Neil Peart 1952-2020

Le batteur de Rush s’éteint à 67 ans

Le milieu de la musique et les mélomanes du monde entier ont appris avec stupeur, vendredi, la mort de Neil Peart, batteur et principal parolier du célèbre groupe de rock progressif canadien Rush.

La mort du musicien à 67 ans – qui a marqué le monde de la musique par son jeu inventif et virtuose à la batterie – a été annoncée par les autres membres du trio, Alex Lifeson et Geddy Lee, dans un communiqué commun.

« C’est le cœur brisé et avec la plus profonde tristesse que nous partageons la terrible nouvelle que notre ami, notre frère et partenaire Neil a perdu mardi une bataille de trois ans et demi contre un cancer du cerveau. »

— Le groupe Rush sur son compte Twitter

« Ceux qui souhaitent exprimer leurs condoléances peuvent choisir une organisation de recherche sur le cancer et faire un don au nom de Neil », a ajouté la formation créée en 1968, mais que Peart avait rejointe en 1974 en remplacement de John Rutsey, aux côtés du chanteur-bassiste Lee et du guitariste Lifeson.

Un communiqué de la famille précise que Neil Peart est mort à Santa Monica, en Californie, après avoir lutté contre le glioblastome, forme agressive de cancer du cerveau.

Style flamboyant, technique précise

Parti du hard rock pour dériver peu à peu vers le jazz rock, Neil Peart, natif de Hamilton en Ontario, avait un style à la fois flamboyant et une technique très précise, qui faisaient de lui l’un des batteurs les plus respectés et appréciés par ses pairs et par les musiciens en général.

Rush a connu un succès considérable aux États-Unis et au Canada. Plusieurs de ses albums –2112, Moving Pictures, All the World’s a Stage et Exit… Stage Left – ont été vendus à plus de 1 million d’exemplaires chacun aux États-Unis seulement. Au total, le groupe a écoulé 25 millions d’albums au pays de l’Oncle Sam.

En 1997, Neil Peart et ses camarades Geddy Lee et Alex Lifeson étaient devenus les premiers musiciens rock à être admis à l’Ordre du Canada. Aux États-Unis, ils ont par ailleurs été intronisés au Temple de la renommée du rock’n’roll en 2013.

Neil Peart a également été nommé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Il laisse dans le deuil sa femme, Carrie, et leur fille, Olivia Louise Peart.

Consternation

Questlove, qui manie les baguettes du groupe de hip-hop The Roots, a publié une photo en noir et blanc de Peart assis derrière son imposante batterie, adressant « tout [son] respect à la légende. RIP », sur Instagram.

Sur le même réseau social, le batteur danois Lars Ulrich, du groupe Metallica, a remercié Neil Peart « de l’avoir inspiré ».

« Merci pour tout ce que tu as fait pour les batteurs du monde entier grâce à ta passion, ton approche, tes principes et ton engagement indéfectible auprès de cet instrument. »

— Lars Ulrich, batteur de Metallica

« Cela me brise le cœur d’apprendre la nouvelle de la mort de l’un de mes plus grands héros à vie. Neil Peart sera toujours un héros pour moi, et son influence en tant que batteur est absolument impossible à mesurer », a quant à lui écrit sur Facebook le batteur virtuose Mike Portnoy, anciennement de Dream Theater.

« Je viens d’apprendre la mort de Neil Peart. Je me sens vraiment mal. Il était vraiment trop jeune. Neil était l’un des grands batteurs et il nous manquera », a indiqué Brian Wilson, des Beach Boys.

De son côté, Paul Stanley, de Kiss, s’est dit « bouleversé » par cette « nouvelle horrible ». « Neil Peart est mort après avoir combattu un cancer du cerveau pendant des années. Sa vie a été marquée par tant de tragédies familiales au cours des dernières années. C’est si triste. »

En effet, Neil Peart a dû faire face à la mort de sa fille de 19 ans en août 1997, dans un accident de la route en Ontario, puis a perdu sa femme, emportée par un cancer, 10 mois plus tard.

Après ces évènements, Rush avait pris une pause de cinq ans avant de revenir sur le devant de la scène avec la parution de l’album Vapor Trails, en 2002. 

— Avec Le Soleil

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.