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Transports en commun gratuits pour les étudiants et les aînés

Laval — Dans un autre engagement qui s’inspire de Québec solidaire, Philippe Couillard promet la gratuité des transports en commun pour les étudiants à temps plein et les personnes âgées. Une promesse évaluée à 200 millions par année.

Il veut également « interpeller » la Caisse de dépôt et placement pour étudier un prolongement du Réseau Express métropolitain (REM) vers Mirabel.

Le chef libéral s’était engagé plus tôt dans la campagne à rendre les soins dentaires gratuits pour les adolescents et les aînés démunis. Québec solidaire avait annoncé dès le printemps dernier ses engagements pour une assurance dentaire publique universelle et une réduction de 50 % du tarif du bus et du métro pour tous. Des sondages ont montré que ceux-ci ont la cote dans l’opinion publique.

« Je n’ai jamais pris une décision de politique publique sur la base des sondages », a répondu hier M. Couillard aux journalistes qui voyaient dans son annonce une tentative d’augmenter l’appui chez les jeunes électeurs, qui serait en baisse, selon un sondage Léger publié dans Le Devoir.

Le chef libéral a fait son annonce au collège Montmorency de Laval, où plusieurs élèves ont accueilli ses intentions par des applaudissements. Il avait pris les transports en commun pour se rendre sur place.

Les sociétés de transport dédommagées

Philippe Couillard promet donc que les transports en commun seront gratuits pour les étudiants à temps plein, peu importe l’âge, et les aînés de 65 ans et plus. Ces clientèles bénéficient déjà de tarifs réduits dans bien des villes, comme à Montréal. À la Société de transport de Laval (STL), c’est déjà gratuit pour les aînés.

La somme de 200 millions par année servirait à dédommager les sociétés de transport pour le manque à gagner ou les efforts déjà réalisés, comme à la STL. Elle est fondée sur « une très bonne évaluation », a dit M. Couillard. Il a noté que cette somme serait appelée à augmenter au fil du temps, car « obligatoirement, il va falloir tenir compte de l’indexation ».

Les trains de banlieue et le REM – lors de sa mise en service – sont compris dans la promesse libérale.

280 000

Nombre approximatif d’usagers qui seraient visés par la gratuité des transports en commun, selon le PLQ  (200 000 étudiants et 80 000 aînés)

Philippe Couillard s’attend à une hausse de l’achalandage. Il dit avoir prévu les fonds nécessaires pour l’achat d’autobus et l’embauche de chauffeurs supplémentaires, au besoin. Son cadre financier sera présenté aujourd’hui, la veille du premier débat des chefs.

En début d’année, la Communauté métropolitaine de Montréal a annoncé son intention d’étudier l’idée d’implanter un « tarif social » pour réduire les coûts des transports en commun pour les moins nantis, une orientation qui diffère de la promesse libérale. La mairesse Valérie Plante appuie cette idée. C’était d’ailleurs l’un de ses engagements électoraux – en plus de la gratuité pour les aînés.

Philippe Couillard considère que son engagement est « au moins aussi intéressant ». « Je ne tourne pas le dos à l’idée d’une tarification sociale, mais c’est un peu plus compliqué à mettre en place. Comment est-ce qu’on vérifie le revenu de la personne qui monte dans l’autobus ? Ce n’est pas évident, comment on met ça en pratique concrètement », a-t-il fait valoir.

« Passeport mobilité »

S’il est réélu, Philippe Couillard créerait le « Passeport mobilité », une application et une carte d’accès universelle qui permettraient d’utiliser tous les services de transport collectif du Québec, que ce soit le bus, le métro, le train, le taxi, l’autopartage ou le vélopartage. Il tiendrait d’abord des consultations pour choisir le mode de tarification et la technologie. Le développement du Passeport mobilité coûterait 5 millions, estiment les libéraux.

Enfin, le Parti libéral compte « interpeller » la Caisse de dépôt et placement afin « d’étudier un possible prolongement du REM vers Mirabel ». Le tracé actuel s’arrête à Deux-Montagnes.

La rentabilité serait « le seul critère » que la Caisse aurait à considérer, et ce serait « en toute indépendance », a plaidé M. Couillard.

Il se défend de chercher à dicter les décisions de la Caisse. 

« Dès le début, dans le contrat, on a évoqué la possibilité qu’il pourrait y avoir des extensions. Jamais on ne va dire à la Caisse : “Vous allez faire ceci.” »

— Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec, à propos d’un possible prolongement du REM vers Mirabel 

Il s’agit plutôt « d’étudier » une idée, « et on verra les résultats de leur évaluation. Mais je peux vous prédire que l’achalandage va être énorme. En termes de rentabilité, de valeur commerciale, d’une extension semblable, je n’ai pas tellement de doute. L’explosion de la population dans les Basses-Laurentides, à Laval, fait en sorte qu’on a une situation d’engorgement vraiment critique ».

Il avait essuyé les critiques de l’opposition au sujet du tracé du REM, qui serait « une ligne rouge », comme l’a dit le Parti québécois. « À ma connaissance, et j’espère que ça pourrait changer le 1er octobre, ce n’est pas un député libéral à Mirabel, puis dans les Basses-Laurentides. On travaille pour tout le monde », a répliqué M. Couillard.

Élections

Lisée appelle les progressistes à faire un vote stratégique

Après François Legault, c’est au tour de Jean-François Lisée de faire un appel au vote stratégique. Lors d’un débat local dans la circonscription de Rosemont, hier, il a prié ses électeurs de ne pas diviser le vote en optant pour Québec solidaire, un parti qui, « on le sait, ne sera pas élu ».

« Il ne faut pas se diviser. On va prendre le pouvoir, on va faire la [réforme du mode de scrutin] et ensuite, on va pouvoir faire nos débats centre gauche [contre] gauche gauche », a dit M. Lisée en conclusion d’un débat qui s’est déroulé dans une salle étouffante de chaleur, où s’étaient entassés des centaines d’électeurs.

La soirée, organisée par un organisme communautaire de Rosemont, rassemblait les candidats des quatre principaux partis, dont Vincent Marissal, de Québec solidaire. Selon certains sondages, la course serait serrée entre Jean-François Lisée et lui.

Il y a quelques jours à peine, le chef du Parti québécois accusait son adversaire caquiste, François Legault, de paniquer en appelant au vote stratégique pour déloger les libéraux. « Je ne pensais pas que si tôt dans la campagne il verrait que […] le tapis est en train de lui glisser sous les pieds », a-t-il dit.

Or, devant ses électeurs, hier, il a changé de ton.

« Ce n’est pas des farces ! On est pris dans le système actuel et il faut empêcher la CAQ et les libéraux de prendre le pouvoir », a dit M. Lisée.

Un appel « méprisant », rétorque Marissal

« Je trouve que c’est un peu méprisant pour l’intelligence des électeurs de dire aux gens qu’ils vont gaspiller leur vote. […] Normalement, ça vient pas mal vers la fin, quand les chefs veulent sauver les meubles », a rapidement rétorqué Vincent Marissal.

Le chef péquiste n’en démord toutefois pas. Même Bernie Sanders, qui a tenté de devenir candidat démocrate à la présidentielle américaine dans une course contre Hillary Clinton, n’aurait pas tenté de créer un nouveau parti progressiste pour déloger les républicains.

« Bernie Sanders, qui est notre idole commune aux progressistes du PQ et de QS, il est allé dans le Parti démocrate pour changer les choses. Il n’a pas créé son propre parti », a dit M. Lisée lors d’une mêlée de presse.

« On le sait que Québec solidaire ne sera pas élu. On le sait, tout le monde le sait. Le seul parti progressiste qui peut être élu, c’est le Parti québécois. »

— Jean-François Lisée

« Je vais vous parler de vote constructif, parce que notre approche est constructive et inclusive. Personne ici n’a le monopole du progressisme », a toutefois répliqué Vincent Marissal.

Une pause pour Lisée

Jean-François Lisée ne fera pas campagne aujourd’hui afin de se préparer au premier débat des chefs, qui se déroulera demain dans les studios de Radio-Canada.

Le chef péquiste doit aussi présenter demain matin son cadre financier. Il a assuré hier qu’il serait personnellement présent pour le faire, et ce, même si le point de presse se déroulera quelques heures avant le débat. 

Élections provinciales

Legault défie Couillard sur l’immigration

Laval et Saint-Tite — François Legault a laissé entrevoir une collision frontale avec Philippe Couillard sur l’immigration au premier débat des chefs, demain. Il a sommé le chef libéral de révéler combien d’immigrants il admettra s’il est réélu.

Lors d’un passage à Laval, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a lancé un défi à son adversaire libéral, qui avait affirmé la veille que l’immigration serait « la question de l’urne ». M. Couillard avait alors dit viser une hausse des seuils, mais il ne l’avait pas chiffrée.

« Est-ce qu’on va en recevoir 60 000 ? 70 000 ? Je pense que les Québécois ont le droit de savoir, a déclaré M. Legault. M. Couillard dit qu’on va faire ça de façon démocratique. Est-ce qu’il y a un moment plus démocratique qu’une campagne électorale ? Je demande à M. Couillard d’être transparent. »

Le chef caquiste a dit craindre que les libéraux ouvrent les vannes de l’immigration, comme Jean Charest l’a fait après son élection en 2003. Le gouvernement libéral avait à l’époque fait bondir le nombre de nouveaux arrivants de 37 649 en 2002 à 44 246 en 2004.

« Le passé étant garant de l’avenir, il y a eu une augmentation de 7000 rapidement, et ensuite de 15 000 depuis que les libéraux sont là. Est-ce que c’est ça qui nous attend dans les prochaines années si jamais les gens votent libéral ? »

— François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

La CAQ souhaite réduire à 40 000 le nombre d’immigrants accueillis chaque année dans la province. Elle souhaite aussi obtenir d’Ottawa le contrôle du programme de réunification familiale, par lequel environ 12 000 immigrants arrivent chaque année au Québec.

Cette position lui a valu plusieurs critiques de Philippe Couillard, qui présente l’immigration comme une manière de contrer la pénurie de main-d’œuvre. Selon le chef libéral, il en va de la « survie économique » du Québec.

La sortie de M. Legault est survenue deux jours avant le premier débat des chefs. Le chef de la CAQ a dit s’attendre à être ciblé par les critiques de ses adversaires.

53 084

Nombre d’immigrants arrivés au Québec en 2016

Des failles dans le « test des valeurs »

En plus de réduire les seuils d’immigration, M. Legault propose de révoquer le certificat de sélection des nouveaux arrivants qui échoueront à un test de français ou à un « test des valeurs ». Le chef caquiste a présenté cette dernière mesure comme une manière d’éviter l’arrivée au Québec d’extrémistes.

Mais il a reconnu hier que cette épreuve pourrait comporter des failles.

« Les gens peuvent mentir dans leur test », a-t-il admis.

Mais selon lui, la mesure est néanmoins nécessaire.

« C’est un signal fort, important, qui existe dans cinq ou six pays en Europe, qui existe même au Canada d’une certaine façon, a-t-il dit. Les gens adhèrent à un certain nombre de valeurs, dont la Charte canadienne, quand ils deviennent citoyens canadiens. »

La candidate caquiste dans Laval-des-Rapides, Christine Mitton, a abondé dans le même sens.

« Ils ne seront peut-être pas infaillibles, a-t-elle indiqué. Mais au moins, on va avoir dressé quelque chose, on va avoir fait un pas dans cette direction-là. »

Des traitements in vitro gratuits

Des traitements de fécondation in vitro redeviendront gratuits sous un gouvernement de la Coalition avenir Québec, a promis François Legault, hier. Le gouvernement libéral avait aboli le financement public de cette procédure en 2015, car la popularité du programme avait entraîné une hausse importante des coûts. « Le gouvernement Couillard-Barrette a laissé tomber les couples infertiles qui avaient jusque-là espoir de fonder une famille », a dénoncé M. Legault. L’ancien programme permettait à un couple infertile de recevoir trois cycles de fécondation in vitro. Un gouvernement caquiste financerait seulement le premier cycle et évaluerait par la suite la possibilité d’en couvrir un deuxième. M. Legault estime à 16 millions le coût de sa promesse.

Grève à TVA : Legault marche sur des œufs

François Legault n’a pas voulu dire, hier, s’il donnerait des entrevues à TVA si les employés de la chaîne se retrouvent en grève. Le syndicat a appelé les quatre chefs de parti à boycotter la filiale de Québecor en cas de conflit de travail. M. Legault a affirmé qu’il était « trop tôt » pour se prononcer. « Je ne veux pas prendre position ni d’un côté ni de l’autre, a-t-il dit. Moi, je souhaite que les parties négocient. » Faute d’entente entre les syndiqués et la direction, la grève pourrait être déclenchée le 22 septembre.

La CAQ porte plainte contre La Meute

La Coalition avenir Québec a confirmé hier avoir porté plainte à la Sûreté du Québec après que des locaux de campagne eurent été vandalisés par le groupe d’extrême droite La Meute. Les gestes ont été commis dimanche à Laval et dans les Laurentides. Des membres du groupe ont posé des autocollants sur les fenêtres des immeubles. Le parti de François Legault rapporte aussi que le groupe Atalante a manifesté sa présence dans un local de campagne de Québec. Cet incident a été signalé à la police municipale.

Sur la route

Les changements climatiques sont l’enjeu des élections, selon QS

Carleton-sur-Mer — Pour Québec solidaire, la seule véritable « question de l’urne » pour les élections générales du 1er octobre est la lutte contre les changements climatiques.

De passage à Carleton-sur-Mer, hier, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a annoncé que son parti mettrait « un terme définitif à l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire québécois », s’il prend le pouvoir.

Qualifiant de « drôle de question » le fait de demander aux chefs de partis ce qu’ils considèrent être l’enjeu principal du scrutin, M. Nadeau-Dubois soutient que la lutte contre les changements climatiques devance toutes les autres priorités.

Accompagné de la candidate dans la circonscription de Bonaventure, Catherine Cyr-Wright, le co-porte-parole a expliqué que pour atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixées et pour protéger les sources d’eau, Québec solidaire (QS) promet de mettre fin à toute exploitation d’hydrocarbures.

Les solidaires promettent d’adopter un décret pour stopper tous les projets en cours, puis d’adopter une loi interdisant toute future exploitation.

Le projet de loi 106 dénoncé

QS dénonce le projet de loi 106 proposé par les libéraux, en vertu duquel le forage dans les lacs et les rivières pourrait être autorisé avec l’appui d’évaluations environnementales indépendantes.

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, « c’est bonnet blanc et blanc bonnet » avec les trois grands partis au sujet de l’environnement.

« Le PLQ et la CAQ font mine de s’intéresser à l’environnement, mais leur intention est claire : donner sur un plateau d’argent le sous-sol du Québec aux pétrolières et aux gazières », peut-on lire dans le communiqué publié par QS.

Le parti reproche aussi au PQ une position « mi-figue, mi-raisin » en permettant aux projets en cours de se poursuivre.

300 000 emplois verts

Disant ne pas croire au potentiel d’avenir des emplois liés aux hydrocarbures, Québec solidaire propose plutôt la création de 300 000 « emplois verts » dans son plan de transition économique.

Le parti suggère notamment la valorisation de la biomasse forestière, la création d’un marché national du bois, des investissements dans l’énergie éolienne et la transition vers un modèle d’agriculture biologique.

Lettre de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

« La relation entre les Premières Nations et Québec est totalement à revoir »

Le gouvernement élu au scrutin du 1er octobre prochain devra accepter de « relever le défi » de revoir « totalement » la relation politique qui existe entre le gouvernement et celui des nations autochtones, prévient l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) dans une lettre adressée aux chefs des formations politiques.

« Je tiens à être très clair : la relation politique de gouvernement à gouvernement entre les Premières Nations et la province de Québec est totalement à revoir », écrit sans détour le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. « Jusqu’à maintenant, il a été trop facile pour les gouvernements qui se sont succédé […] de faire la sourde oreille ou de regarder ailleurs. »

Dans sa missive, l’APNQL dresse une liste de préoccupations regroupées autour de cinq grands thèmes allant du « droit à la sécurité » au « respect intégral » des droits ancestraux. L’APNQL s’attend à du « courage politique » qu’elle dit « trop souvent absent » pour notamment mettre en place des « actions concrètes » vers « une véritable réconciliation ».

Elle réclame également « une participation significative » des Premières Nations dans le développement de « leur » économie, du territoire et des ressources.

Pour Ghislain Picard, il est temps que les partis politiques se libèrent « du réflexe de la responsabilité fédérale », a-t-il expliqué en entrevue avec La Presse.

« Il n’y a jamais eu, de mémoire, une campagne provinciale qui a vraiment placé les enjeux autochtones au cœur du positionnement des partis. C’est malheureusement un constat assez triste. »

— Ghislain Picard

« Nos revendications ne sont pas nouvelles », écrit d’ailleurs M. Picard. « Nous les mettons de l’avant depuis toujours, peut-être trop discrètement, peut-être trop poliment », admet-il. Mais la réponse du prochain gouvernement à leurs « attentes légitimes » pourrait « constituer une base suffisante pour une nouvelle relation politique », poursuit le chef.

L’APNQL demande notamment que l’Assemblée nationale adopte « à court terme » un projet de loi qui inscrira la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones comme « guide » et « cadre permanent », à l’instar du projet de loi fédéral C-262 porté par le député Romeo Saganash. Québec doit faire le même geste, maintient le chef Picard.

Le gouvernement du Québec « ne peut plus se cacher derrière le gouvernement fédéral pour échapper à ses obligations », écrit-il. Pour l’APNQL, Québec doit « exercer un rôle de premier plan pour assurer les conditions gagnantes pour une coexistence harmonieuse entre les membres des Premières Nations et la société québécoise ».

Engagements « concrets »

L’APNQL affirme qu’elle ne se « contentera » plus de « réponses évasives » de la province et exigera « une rencontre formelle » avec le futur gouvernement dès les 100 premiers jours du mandat. En tête de liste, l’assemblée, qui regroupe 43 communautés au Québec, réclame que la « sécurité publique devienne une priorité ».

Et cette revendication passe par la reconnaissance des services policiers autochtones, qui souffrent de sous-financement, clame Ghislain Picard. « On ne peut pas affirmer que nos services policiers sont considérés comme essentiels comme ceux de la Sûreté du Québec », lance-t-il, promettant « d’insister » sur cet enjeu dans le contexte de la légalisation du cannabis.

D’ailleurs, l’administration des services publics est une vive préoccupation pour l’APNQL. Elle espère que le prochain gouvernement « donnera toute l’attention nécessaire » au rapport que produira la commission Viens, de même qu’il « doit répondre aux appels » de la Commission de vérité et réconciliation.

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