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Rivière-Ouelle prolonge l’état d’urgence

À compter de ce dimanche, la municipalité de Rivière-Ouelle renouvellera l’état d’urgence décrété le 23 juin en raison de l’incendie sans précédent qui fait rage aux Tourbières Lambert depuis maintenant huit jours.

Samedi, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a dépêché 200 pompiers. Ils sont soutenus par quelque 25 pompiers municipaux et des agriculteurs qui les approvisionnent en eau avec leurs citernes.

« Ce n’est pas parce que ça va mal, mais on voulait être sûrs d’avoir tous les outils si on en avait besoin », explique le maire de Rivière-Ouelle, Louis-Georges Simard.

« C’est réellement beaucoup plus sous contrôle. »

— Louis-Georges Simard, maire de Rivière-Ouelle

S’il n’y a pas eu un gros volume de précipitations, il estime tout de même que les quelques épisodes de pluie ont sûrement aidé.

« Mais c’est un feu de tourbe. Donc, on ne voit pas de flammes. Il y a encore de la fumée à différents endroits, mais le feu est toujours présent en dessous. » C’est d’ailleurs ce qui complexifie le travail des pompiers.

442 hectares ravagés

Selon la SOPFEU, qui est soutenue dans ses efforts par des pompiers ontariens, l’incendie a ravagé 442,3 hectares de forêt. Il est considéré comme contenu, ce qui signifie que sa progression est arrêtée, du moins temporairement. De la fumée pourrait toutefois être visible à cause du réchauffement du temps et de la vélocité des vents.

« On est pas mal sûrs qu’il n’y aura pas de résurgence, mais on n’est pas certains. Les spécialistes sont là et c’est très rassurant. »

— Louis-Georges Simard, maire de Rivière-Ouelle

« Les pompiers de la SOPFEU ont, depuis quelques jours, pris le leadership. C’est un incendie de forêt qui avoisine et contourne la tourbière. On est réellement dans une expertise pointue qui est celle de la SOPFEU. »

Un monstre souterrain

Avec la thermographie, la SOPFEU a une meilleure idée des endroits où se situe le feu et où les pompiers doivent prioritairement le combattre. « C’est un monstre souterrain », illustre le maire.

M. Simard s’attend à ce que l’incendie puisse durer encore plusieurs jours. « Ce n’est pas un feu qui se résorbe en quelques jours. Est-ce que ce sera encore une semaine ou des semaines ? Je ne le sais pas. Mais la SOPFEU nous a promis qu’elle ne partirait pas tant que le feu ne sera pas éteint. »

Samedi, la SOPFEU a dépêché quatre hélicoptères, mais pas d’avions-citernes. « On les appelle au besoin, puis c’est assez impressionnant, avec la direction locale, combien l’intervention est assez rapide quand le besoin est là », souligne le maire Simard, en parlant des avions-citernes. Comme les pompiers ne travaillent plus la nuit, des avions-citernes sont d’ailleurs intervenus, vendredi soir, « pour être sûrs qu’il n’y aurait pas de nouveaux foyers qui sortiraient durant la nuit ». Des réservoirs pour l’approvisionnement en eau pour les motopompes sont installés avec le soutien des agriculteurs.

L’incendie au nord du Lac-Saint-Jean est toujours stable

L’incendie de forêt qui sévit au nord du Lac-Saint-Jean était toujours stable, samedi, pour la cinquième journée de suite. De plus, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) indique qu’une plus grande partie du brasier est maîtrisée. Depuis mardi, l’incendie est considéré comme « contenu » par la SOPFEU, ce qui veut dire qu’il n’est plus en progression, mais qu’il n’est pas encore sans danger pour autant. « En ce moment, il y a toujours un risque de propagation selon les conditions », explique la SOPFEU. Le nombre d’hectares touchés a été revu à la hausse avec une légère augmentation d’une centaine d’hectares, soit 62 211. Une importante quantité de pluie est prévue ce dimanche sur la région, ce qui pourrait grandement faciliter le travail des pompiers. Toutefois, le beau temps devrait revenir lundi, et ce, pour le reste de la semaine, selon Environnement Canada. La SOPFEU demeure donc prudente face à l’évolution de l’incendie.

— Samuel Duchaine, Le Quotidien

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