COVID-19

2,6 milliards

Plus du tiers de la population mondiale est désormais confinée à domicile afin de lutter contre la propagation de la COVID-19.

— Agence France-Presse

Espagne

Le gouvernement demande l’aide de l’OTAN après un record de morts

Au deuxième rang des pays les plus touchés en Europe, l’Espagne a demandé mardi l’aide humanitaire de l’OTAN alors qu’elle enregistrait un nouveau record de 514 morts de la COVID-19 en 24 heures, portant le bilan total à 2696. Selon ces chiffres publiés par le ministère de la Santé, le nombre total de cas confirmés a progressé de 20 % de lundi à mardi et s’approche des 40 000, avec 39 673, alors que les autorités multiplient les tests. « Nous sommes dans la semaine difficile », durant laquelle « nous attendons » de voir si, grâce au strict confinement de la population, « nous allons réussir à atteindre le pic [de l’épidémie] et commencer à voir baisser le nombre de cas », a expliqué le directeur du Centre d’alertes sanitaires, Fernando Simon, lors de son point presse quotidien. Dans l’ensemble du pays, le nombre de malades en soins intensifs s’élève à 2636, alors que le nombre de personnes guéries est de 3794. — Agence France-Presse 

Italie

Une lueur d’espoir malgré la hausse du nombre de morts

Amorce d’une décrue ou simple pause ? Le ralentissement, depuis trois jours, en Italie de la progression de la COVID-19 est perçu comme un signe d’espoir par les experts qui appellent à « ne pas baisser la garde », d’autant que le bilan quotidien reste lourd. Pays jusqu’ici le plus meurtri dans le monde par la pandémie avec 6820 morts, l’Italie a enregistré sur trois jours une diminution du nombre de personnes déclarées positives, de 25 % entre samedi (4821) et mardi (3612), selon le bilan de la protection civile. La contagion semble confirmer un ralentissement même si celui-ci a été plus modeste (4 %) au cours des 24 dernières heures. Le nombre de personnes tuées par la COVID-19 est, lui, reparti à la hausse mardi, avec 743 morts, après deux jours de baisse. Mais la pandémie semble marquer le pas selon les scientifiques italiens, qui perçoivent dans son actuelle évolution comme une lueur d’espoir, même s’ils s’empressent de la tempérer. « Le ralentissement concerne surtout le Nord, car dans le Sud, les chiffres continuent d’augmenter », constate mardi Walter Ricciardi, qui représente l’Italie au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). — Agence France-Presse

Inde

Trois semaines de confinement total

Le premier ministre indien, Narendra Modi, a ordonné mardi un confinement total de l’Inde, géant de 1,3 milliard d’habitants, pendant trois semaines pour lutter contre la pandémie de coronavirus. « À compter de minuit, tout le pays va entrer en confinement. Pour sauver l’Inde, pour sauver chaque citoyen, vous, votre famille », a déclaré le chef de gouvernement indien lors d’une adresse télévisée à la nation. « Si ces 21 jours ne sont pas respectés, le pays et votre famille vont revenir 21 ans en arrière », a estimé le dirigeant nationaliste hindou. Sitôt ces mots prononcés, des Indiens se sont précipités en panique vers des magasins d’alimentation pour faire des réserves de provisions, ont constaté des reporters de l’AFP. Le premier ministre a appelé ses concitoyens à respecter une distanciation sociale et à rester à la maison. « Il n’y a aucun autre moyen d’échapper au coronavirus », a-t-il prévenu, alors que prolifèrent sur les réseaux sociaux indiens des rumeurs sur de présumés traitements préventifs. — Agence France-Presse

COVID-19

L’ONU réclame un assouplissement des sanctions internationales

La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a demandé mardi que les sanctions internationales frappant l’Iran et d’autres pays comme le Venezuela, Cuba et la Corée du Nord soient « assouplies ou suspendues » en cette « période cruciale » de pandémie. « Il est nécessaire d’appliquer des dérogations vastes et pragmatiques pour raison humanitaire face à ces sanctions, et d’accorder des autorisations rapides et flexibles pour obtenir les fournitures et équipements médicaux essentiels », a souligné Michelle Bachelet dans un communiqué. Selon la haut-commissaire, de nombreuses sanctions risquent également d’entraver les efforts médicaux à Cuba, en Corée du Nord, au Venezuela et au Zimbabwe. « Les populations de ces pays ne sont en aucun cas responsables des politiques visées par ces sanctions et vivent déjà, à des degrés divers, dans une situation précaire depuis un certain temps », a-t-elle estimé.

— Agence France-Presse

États-Unis

Donald Trump impatient de lever les restrictions

Washington — Donald Trump a manifesté mardi son impatience face à la crise sanitaire et dit miser sur une levée « rapide » des restrictions, d’ici la mi-avril, malgré la forte accélération des morts attribuables à la COVID-19 aux États-Unis.

« Il faut retourner au travail, beaucoup plus tôt que les gens ne le pensent », a lancé le président américain sur la chaîne Fox News.

Tout en concédant que les restrictions dureraient un peu au-delà des 15 jours initiaux, il a promis de « rouvrir » le pays « rapidement ».

« J’adorerais rouvrir d’ici Pâques », qui tombe cette année le 12 avril, a-t-il ensuite dit à plusieurs reprises, assurant, en dépit des réserves de nombreux scientifiques et responsables locaux, que cette échéance était réaliste à condition que les gens retournent au travail « en pratiquant la distanciation sociale ».

Le milliardaire républicain s’était résolu à émettre il y a une semaine des recommandations très strictes.

Mais alors que 40 % de la population américaine est confinée chez elle ou sur le point de l’être – les restrictions variant d’un État à l’autre – , il ne cache pas à présent sa crainte de voir ces mesures draconiennes et l’arrêt de l’activité s’éterniser.

Le Pentagone lui-même s’est montré moins optimiste en tablant sur « plusieurs mois » de crise, avec un retour à la normale vers juin ou juillet seulement aux États-Unis.

Nouvel épicentre mondial ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs prévenu mardi que les États-Unis pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir le nouvel épicentre mondial de la pandémie.

« Nous constatons une très forte accélération du nombre de cas aux États-Unis », a expliqué une porte-parole de l’organisation.

Les États-Unis comptaient mardi après-midi 600 morts et plus de 50 000 cas officiellement déclarés de COVID-19, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins, qui fait référence.

Cela en fait désormais le troisième pays en nombre de cas recensés, derrière la Chine et l’Italie, avec un épicentre américain à New York, où sont enregistrés la majorité des morts.

Dans l’État de New York, « le taux de nouvelles infections double tous les trois jours », a prévenu son gouverneur Andrew Cuomo, en première ligne contre la pandémie dans la plus grande ville américaine, cœur culturel et économique du pays.

« C’est une augmentation draconienne », a-t-il insisté, estimant que l’épidémie pourrait y connaître son summum « d’ici 14 à 21 jours », soit plus tôt que prévu.

Cet État de près de 20 millions d’habitants se prépare donc au pire et continue de réclamer au gouvernement fédéral du matériel médical, à commencer par des respirateurs par milliers.

Malgré cette course contre la montre, le président des États-Unis a donc confirmé sans détour un nouveau changement de ton distillé ces derniers jours.

Après s’être dit « en guerre » la semaine dernière contre cet « ennemi invisible », Donald Trump renoue avec ses propos initiaux, lorsqu’il était accusé par nombre d’experts de minimiser la menace. Il a ainsi recommencé à comparer la pandémie actuelle à la grippe saisonnière.

— Agence France-Presse

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