Espagne

137

Mieux vaut tard que jamais. Après 137 ans de chantier illégal, la basilique de la Sagrada Familia, édifice emblématique de Barcelone imaginé par l’architecte Antoni Gaudí, a obtenu hier son permis de construire. Le permis de construire, qui a coûté 7 millions, couvre des travaux qui doivent courir jusqu’en 2026, date prévue pour la fin de l’interminable chantier entamé en 1882.

— Agence France-Presse

Syrie

Plus de 100 morts en 24 heures de combats

Au moins 101 combattants ont péri ces dernières 24 heures dans les affrontements opposant les forces du régime syrien à des groupes djihadistes et des rebelles islamistes près de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé hier une ONG. Dominée par des djihadistes, la région d’Idlib est le théâtre depuis fin avril d’un regain de violences, alors que le pouvoir de Bachar al-Assad et son allié russe bombardent quasi quotidiennement le secteur. Jeudi, djihadistes et rebelles islamistes ont lancé une contre-attaque sur des territoires du régime dans le nord-ouest de la province de Hama, qui jouxte celle d’Idlib. Au moins 53 combattants prorégimes ainsi que 48 djihadistes ou rebelles islamistes ont péri dans les affrontements, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Il s’agit des combats les plus violents depuis le début de l’escalade, fin avril », a souligné le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, rapportant également des raids aériens du régime et de la Russie. Les affrontements ont lieu près de « régions chrétiennes et alaouites sous contrôle du régime », a-t-il souligné.

— Agence France-Presse

Cuba

« Le Canada n’a pas à se mêler du Venezuela », dit Caracas

Le numéro deux du chavisme au Venezuela, Diosdado Cabello, a appelé hier le Canada à ne pas « se mêler du Venezuela », lors d’un déplacement à Cuba, qu’il a salué comme « un pays ami ». « Le Canada est un pays hostile au Venezuela », il « fait ce que lui disent les États-Unis » et il « n’a pas à se mêler » des affaires du Venezuela, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. M. Cabello répondait à la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, qui avait affirmé hier que Cuba aurait « un rôle à jouer » pour trouver une issue pacifique à la crise au Venezuela. Elle recevait son homologue cubain Bruno Rodríguez à Toronto, au lendemain de la 14e réunion du Groupe de Lima au Guatemala. Lors de cette réunion, les pays membres du groupe avaient « réitéré leur soutien » à l’opposant au président vénézuélien Nicolás Maduro, Juan Guaidó, reconnu comme le président par intérim par une cinquantaine de pays. « Nous savons tous que le Groupe de Lima ne ferait rien pour essayer de régler la crise vénézuélienne », a réagi Diosdado Cabello.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Theresa May s’efface et passe le Brexit à son successeur

La première ministre britannique Theresa May a quitté hier la tête du Parti conservateur, ouvrant officiellement la course à sa succession dont le vainqueur aura la lourde tâche de réussir là où elle a failli : mettre en œuvre le Brexit. Un départ que la montée en puissance du Parti du Brexit du populiste Nigel Farage rend plus amer encore. Fondée il y a quelques mois et décidée à mettre fin au bipartisme britannique, cette formation europhobe a remporté la mise aux européennes, fin mai, avec 31,6 % des suffrages. Après sa démission de la tête des Tories, qui ne devait donner lieu à aucun événement officiel hier, Theresa May restera dans ses fonctions jusqu’à la désignation de son successeur par les conservateurs, d’ici à la fin juillet. Parmi les 11 candidats en lice, le député conservateur Boris Johnson, 54 ans, ancien maire de Londres, ancien ministre des Affaires étrangères et champion des Brexiters, fait figure de favori. Boris Johnson a été délivré hier d’un obstacle potentiellement encombrant pour sa candidature : la justice a rejeté des poursuites engagées contre lui pour mensonge pendant la campagne du référendum sur le Brexit. — Agence France-Presse

États-Unis

Trump suspend sa menace d’imposer des tarifs au Mexique

Le président américain Donald Trump a suspendu sa menace d’imposer des tarifs douaniers au Mexique, puisque le pays aurait « accepté de prendre des mesures fermes » pour endiguer le flot de migrants.

M. Trump a annoncé hier soir sur Twitter être parvenu à un accord avec les autorités mexicaines.

Il a précisé que le Mexique avait accepté de prendre des mesures qui « réduiront considérablement, voire élimineront l’immigration clandestine en provenance du Mexique et vers les États-Unis ».

Les tarifs qui devaient être imposés à compter de lundi sont donc « indéfiniment » suspendus, a-t-il indiqué.

Selon une déclaration commune publiée par le département d’État américain, les États-Unis élargiront un programme qui prévoit que les demandeurs d’asile soient retournés de l’autre côté de la frontière pendant l’évaluation de leur dossier.

Le Mexique adoptera pour sa part des « mesures sans précédent » afin de « freiner l’immigration irrégulière », comme le déploiement de sa garde nationale à sa frontière méridionale, plus particulièrement le long de sa frontière avec le Guatemala.

Le gouvernement mexicain devra également travailler au démantèlement des organisations de traite de personnes et de passage de clandestins, a-t-on ajouté, de même que « leurs réseaux de financement et de transport illicites ».

Le ton s’Adoucit

Cette annonce a marqué un changement de ton par rapport à quelques heures plus tôt, hier, lorsque la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a déclaré aux journalistes en Irlande que la position de l’administration n’avait pas changé et que les tarifs entreraient en vigueur comme prévu lundi.

Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, a confirmé l’intervention d’une entente sur Twitter.

« Grâce à l’appui de tous les Mexicains, il a été possible d’éviter l’imposition de tarifs sur les produits mexicains exportés aux États-Unis », a-t-il écrit, en ajoutant que des célébrations auraient lieu aujourd’hui à Tijuana.

Les tarifs de 5 % prévus sur les produits mexicains – qui devaient grimper tous les mois pour s’établir à 25 % – auraient eu des conséquences économiques énormes pour les deux pays.

— Associated Press

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