Mode 

Les dernière nouvelles de la mode locale

Les dernières nouvelles de la mode locale

25 ans de créations signées Anne-Marie Chagnon

Avec sa nouvelle collection N.25, Anne-Marie Chagnon célèbre le quart de siècle de son entreprise, exploit qu’il vaut la peine de souligner dans un domaine de plus en plus compétitif. « Le temps a passé très vite, c’est ça qui est fantastique. Oui, ça a évolué, l’entreprise a grossi, mais il y a des piliers, des valeurs essentielles qui sont demeurées et ça me rend extrêmement fière », remarque la créatrice.

L’un de ces piliers, et non des moindres, est que tous les bijoux d’Anne-Marie Chagnon continuent d’être créés de A à Z dans son atelier montréalais. L’entreprise est d’ailleurs de plus en plus intégrée verticalement, avec notamment l’arrivée d’une fonderie à l’interne il y a quelques années, ce qui permet de soutenir l’économie locale – en plus d’être un modèle d’affaires écologique –, mais offre aussi une belle flexibilité à l’artiste, qui peut ainsi proposer une grande diversité de styles dans chaque collection, ce qui ne serait jamais possible avec un fournisseur externe.

Celle qui a toujours considéré le bijou comme une œuvre d’art plutôt qu’un simple accessoire de mode – et qui n’a jamais suivi de formation en joaillerie, ce qui explique sans doute son style unique et hors des sentiers battus – revient sur ce quart de siècle : « Je dirais qu’il y a 25 ans, mes créations étaient plus complexes, j’aimais les mécanismes, j’ajoutais beaucoup de détails. Ça demeure encore, j’aime pousser les pièces que je crée au maximum, aller chercher des montages qui n’ont pas été faits… Mais il y a une certaine sobriété qui a émergé avec le temps, quelque chose qui s’est épuré dans ma créativité. »

Cela dit, des choses restent : le mélange de matières non usuelles, qui la distingue des marques ici, mais aussi à l’international – l’entreprise est présente sur les cinq continents – et cette volonté d’inclusion avec des bagues ajustables et différentes tailles de bracelets et colliers. En somme, le bijou, croit Mme Chagnon, « est un objet qui transporte un message, qui en dit sur la valeur et la personnalité de la personne qui le porte ; il parle souvent plus de soi que n’importe quelle pièce de vêtement ».

Avec sa collection printemps-été 2020, qui explore de nouvelles techniques et met de l’avant certaines de ses créations en peinture acrylique, la créatrice rend hommage aux femmes qui ont porté ses bijoux au fil du temps ; les modèles portent tous les noms de clientes de l’entreprise de par le monde. Un beau clin d’œil.

Cœurs de sœurs

C’est pas moi c’est ma sœur, griffe de joaillerie ultrafine, fait un retour en force avec trois collections qui s’inscrivent dans la continuité du travail amorcé il y a une dizaine d’années par Mélie et Marianne Vézina-Méthée. En cette journée de l’amour, qui plus est, le motif récurrent des cœurs ne pourrait être plus approprié, bien qu’il n’ait pas du tout été pensé pour la Saint-Valentin. Il est, du reste, fort discret, comme tout ce que propose le tandem. Prenons le collier ultradélicat de la collection Les Mouvements : Mélie y a imbriqué un demi-cœur qui, lorsqu’on fait tournoyer la chaîne entre ses doigts, forme un cœur complet. Les solitaires de la collection Les Ardents cachent un cœur à la base de la sertissure. Les jumelles ont fait le choix du haut de gamme et des matériaux nobles. Tout est en or 18 carats, avec diamants (canadiens, dans la mesure du possible) ou autres gemmes. On peut trouver les pièces de C’est pas moi c’est ma sœur à la galerie Noël Guyomarc’h et à l’atelier de la rue de Gaspé, sur rendez-vous.

— Ève Dumas, La Presse

Des cotons ouatés à l’effigie des quartiers montréalais

Êtes-vous plus Hochelaga ou Saint-Henri ? Qualité contente, nouvelle marque de vêtements créée par une Montréalaise d’adoption, propose d’afficher sa fierté pour son quartier sur son coton ouaté. Discret, le nom du quartier est brodé côté cœur. Les modèles (unisexes) Mile End, le Plateau, Rosemont, Hochelaga et Saint-Henri sont en vente pour l’instant, au prix de 59 $ chacun. D’autres quartiers, dont Villeray, suivront sous peu.

— Valérie Simard, La Presse

Recycler ses bas de nylon

Les bas de nylon troués peuvent être réutilisés de maintes façons (élastique pour les cheveux, linge tawashi, rembourrage), mais ils peuvent aussi être recueillis pour être recyclés. Les magasins Simons participent au programme de recyclage de bas de nylon du fabricant suédois Swedish Stockings. Les bas récoltés sont transformés en fines particules, puis mélangés à de la fibre de verre, qui est ensuite utilisée dans la fabrication de meubles. Les boîtes de collecte se trouvent dans tous les magasins Simons. Toutes les marques de bas de nylon sont acceptées. Sur son site internet, Swedish Stockings explique qu’elle aimerait pouvoir recycler les vieux bas de nylon en nouveaux, mais il faudrait pour cela pouvoir séparer les fibres de polyamide et d’élasthanne, technologie qui n’est pas disponible à l’échelle commerciale pour le moment. La marque utilise cependant de la fibre recyclée dans la fabrication de ses bas de nylon.

— Valérie Simard, La Presse

S’aimer d’amour 

C’est la Saint-Valentin aujourd’hui ! Mais avant d’aimer les autres, il faut commencer, tel que le dit l’adage, par s’aimer soi-même. La chouette boutique consacrée à la mode locale Station Service a donc eu la bonne idée d’organiser un évènement pop-up axé sur l’amour de soi, en réunissant des créateurs d’ici qui explorent le créneau du bien-être, à leur façon. Sur place, vous pourrez découvrir les parfums unisexes de Jazmin Saai, les vêtements et accessoires tout en féminité de Noémiah, la lingerie luxueuse de Lorette, les vêtements de détente d’Atelier Aleur et les soins de beauté de Wild Grace, inspirés par l’ayurveda. Faites-vous du bien ! Dès ce vendredi, 11 h, jusqu’au 16 février, 17 h. 

— Iris Gagnon-Paradis, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.