Désarmement nucléaire

« Les États-Unis commettent une erreur fatale s’ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d’accepter […] des demandes qui reflètent leur état d’esprit de gangster. »

— La Corée du Nord, par la voix de son agence officielle KCNA. Cette déclaration survient après deux jours d’âpres discussions à Pyongyang, que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a pourtant jugées « très productives ». (AFP)

Caraïbes

Beryl rétrogradée en tempête tropicale

Beryl est redevenue hier une tempête tropicale, mais on prévoit qu’elle laissera de fortes averses dans son sillage lorsqu’elle atteindra les Petites Antilles d’ici la fin du week-end. Une alerte de tempête tropicale a été lancée à la Guadeloupe et à la Dominique. Ce dernier pays récupère toujours après avoir été frappé durement par la tempête de catégorie 5 Maria en septembre. De leur côté, les autorités françaises à la Guadeloupe ont conseillé à la population de se préparer en vue d’affronter des vents de 85 km/h et des vagues pouvant atteindre trois mètres. Un avis de tempête tropicale a aussi été lancé pour la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, St. Maarteen, la Barbade, Ste-Lucie, Saba et St-Eustache. L’état d’urgence a été déclaré à Porto Rico, où Maria avait causé des dégâts évalués à plus de 100 milliards de dollars.

— Associated Press

Nicaragua

Ortega rejette la demande d’élections de l’opposition

Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a exclu hier d’avancer la date des élections comme le réclament ses opposants, qu’il a qualifiés publiquement de « groupe de putschistes ». « Ici, les règles sont établies par la Constitution », et « on ne peut pas changer les règles du jour au lendemain simplement parce que l’idée en est venue à un groupe de putschistes », a déclaré M. Ortega au cours d’une manifestation de plusieurs milliers de ses partisans à Managua. C’était la première fois depuis le 30 mai que le président Ortega, confronté à une vague de manifestations contre lui au cours desquelles plus de 230 personnes ont été tuées, apparaissait en public. Si « les putschistes », a poursuivi M. Ortega, « veulent arriver au pouvoir, qu’ils cherchent à obtenir les voix du peuple ». « Nous verrons alors si le peuple donnera son vote aux putschistes qui ont causé tant de destructions ces dernières semaines. Il y aura le temps pour les élections. Chaque chose en son temps », a déclaré le président nicaraguayen. — Agence France-Presse

Haïti

Le gouvernement fait marche arrière sur les produits pétroliers

Le gouvernement haïtien est revenu hier sur sa décision d’augmenter les prix des produits pétroliers, une mesure très impopulaire qui a déclenché des violences ayant fait au moins un mort dans ce pays où la majorité de la population vit dans une pauvreté extrême. « Le gouvernement annonce la suspension de la mesure d’ajustement des prix des produits pétroliers jusqu’à nouvel ordre », a indiqué le premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant sur Twitter, en condamnant « vigoureusement les actes de violences et de vandalismes ». L’annonce vendredi après-midi de la hausse des tarifs des produits pétroliers a déclenché une flambée de violences. Un supermarché et divers commerces ont été pillés et plusieurs entreprises et véhicules ont été incendiés, principalement dans les quartiers aisés de Pétionville. Par ailleurs, le gouvernement canadien a publié hier un avis recommandant à ses citoyens d'éviter tout « voyage non essentiel » en Haïti. — Agence France-Presse

Soudan du Sud

Accord entre le président et son rival pour un partage du pouvoir

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud, jeune pays enfoncé dans une guerre civile depuis 2013, ont accepté hier en Ouganda un accord de partage du pouvoir qui doit voir le chef rebelle Riek Machar retrouver son poste de vice-président. « L’accord prévoit qu’il y aura quatre vice-présidents : les deux qui sont déjà en poste, plus Riek Machar qui occupera le poste de premier vice-président », a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères Ahmed al-Dierdiry, à l’issue d’une réunion des médiateurs à Kampala. « La quatrième vice-présidence sera attribuée à une femme issue de l’opposition », a-t-il ajouté, précisant que cet accord avait été « accepté par le gouvernement » de Salva Kiir, tandis que le mouvement d’opposition de Riek Machar en a accepté « le principe », avant de « l’étudier et de donner sa position finale » à l’issue d’une nouvelle séance de négociations, qui doit débuter aujourd’hui à Khartoum. — Agence France-Presse

Syrie

Des milliers de civils rentrent chez eux 

Des milliers de déplacés syriens ont repris hier le chemin de leur foyer dans la province méridionale de Deraa, après un accord de cessez-le-feu entre le régime et les rebelles forcés à céder leurs territoires face à une offensive meurtrière.

Au terme de deux semaines de bombardements aériens sur les secteurs rebelles de la province, un accord sur un cessez-le-feu a été conclu vendredi, fruit de tractations entre Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad, et les groupes insurgés.

Dans la province de Deraa, l’offensive lancée le 19 juin a poussé à la fuite au moins 325 000 personnes, selon l’ONU, dont une grande partie s’étaient installées près de la frontière avec la Jordanie ou de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, occupé en partie par Israël.

Femmes et enfants ont pris place à bord de camionnettes ou de tracteurs transportant parfois des chèvres, des matelas et des chaises en plastique, pour retourner chez eux dans l’est de la province, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Depuis vendredi soir, « plus de 28 000 déplacés sont rentrés dans quelque 13 villages et localités », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ils quittent notamment les secteurs proches de la frontière avec la Jordanie.

Abandon des armes

Une source militaire jordanienne a confirmé à l’AFP le retour d’« un grand nombre de [déplacés] ces 24 dernières heures », tout en soulignant que plusieurs milliers restaient encore à la frontière.

Le régime devra reprendre le contrôle quasi total de la province de Deraa une fois l’accord intégralement appliqué.

En vertu de l’accord, les institutions de l’État reprendront leur travail dans la province et les rebelles abandonneront leurs armes lourdes et moyennes, selon l’agence officielle Sana. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis vendredi.

Les rebelles « qui refusent ce règlement partiront pour Idlib avec leurs familles », a précisé l’agence, condition sur laquelle les factions rebelles avaient insisté. Cette province du Nord-Ouest est contrôlée par les groupes djihadistes et insurgés.

Pour de nombreux déplacés, néanmoins, un retour sous la houlette du pouvoir suscite des craintes après que l’offensive dévastatrice a coûté la vie à plus de 150 civils.

« Quand on sera sûrs qu’il y a bien un cessez-le-feu et que personne ne va nous pourchasser, alors on pourra rentrer chez nous », a déclaré Oussama al-Homsi, 26 ans, installé avec sa famille dans un champ près de la ville de Deraa.

— Agence France-Presse

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