Laurentides

Un homme de 24 ans accusé d’avoir secoué à mort un bébé

Un homme de 24 ans fait face à la justice après la mort d’un bambin de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dans les Laurentides, survenue la semaine dernière.

Il s’agirait d’un cas de bébé secoué.

Steven Bernard, de Contrecoeur, a été accusé d’homicide involontaire et de négligence criminelle hier après-midi au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il n’est pas le père de l’enfant. Selon nos informations, il gardait la petite Rosalie Lafontaine, 5 mois, au moment des faits.

La fillette a été hospitalisée le dimanche 3 février et est morte le mercredi 6 février à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal, après avoir transité par l’hôpital de Saint-Eustache. Une autopsie a été effectuée sur son corps vendredi.

Steven Bernard a été arrêté vendredi et a passé la fin de semaine en prison.

Pas de remise en liberté

Son avocat, Me André Blanchette, a indiqué que son client avait renoncé à tenter de convaincre un juge d’être remis en liberté, hier.

« Techniquement, Monsieur aurait dû avoir son enquête sur remise en liberté dans les trois jours. Monsieur a renoncé à ce droit, le temps de nous permettre de prendre connaissance de la preuve, qu’on nous a dit très volumineuse », a expliqué Me Blanchette. « Il y a des rapports médicaux, les déclarations de plusieurs personnes… »

La Couronne était représentée par Caroline Lafleur et Marie-Nathalie Tremblay.

L’accusé demeurera donc détenu au moins jusqu’à son retour en cour, prévu le 19 février.

Steven Bernard était déjà devant la justice pour un dossier de voies de fait.

Train à grande fréquence

Bonnardel presse Ottawa d’approuver le projet de VIA Rail

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a pressé hier le gouvernement Trudeau « d’annoncer clairement ses intentions et d’aller de l’avant » avec le projet de train à grande fréquence (TGF) de VIA Rail dans le corridor ferroviaire Québec-Windsor.

À l’occasion d’un dîner-bénéfice pour le groupe de promotion des transports collectifs Trajectoire Québec, qui appuie aussi le projet de VIA Rail, M. Bonnardel a déclaré que « le projet de train à grande fréquence entre Québec et Montréal, en passant par Trois-Rivières, est une priorité pour le nouveau gouvernement du Québec. Ce projet est sur la table depuis plusieurs années, et tout le Québec est mobilisé afin de le voir se concrétiser ».

Le TGF est un projet de modernisation du principal corridor ferroviaire de passagers au Canada, proposé par VIA Rail depuis quatre ans. La société fédérale souhaite aménager un corridor exclusif aux trains de passagers, doté d’un matériel roulant plus performant, qui permettrait de réduire du quart la durée des trajets entre les grandes villes desservies, de Québec à Toronto.

Le projet inclurait des gares à l’aéroport Jean-Lesage de Québec (L’Ancienne-Lorette) et à Trois-Rivières, ainsi qu’au nord de Montréal. Le trajet se poursuivrait ensuite vers Peterborough et Toronto. D’autres arrêts pourraient s’ajouter « en consultation avec les municipalités et communautés desservies », précise VIA Rail.

Son coût est estimé à 4 milliards. En novembre dernier, le président de VIA Rail, Yves Desjardins-Siciliano, affirmait que s’il avait le feu vert du gouvernement fédéral en 2019, le nouveau train à grande fréquence pourrait être en service dès 2023.

Au printemps 2018, dans son dernier budget, le gouvernement Trudeau n’a accordé qu’une somme de 8 millions, sur trois ans, pour mener des études sur le projet de VIA.

Dans un courriel à La Presse, VIA a remercié le ministre des Transports du Québec « pour l’appui de son gouvernement au projet de TGF ». « Nous sommes heureux que la solution que nous proposons pour améliorer les options de transport intercité s’inscrivent dans les priorités du gouvernement du Québec. »

« Très, très sensible »

L’allocution du ministre Bonnardel devant les 400 convives du groupe Trajectoire, hier midi, a été courte. À peine plus de 10 minutes. Il a renouvelé son intention de donner suite à la politique de mobilité durable présentée par le gouvernement précédent, qui vise à faire augmenter la proportion des déplacements quotidiens réalisés en transports collectifs, plutôt qu’en automobile.

Il s’est dit « très, très sensible » aux inquiétudes des usagers des trains de banlieue de Deux-Montagnes et de Mascouche, qui perdront leur accès vers le centre-ville de Montréal dans moins d’un an à cause de la construction du futur Réseau express métropolitain (REM). Il a promis pour « très bientôt » des annonces pour la mise en place « de services de remplacement les plus performants possible ».

En parlant du REM, en cours de construction par la Caisse de dépôt et placement du Québec, le ministre a rappelé que « le gouvernement a beaucoup d’ambition pour permettre au REM de se déployer. Non seulement avec le projet actuellement en cours de réalisation, mais aussi avec une vision pour le développement des phases ultérieures », en banlieue nord de Montréal.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec a promis des prolongements du REM totalisant près de 40 kilomètres vers Laval, en banlieue nord, et jusqu’à Chambly, sur la Rive-Sud. M. Bonnardel a confirmé hier que le gouvernement avait déjà mandaté la Caisse de dépôt pour étudier la faisabilité de tels prolongements du REM.

procès de michel cadotte

L’accusé ne souffrait pas de dépression majeure en 2017, selon un psychiatre

Un témoin expert de la Couronne a remis en doute, hier, l’argument de la défense de Michel Cadotte, selon lequel l’accusé souffrait d’une dépression qui aurait affecté son jugement lorsqu’il a tué sa femme gravement atteinte de la maladie d’Alzheimer, il y a près de deux ans. Le psychiatre Gilles Chamberland est le dernier témoin appelé à la barre au procès de l’homme accusé d’avoir tué Jocelyne Lizotte, avec qui il était en couple depuis 19 ans. Dans son témoignage, le psychiatre appelé par la Couronne a déclaré aux jurés que M. Cadotte ne montrait aucun signe de dépression majeure au moment du drame. Le Dr Chamberland, qui a rencontré M. Cadotte le mois dernier, a abordé un autre facteur : la consommation importante d’alcool de l’accusé. Cela a pu provoquer un trouble de l’humeur secondaire, mais pas une dépression majeure, selon lui. Cadotte lui-même a dit au psychiatre que le meurtre aurait pu être évité s’il n’avait pas bu dans les jours précédents, a indiqué le psychiatre. — La Presse canadienne

Actualités

« Une peine très sévère », disent les parents de Bissonnette

Les parents d’Alexandre Bissonnette considèrent comme « très sévère » la peine imposée à leur fils. C’est ce qu’ils affirment dans une lettre adressée aux médias hier. Alors que la peine a consterné des membres de la communauté musulmane de Québec, qui l’ont jugée trop clémente, les parents d’Alexandre Bissonnette estiment qu’une condamnation à quatre décennies de prison ferme équivaut à « contourner la peine de mort ». Manon Marchand et Raymond Bissonnette disent regretter que la Couronne ait exigé le maximum des peines consécutives, « au lieu d’adopter une position plus nuancée ». « Il nous semble que cette position encourage un désir de vengeance, en plus d’éteindre tout espoir en exigeant une peine au-delà de l’espérance de vie d’une personne », écrivent-ils encore. « Pourquoi vouloir nier le moindre espoir aux condamnés ? », demandent-ils. Alexandre Bissonnette a tué six personnes et en a blessé huit autres lorsqu’il a ouvert le feu dans la Grande Mosquée de Québec, il y a deux ans.

— Marissa Groguhé, La Presse

Actualités

Doug Ford s’en prend aux associations étudiantes

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a accusé les associations étudiantes d’« absurdités marxistes insensées » dans un courriel aux donateurs du Parti progressiste-conservateur. Ford a tenu ces propos en soulignant la décision de son gouvernement de rendre facultatifs certains frais obligatoires payés par les étudiants des collèges et des universités. Dans ce courriel, M. Ford soutient que les étudiants ont été « forcés de se syndiquer et de payer pour ces syndicats », et que tout le monde sait à quel genre d’« absurdités marxistes insensées en arrivent ces syndicats étudiants ». Le message a été condamné par des groupes d’étudiants et par l’opposition, selon qui les mots utilisés par le premier ministre confirment que les modifications annoncées le mois dernier étaient motivées par des considérations politiques. — La Presse canadienne

Météo

Jusqu’à 40 cm de neige attendus à Montréal et à Québec

Une forte tempête prévue sur tout le sud du Québec, à partir de ce soir, pourrait déverser une quarantaine de centimètres de neige sur Montréal, Québec et le reste de la vallée du Saint-Laurent. La tempête arrivera par le sud-ouest du Québec cet après-midi et promet de faire sentir tous ses impacts demain. « On va atteindre, au courant de la nuit [prochaine], un moment où le taux de précipitation va être tellement important que le déblaiement sera difficile à faire, parce que ça va tomber très rapidement », a indiqué hier Simon Legault, météorologue à Environnement Canada. « [Demain] matin, quand les gens vont se lever, on s’attend à avoir environ un 25 cm au sol » dans la métropole, a-t-il continué. Le portrait pour la Ville de Québec sera semblable, avec quelques heures de décalage. « Les déplacements vont être très compliqués. Ce que je dis aux gens, c’est d’éviter de se déplacer, de travailler à la maison si votre emploi le permet », a ajouté M. Legault

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Actualités

Une chaire sur le deuil créée à l'Université de Montréal

La Chaire Jean-Monbourquette sur le soutien social des personnes endeuillées a vu le jour lundi, lors d'un lancement officiel à l'Université de Montréal. Cette chaire d'enseignement et de recherche, dont le travail se concentrera sur le deuil et le soutien social, est une première au Québec. Elle s'inscrit dans le cadre d'une collaboration entre l'Université de Montréal et la Fondation Monbourquette, un organisme à but non lucratif qui se consacre à la recherche de financement afin de poursuivre l'œuvre de Jean Monbourquette auprès des endeuillés. Les travaux se concentreront sur trois axes principaux, soit la recherche, la formation et la pédagogie. La Chaire a pu voir le jour grâce à un don initial de la Fondation Monbourquette qui sera réparti sur une période de six ans, auquel s’ajouteront des sommes supplémentaires qui assureront sa pérennité. Le lancement s'est tenu hier en présence notamment du recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton, du doyen de la Faculté des arts et des sciences, Frédéric Bouchard, du lieutenant-général Roméo A. Dallaire, ainsi que des initiateurs de la Chaire, Gérard Veilleux et Lisette Jean.

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