Arts visuels

Une virée aux musées

Calder, Barbeau, Sullivan, Burtynsky, Rosefeldt, Ed Pien… Sculptures, peintures, danse, photographies, vidéo, mise en scène, dessins… De belles affiches d’arts visuels en perspective dans les musées et centres d’art du Québec et d’Ottawa cet automne… 

Alexander Calder – Un inventeur radical

Musée des beaux-arts de Montréal

du 21 septembre au 24 février 

Première rétrospective canadienne d’envergure consacrée à Alexander Calder (1898-1976), cette exposition soulignera le caractère innovateur du peintre et sculpteur américain. Avec ses dessins et ses célèbres mobiles et « stabiles », bien sûr. Mais aussi avec des créations comme des bijoux, des figurines de cirque et des peintures. L’exposition partira ensuite à Melbourne, en Australie, au printemps 2019.

Françoise Sullivan

Musée d’art contemporain de Montréal

20 octobre au 20 janvier 

Grand moment du Musée d’art contemporain de Montréal (avant que ses locaux ne subissent une cure de jouvence), la rétrospective consacrée à Françoise Sullivan permettra de découvrir les moments-clés du parcours de la peintre, danseuse et chorégraphe nonagénaire. Elle mettra en contexte les approches qu’elle a adoptées au cours de sa carrière. En complément, le MAC proposera des performances inspirées de Françoise Sullivan. Parmi les chorégraphes invitées à produire une œuvre inédite : Catherine Lavoie-Marcus, Dana Michel et Dorian Nuskind-Oder.

Marcel Barbeau. En mouvement

Musée national des beaux-arts du Québec

11 octobre au 6 janvier 

Marcel Barbeau rêvait d’une première rétrospective de sa carrière au Québec. Son rêve sera exaucé de façon posthume cet automne grâce au Musée national des beaux-arts du Québec, qui présentera, du 11 octobre au 6 janvier, Marcel Barbeau. En mouvement. Une expo souhaitée par Line Ouellet, directrice du MNBAQ, qui tenait à rendre hommage à l’artiste signataire de Refus global, avec un déploiement couvrant toute la vie artistique du peintre montréalais, de la fin des années 40 jusqu’à sa mort, le 2 janvier 2016, à l’âge de 90 ans.

Anthropocène, d’Edward Burtynsky

Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa

19 octobre au 18 février 

Première grande expo de l’Institut canadien de la photographie au Musée des beaux-arts du Canada, Anthropocène, d’Edward Burtynsky, est présentée simultanément avec le Musée des beaux-arts de l’Ontario. Élément d’un projet collectif du photographe avec les réalisateurs Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier, l’expo fera état de l’impact de l’activité humaine sur la croûte terrestre, avec de nouvelles images de Burtynsky sur l’extraction minière et les changements climatiques, d’immenses œuvres murales sur l’empreinte humaine sur notre planète et des espaces dans lesquels on pourra s’immerger grâce à la réalité augmentée.

Julian Rosefeldt : Manifesto

Musée d’art contemporain de Montréal

20 octobre au 20 janvier 

Le Musée d’art contemporain de Montréal présente l’installation vidéo sur 13 écrans Manifesto, du Berlinois Julian Rosefeldt, qui rend hommage aux manifestes, ces déclarations publiques exposant un parti pris esthétique ou politique. Pour ce faire, il a demandé à la comédienne Cate Blanchett d’incarner 13 personnages qui évoquent ces manifestes tels ceux des dadaïstes, des futuristes, des artistes Fluxus ou du Dogme 95. Cate Blanchett devient présentatrice télé, ouvrière, maîtresse d’école, marionnettiste ou sans-abri. Une performance saluée dans une douzaine de villes du monde.

Parcours photo Sherbrooke

près du lac des Nations, à Sherbrooke

jusqu’au 31 janvier 

L’édition 2018 du Parcours photo Sherbrooke a débuté le 1er septembre et se poursuit jusqu’au 31 janvier. Cette année, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke expose, toujours en extérieur, des photos grand format de Yannis Davy Guibinga, Guylain Doyle, Sandra Lachance, Luc Lemay, Arlette Vittecoq, Emmanuelle Dion, René Houle, Pierre Vignau, Francine Ostiguy et Marek Pleszczynski.

Ed Pien

1700 La Poste

1700, rue Notre-Dame Ouest, Montréal

12 octobre au 20 janvier

Le centre d’art 1700 La Poste mettra en exergue, dès le 12 octobre, l’œuvre de l’artiste canadien Ed Pien, issue de sa culture hybride chinoise et japonaise. Par sa pratique du dessin et son univers fantastique de monstres et de fantômes, Pien dénonce la violence et toute forme d’aliénation. Après avoir étudié les peintures qui expriment la violence dans les civilisations anciennes, il cherche à la repérer dans les conflits et la réalité contemporaine. Il sera aussi exposé chez son galeriste Pierre-François Ouellette, du 10 novembre au 22 décembre, avec de nouveaux dessins, des photographies et des vidéos touchant au ludique.

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