles gisent encore, afin de faire avancer le pays dans son travail de mémoire.

Selon les estimations des historiens et des descendants des victimes, plus de 100 000 victimes de la guerre civile (1936-1939) remportée par Franco, qui a ensuite dirigé l’Espagne d’une main de fer jusqu’à sa mort en 1975, se trouvent encore dans ces fosses.

Le projet de loi de « mémoire démocratique » adopté mardi par le Conseil des ministres fera de leur recherche une « responsabilité d’État », a indiqué le gouvernement.

Sur le budget de 750 000 euros prévu pour 2020 dans ce projet, une part de 60 % sera destinée à la recherche des disparus.

Carte des fosses et banque d’ADN

« Notre pays a une dette envers tous les hommes et toutes les femmes, héros et héroïnes, qui ont été victimes de représailles durant la guerre civile et la dictature pour défendre la démocratie », a insisté le gouvernement.

Une carte de toutes les fosses sera élaborée, et une banque d’ADN des victimes sera créée afin de faciliter leur identification.

« La mémoire, la justice et la réparation doivent être des questions d’État », a affirmé le premier ministre socialiste Pedro Sanchez sur Twitter.

« Aujourd’hui, nous faisons un pas de plus dans la reconnaissance des victimes de la guerre civile et de la dictature […], aujourd’hui, nous fermons un peu plus les blessures et nous pouvons regarder le passé avec dignité », a-t-il ajouté.

Ce projet de loi, qui devra être approuvé par le Parlement, prévoit, par ailleurs, d’annuler les condamnations sommaires des républicains espagnols par la justice du régime franquiste.

Il entend également créer un parquet qui se consacrera aux enquêtes sur les violations des droits de la personne commises durant la guerre civile et la dictature. Jusqu’ici, la loi d’amnistie de 1977 a empêché toute poursuite au nom de la transition vers la démocratie.

Plaies encore béantes

Arrivé au pouvoir en juin 2018, Pedro Sanchez a fait de la réhabilitation des victimes du franquisme l’une de ses priorités.

Car près de 45 ans après la disparition du « Caudillo » et la fin du régime franquiste, les plaies de la dictature sont encore ouvertes en Espagne, où la droite accuse la gauche de vouloir raviver les blessures du passé.

« Chaque fois que le gouvernement Sanchez a des problèmes, il sort l’épouvantail Franco », a accusé Javier Maroto, chef du Parti populaire (droite), au Sénat.

La droite critique sévèrement la gestion par le gouvernement Sanchez de la lutte contre le coronavirus et l’accuse de vouloir détourner l’attention des Espagnols.

— Agence France-Presse

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